Category Archives: Prière et intention

Une personne nait dans la joie

Dr. Michael LaitmanNous devrions être très heureux par le fait que nous soyons arrivés à l’ouvrage le plus important, l’analyse la plus importante qui existe dans tous les mondes, même dans les mondes spirituels. Le Baal HaSoulam a écrit qu’il n’y a pas plus heureux moment dans la vie d’une personne que le moment où elle découvre qu’elle est incapable de sortir de son ego et aucun effort d’elle-même ne peut lui venir en aide. Alors elle en vient à sa première prière, son premier cri pour le Créateur.

Ce premier cri est la naissance. Un nourrisson pleure dès qu’il arrive au monde. Et cela signifie qu’une personne est née.

Espérons que nous atteindrons ce cri et deviendrons humain. C’est pourquoi l’effort que nous faisons vers elle s’appelle douleurs de l’enfantement. Et nous devrions être heureux que nous en soyons venus à cette question. Après tout, qui atteint ces douleurs de l’enfantement? Nous devrions être heureux et sérieux en même temps. Mais la joie doit venir de l’état, la mission. C’est là que commence la vie spirituelle.

Quand un enfant naît, les adultes sont heureux, même s’il pleure et crie. De même, l’homme en nous (celui qui fait tout le travail et toutes les analyses) se réjouit, et l’enfant maintenant est en train de naître, il souffre encore de la pression, de la tristesse et de la perception des troubles Ils doivent tous deux être ensemble.

De la leçon 1,de la Convention d’Arava 23/02/2012

La dernière porte

Dr. Michael LaitmanNous voyons que, dans leurs explications les kabbalistes reviennent toujours aux mêmes principes. Il n’y a pas beaucoup de règles dans la spiritualité. Un seul et même état d’ascensions et de descentes, ainsi que leurs raisons, nous reviennent de différentes manières, mais c’est essentiellement toujours le même principe. Nous ne recevons pas de nouvelle force tant que l’on n’atteint pas une carence vraie.

Un serviteur du Créateur est une personne qui cherche constamment de nouvelles façons de se rapprocher de Lui. Ce rapprochement implique l’acquisition d’un nouveau récipient, le désir de donner, qui va à l’encontre de notre désir.

Une personne qui commence à étudier ne comprend pas vraiment encore ce que «pour» ou «contre» le désir signifie. Cela perdure jusqu’à ce qu’elle commence à voir qu’acquérir la spiritualité est en fait à la fois facile et difficile. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre de quoi il s’agit.

C’est une sorte de période intérieure, qui transparaît secrètement à l’intérieur, par laquelle une personne participe à un travail spirituel plutôt passivement. Elle imagine encore la spiritualité comme quelque chose d’agréable à son égoïsme, une acquisition qui va lui donner des connaissances, une plus grande puissance sur les autres, et qui lui permettra de satisfaire ses désirs. En fait, une personne vient à la spiritualité pour cela, après avoir perdu l’espoir d’être satisfaite dans ce monde. C’est pourquoi elle décide de recevoir une satisfaction spirituelle.

Tout le monde pense de cette façon. Sinon, pourquoi étudier ? C’est ainsi que l’En-haut, la nature, fait les choses pour attirer une personne. Et même si vous dites à une personne quelque chose d’autre, elle ne vous entendra pas. Mais ce mensonge bénéfique retient une personne, au cours de cette période, dans le sentiment qu’elle est sur le point d’acquérir de plus en plus dans son désir de recevoir, dans son ego. Elle n’a pas vraiment comprit ce qu’on lui a dit, et bien qu’elle répète les mots « les désirs de donner», «la foi au-dessus de la raison, » elle n’a pas vraiment conscience de ce que c’est.

Elle attribue à ces notions sa propre interprétation intérieure, et est incapable de percevoir autrement. Il en est ainsi jusqu’à ce que finalement, grâce à l’étude de la sagesse de la Kabbale et de quelques légers coups ici et là, elle commence à comprendre en quelque sorte le vrai sens des concepts, tels que le désir de donner, l’amour de l’autre, et commence à s’élever au-dessus des buts égoïstes.

