Nous ne pouvons pas avoir trop de Zohar


Une question reçue: Se peut-il que nous lisons trop le Zohar en une journée?

Ma réponse: Actuellement, nous lisons et relisons encore et encore le Zohar. Ce n’est pas la peine de parler des définitions intérieures parce que pour le moment nous ne les ressentons pas. Après de nombreuses heures d’études (disons, 100 heures), nous commencerons à ressentir et sentir ce dont parle le Zohar. Au début, cela sera incompréhensible, comme si vous regardiez à travers du brouillard. Nous ressentirons que nous sommes attirés vers une endroit inconnu. Cela s’appelle une merveilleuse chose » (Segoula) qui agit sur nous.

Après de nombreuses heures d’étude, nous recevons des impressions de différents noms, et chaque mot commence à réveiller une sensation particulière en moi. Par exemple, froid, chaud, haut, bas, don et réception, GAR, VAK, Esaü, Jacob, Léah, Rachel, village, animaux, etc. sont tous des mots par lesquels nous accumulons des impressions spéciales. Nous serons alors capables d’en parler avec les autres.

Alors nous pourrons participer à une discussion commune. Ceci n’est pas particulièrement nécessaire, mais néanmoins cela nous donnera un langage commun avec nos amis, car ils ressentirons aussi et verrons une nouvelle réalité.

Cette sensation spéciale n’est pas facile à atteindre. C’est une véritable découverte et elle se produit après de nombreuses heures d’étude.

La porte des larmes est une prière pleine de joie


Nous ne comprenons pas comment nous pouvons demander quelque chose si nous sommes déjà heureux et ne voulons rien. Cependant la plus grande source de joie est lorsque vous avez atteint la bonne requête – la demande pour obtenir la force du don. Nous ne demandons pas un changement de notre état actuel ou la satisfaction de notre désir de plaisir, nous sommes heureux et n’avons besoin de rien.

Nous ne pouvons pas venir pleurer à l’Hôte de toute la réalité car cela signifierait que vous êtes insatisfait de Lui et repoussez tout ce qu’Il a fait. C’est ce que vous faites lorsque vous vous sentez mal dans Son monde. Alors que demander? Vous ne devez que Lui demander de Lui ressembler. Cette prière s’appelle « la porte des larmes ». C’est lorsque vous voulez Lui donner en retour encore plus, et tout ceci vous procure de la joie. Le Créateur et vous êtes comme deux amis qui s’aiment et qui comprennnent la connexion qui vous lie. L’Hôte de ce monde et Son « invité » atteignent une union et recherchent des moyens pour s’unir plus pour se satisfaire l’un l’autre.

La joie est un très bon signe. Souvenez vous de ceci lorsque vous voyez des gens pleurer et sont désespérés car ils pensent recevoir quelque chose en retour. Nous devons désirer être heureux car nous parvenons à justifier le Créateur et pouvons nous adresser à Lui avec une demande de correction.

Nous devons être heureux lorsque cette demande se présente – la porte des larmes qui est remplie de joie. C’est un état où nous débordons de joie et réalisons combien cet état est important, parce que nous nous trouvons enfin face au Créateur avec une requête qui est à présent acceptée. Elle nous apporte la Lumière qui ramène vers le bien, qui nous permet de réaliser des actions de don.

Cet état se nomme « la porte des larmes », et est l’inverse de ce que les gens ont l’habitude de penser. En spiritualité, tous les noms sont donnés en terme de don et c’est pourquoi ils sont différents des mots et notions auxquels nous sommes habitués. Nous ne parlons pas de pleurs et larmes de notre monde, mais des états spirituels.

La spiritualité est juste ici


Nous voulons ardemment et désirons découvrir tout à l’intérieur de notre matière, dans notre désir. Mais l’endroit le plus sûr pour découvrir la brisure est dans notre attitude à l’égard de notre prochain. Si nous voulons savoir ce que nous avons à corriger et où obtenir la Lumière Supérieure, alors commencez à vérifier votre attitude envers votre prochain. Vous verrez rapidemment que cela vous repousse et que vous souhaitez l’éviter par tous les moyens, vous l’oubliez constamment et ne voulez pas avoir affaire avec. Voilà comment vous découvrez immédiatement l’endroit où la lumière doit briller et faire une correction.

La spiritualité est juste ici, juste à côté de vous! L’endroit de la brisure est juste ici. C’est si simple – la brisure est devant vous et vous pouvez voir et la découvrir est juste là. Mais pour la corriger vous devez imaginer et la décrire correctement, et comprendre à quoi doit ressembler ce qui doit être corrigé. Essayez de traiter les autres avec le même amour que celui que vous avez envers vous-mêmes, peu importe combien cela vous répulse, non voulu et vous semble inapproprié. Alors vous saurez combien vous êtes repoussé par la spiritualité, le Créateur.