Elle commence à écouter davantage et est prête à rejoindre l’attribut du don. Tout d’abord, il s’agit d’un accord général, théorique, quelque chose d’abstrait : désirer donner au monde entier, à l’humanité, au Créateur … Ces concepts sont plutôt vagues, éloignés de la personne elle-même, de son entourage, et d’une réalisation effective.

C’est pourquoi elle est prête à « donner du contentement à son Créateur. » Mais quand il s’agit de mesures concrètes et qu’elle doit « aimer l’autre », les amis, elle n’est pas prête à faire cela. Encore une fois, cela demande beaucoup de travail.

Puis à nouveau, la Lumière Supérieure agit sur elle, en changeant ses récipients, jusqu’à ce qu’elle commence réellement à entendre que le désir de donner se réalise au sein du groupe. Le Créateur exige que nous réalisions en fait l’amour des autres, autant que nous le pouvons.

C’est bien sûr un mensonge, mais c’est un début.  Ainsi une personne devient le serviteur du Créateur – si elle fait effectivement des actions, qui aboutissent au désir de donner. Bien sûr, une personne ne crée pas elle-même ce désir de donner, ce n’est pas une conséquence directe de ses actions. Elle agit, comme si elle plantait les graines et voyait que rien ne germe. Et alors, elle recommence sans avoir encore obtenu de résultat, ce qui génère en elle beaucoup de déceptions.

En même temps, elle voit parfois un certain succès partiel : un peu plus de compréhension et de sensation. Finalement, cependant, elle arrive vers «ceux qui versent des larmes» et voit que son travail n’a servit à rien, si ce n’est à une demande, une requête, une prière adressée au Créateur. Quand elle arrive à cet état, appelé « la prière du plus grand nombre», et ouvrant la porte du ciel. Toutes les portes sont fermées, seule la porte des larmes s’ouvre. C’est ce qu’une personne découvre.

« Les Portes » (« Shéarim» en hébreu, vient de la même racine que le mot « supposé » – « Meshouar« ) et indique la façon dont une personne imagine la récompense attendue. Elle veut recevoir quelque chose derrière toutes ces portes, m’importe quoi sauf le désir de donner, et concernant le don, elle pleure seulement parce qu’elle voit clairement qu’elle ne peut pas l’atteindre par elle-même. Elle n’a pas non plus vraiment envie de l’atteindre jusqu’à ce qu’elle comprenne son importance.

Ainsi, une personne verse effectivement beaucoup de larmes, jusqu’à ce qu’elle crée la porte des larmes, jusqu’à ce que finalement elle termine sa construction en désirant l’attribut du don et en étant pas capable de l’atteindre. C’est pourquoi, elle est forcée de se tourner vers le Créateur. Jusque là, elle n’avait pas besoin de lui, mais maintenant elle voit que le Créateur est nécessaire.

Donc, par conséquent, elle veut le désir de donner et elle ne peut le recevoir que du Créateur. Elle parvient à tout cela dans le groupe, parce que c’est impossible autrement, et puis elle « récolte les fruits. » La Lumière qui corrige vient et le connecte avec les amis, et en leur sein le Créateur se révèle. Alors, une personne  » profite » du fruit de son travail spirituel. Tel est le chemin du serviteur du Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, Écrits du Rabash

Vérifiez la précision du but

Dr. Michael LaitmanDu cours avant  la Convention d’Arava, Écrits du Baal HaSoulamIgrot, « Lettre 17 »: … il y a celui qui marche, qui est pire que celui qui est assis les bras croisés. C’est lui qui dévie de la route, car le chemin de la vérité est une ligne très mince sur laquelle on marche jusqu’à ce que l’on vienne au palais du roi.