Néanmoins, nous commençons à changer sous l’influence de la lumière environnante et à voir tout différemment. Nous comprenons que dans la réalité existe la grandeur, l’unité et le sacré qui sont cachées ici. Cependant, ce changement est impossible sans la lumière environnante.

Nous avons le droit de découvrir le monde supérieur


En dépit de notre égoïsme, les états désagréables que nous traversons, et les pauvres qualités que nous avons, nous somme scapables, prêts et avons le droit de recevoir la force d’en haut qui nous permettra de découvrir le monde supérieur. Si nous aspirons le plus possible au but, alors même si nous sommes loin d’avoir des intentions pures et même si notre « aspiration » spirituelle est douteuse, tout ceci n’est pas important. Telle est notre situation, nos attributs actuels.

Si une personne, peu importe la situation, souhaite recevoir les forces nécessaires pour la correction et pour avancer spirituellement, alors elle les recevra. Le Créateur dit : « Tournez vous à moi, et Je vous récompenserai pour vos efforts.

Se souvenir de ce qui a été oublié depuis longtemps


La perception de la réalité que la Kabbale nous explique semble très étrange et extraordinaire. Cependant, un nouveau né trouve aussi que le monde qu’il voit tout autour est très extraordinaire. Il n’est pas habitué à ce qui ce passe et commence à étudier ce monde dès le début. Nous sommes pareil pour ce qui concerne le monde spirituel.

De plus, nous avons des Reshimot (gènes d’informations), des définitions intérieures du monde spirituel, et c’est pourquoi, c’est comme si nous retournions à un endroit où nous nous trouvions par le passé, d’où nous venons.

Lorsque nous venons au monde, nous pénétrons un monde différent car le monde se développe, il connait des progrès technologiques et nos vies changent. Cependant lorsque nous entrons dans le monde spirituel, nous nous retrouvons dans un monde dans lequel nous vivions par le passé, et donc, nous en avons des souvenirs, informations, sensations et impressions. Nous devons tout simplement les réveiller.

Par les histoires et explications, le Zohar nous attire, conduit dans les sensations du monde spirituel. Même si nous ne nous y trouvons pas actuellement, en lisant le Zohar, nous commençons à réveiller nos souvenirs intérieurs relatifs au chemin que nous avons emprunté de haut en bas, où nous avons traversé toutes les étapes.

A présent nous y retournons à partir de notre monde. Nous commençons notre remontée vers notre point d’origine.

Changez votre intnetion et vous changerez votre réalité


Je suis un petit monde, et je perçois tout en moi. Comme le Baal HaSoulam explique dans la « Préface au livre du Zohar », il y a une caméra en moi qui projète l’image de ce monde sur un écran à l’arrière de ma tête. Ainsi, le monde m’est présenté par le système de coordonnées suivantes: « Monde, année, âme ». C’est pourquoi, pour voir la véritable image su monde, je dois arranger correctement mes désirs, via lesquels je perçois le monde.

En corrigeant chacun de mes désirs de la réception en don, je commence progressivement à convertir les images de ce monde, actuellement perçues dans la lumière de réception, en une image du monde dans la lumière du don. Alors pas, à pas, je serai plus près de la véritable image de la réalité – une qui est en dehors de moi et indépendante de mes récipients corrompus de réception (Kelim), je verrai réellement sa vraie forme, en dehors de moi, agencée différemment, je « verrai » le monde spirituel.

Tout ce que je dois faire pour y parvenir est de changer la méthode d’utilisation de mes désirs de réception en don. Donc, je dois tout d’abord et avant tout imaginer que le monde entier, que je ressens actuellement et qui semble être vivant, est en fait mes désirs, c’est dans ces désirs que je vis, et il sont tous destinées à être consommés (réception).

Lorsque je commence progressivement à les convertir de la réception en don, pour les faire sortir, l’image du monde changera. Il m’est très difficile de comprendre cela parce que j’ai l’habitude de percevoir le monde comme il se présente à moi. Cependant, l’image entière du monde est créée par les forces descendants d’En haut, comme l’image sur un écran d’ordinateur. Je peux changer mes désirs et alors je percevrai une réalité différente.

Nous vivons à une époque particulière, où toutes les forces, toutes les conditions et tous les états que nous avons traversé, nous aident à nous débarrasser de notre perception actuelle du monde, une perception d’une réalité matérielle, et développer le désir d’acquérir une percetion différente de la réalité – celle du monde spirituelle.

Il n’y a pas de monde – Il n’y a que moi


Je suis composé de désirs comprenant tous les niveaux de développement: L’inanimé, le végétal, l’animal et humain. Le niveau humain en moi contient les désirs de tous les genres de personnes que je vois dans notre monde. C’est pourquoi, en réalité, le monde entier est en moi. Tous les voleurs, menteurs, gentils et justes, sages et stupides sont en moi. En fait, ils sont tous moi.

Il me semble qu’un très grand monde existe, mais en fait, il est juste imaginé par mes désirs intérieurs et attributs. Ils sont décrits en moi sous la forme d’images inanimée, végétale, animale ou humaine de mes quatre niveaux de désir.

En fonction de comment je regarde le monde, je peux comprendre dans quelle mesure je suis corrompu ou corrigé, bon ou mauvais. Autrement dit, je peux comprendre quels désirs j’ai besoin de corriger.

Si je corrige mon attitude à l’égard du monde, je me corrige. Lorsque je regarde le monde autour de moi, je suis mieux à même de dire ce qui est mauvais et égoïste en moi, et comment parvenir au bien et au don sans réserve par rapport à ce qu’il me semble extérieur à moi. En me corrigeant, je vois que le monde entier devient meilleur.

En fait, il n’y a pas de monde. Il me semble que tout ceci existe, mais je ne fais que regarder comme on regarde un film sur un écran.

Devenez un sage en une journée en assitant à un congrès de Kabbale


Une question reçue: Vous dites que je dois m’accrocher à l’épaule de mon ami pour avoir de l’aide, mais comment puis-je le faire si j’étudie via internet et ne peux pas me connecter physiquement avec une personne?

Ma réponse: Vous pouvez assister à un de nos congrès; cela vous mettra en contact avec d’autres amis et ceci au moins une fois par an. En fait il existe des exemples du passé. Il y a quelques milliers d’années une personne vivait dans le désert du Néguev et voulait aller à Jérusalem pour étudier la Torah une fois par an pour un jour. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps parce que les travaux de la terre n’attendent pas. Lorsqu’il y avait une pause entre les saisons, il venait à Jérusalem à dos d’âne, pour étudier un jour, et le soir il repartait en direction de chez lui.

Il s’appelait Bar Bi Yoma – un étudiant d’un jour, ou plus précisément, un maitre pour un jour, parce qu’en une seule journée, son désir lui procurait une connexion si forte avec l’étude, les amis et la source, et la spiritualité, qu’il est devenu un grand sage.

C’est pourquoi si vous asistez à un congrès près de chez vous, une fois par an, c’est comme si vous étudiez et étiez avec les autres pour toute une année.

Corrigez-vous et vous verrez la vérité


Une question reçue: Que dois-je faire dans les faits lors du processus de correction?

Ma réponse: Nous devons réaliser que notre état actuel est un résultat de la brisure de l’attribut du don en nous et de l’exil de la sensation de l’espace spirituel (le Créateur). Cela s’est produit à cause de la perte de l’attribut du don. Du fait de la brisure et de l’exil, nous nous haïssons les uns les autres, alors que nous dépendons les uns des autres. En raison de cette interdépendance, je ne peux pas demander ma propre correction, mais celle de chacun. Je désire corriger la relation entre tous les gens.

Nous devons comprendre l’essence de notre inclusion mutuelle. Personne n’est un individu indépendant, mais pour voir cette vérité, nous devons corriger nos sensations. Nous devons demander ceci à la Lumière Supérieure, elle seule peut nous aider à acquérir la vision et voir la véritable image.

Parce que nous avons des tonnes de problèmes, l’humanité de nos jours doit découvrir qu’il y a un récipient brisé, et qu’il doit être rassemblé. Cela implique découvrir les composantes de cet état: La montagne de haine (Mont Sinaï) d’une part et d’autre part, l’importance du but (une connexion au Créateur).

L’égoïsme est notre plus grand ennemi


En lisant le Livre du Zohar, nous devons nous souvenir qu' »il n’y a rien hormis Lui » et qu’Il est bon et fait le bien. C’est la seule façon dont nous devrions aborder nos vies et tout ce qui se produit dans le monde. Nous devons comprendre qu’il n’y a qu’une force qui est derrière tout.

Le diable ou mauvais esprit qui essayent de nous piéger, nous attirer en enfer ou nous faire brûler dans un feu éternel n’existent pas. Quand le Zohar décrit des créatures malfaisantes, c’est pour montrer ce que ressent une personne lorsqu’elle découvre les forces égoïstes en elle. Elle se sent comme rôtir en enfer et souhaite échapper au contrôle de cette horrible force noire qui la possède. Elle voit qu’elle l’empêche d’avancer vers le Créateur, mais ne peut pas lutter contre et est forcée de la suivre.

L’ange de la mort vient à une personne et lui tend une épée dont la lame est recouverte d’un poison mortel, et la personne obéit et ouvre la bouche et avale le poison. Le Zohar explique que l’ange de la mort est notre désir égoïste dans sa forme finale, la plus cruelle. Tous ces attributs sont en nous et ils nous tuent. Il n’y a pas pire que cet état, même si nous n’en sommes pas conscients.