Celui qui commence à marcher au début de la ligne, doit exercer le plus grand soin afin de ne pas dévier de la ligne vers la droite ou vers la gauche même d’un cheveu. Il en est ainsi parce que si dans un premier temps l’écart n’est que d’un cheveu, même si l’on continue tout droit, il est certain qu’on ne viendra plus au palais du roi …

Mais comment est-il possible de ne pas se tromper? Bien sûr, nous allons errer! Imaginez que nous jouions à un jeu où vous devez tirer et toucher une cible, comme  avec un fusil électronique ou sur un ordinateur. Mais ce jeu est disposé de telle sorte que vous ne pouvez pas gérer pour viser, et la visée dévie toujours de la cible, comme délibérément. Vous la placez sur la cible, mais elle saute brusquement sur le côté. Vous la placez là encore, et elle s’enfuit à nouveau.

C’est essentiellement notre nature. Il ne fait aucun doute que je ne peux pas viser précisément au centre du don sans réserve. Après tout, en réalité, là, au centre de la cible, c’est là qu’est le Créateur, la qualité du don sans réserve, l’amour du prochain, ce qui est à 100% opposé à moi. Je suis incapable d’aller vers cela directement, sans ajouter un certain type d’erreur, au moins un petit écart. Et ce n’est jamais en visant droit sur la cible.

Même quand je suis déjà en train de m’élever  sur les niveaux spirituels, je ne suis en mesure de réaliser l’intention du don sans réserve que dans une petite partie des désirs, comme dans une « ligne très mince ». Et le reste du «cercle» est mon énorme « cœur de pierre » (Lev HaEven), que je suis incapable de corriger pour le bien du don sans réserve. A chaque niveau il y a des désirs que je peux corriger pour le bien du don  sans réserve et avancer avec eux, tout en étant incapable de le faire avec tous les autres. Alors, comment puis-je avancer vers le but précisément? Après tout, ce qui est exigé de moi est quelque chose que je ne suis certainement pas en mesure de faire!

C’est alors que nous sommes sauvés par la notion de groupe. Chacun d’entre nous, avec sa « visée », ce qui signifie à partir de la profondeur même du cœur (à partir de la Lumière de Hokhma habillée dans la Lumière de Hassadim, en vertu de laquelle «le cœur comprend ») on vise l’objectif. Et pas une seule personne ne l’atteint  précisément, parce que chacun a une sorte d’erreur, un écart dans une certaine direction par rapport au point central.

Mais si tout le monde s’unit ensemble, chacun avec son erreur, alors nous corrigeons mutuellement les erreurs des autres. Voilà comment c’est agencé. Et puis nous visons précisément au centre. En vertu de nos efforts pour nous unir ensemble, même s’ils ne sont pas sincères, c’est comme si nous intervenions sur la brisure.

De la 3ième partie du cours dans le désert d’Arava du 23/02/2012, Écrits du Baal HaSoulam, Igrot, « Lettre 17 »

Mettre les cartes sur la table

Dr. Michael LaitmanQuestion: De quelle façon l’intention dans la convention d’Arava devrait être différente de ce que nous avions avant? Que devrions-nous nous préparer nous-mêmes pour cela?

Réponse: Notre intention au cours de cette convention est d’ajouter une grande peur, une grande anxiété: Que faire si je ne supporte pas l’effort général correctement?

Tout comme dans un jeu de poker, j’y vais complètement, misant toutes mes ressources, et mettant toutes les cartes sur la table. Je suis prêt à donner tout de moi-même afin d’atteindre la Lumière qui corrige. Je suis prêt à donner ma part et pousser tout le monde vers le but. En même temps, dans l’unification avec tous les amis, je veux recevoir à travers eux la force qui me connecter non pas à eux, mais à Celui supérieur à eux. Nous devons faire tout notre possible afin que l’amour couvre toutes les fautes. Nous devons aspirer à la garantie mutuelle et à l’unité.

La différence est que cette fois nous agissons par nous-mêmes, sans les cercles extérieurs, dans une pensée, un désir et une intention. Nous ne les quittons pas, nous sommes constamment à l’intérieur. Nous attaquons non pas seulement mentalement mais aussi dans le désir et dans l’intention.

C’est ce que nous préparons, et tout le reste dépend des participants. Ils construisent cet état.

De la 4e partie de la Leçon quotidienne Kabbale 20/02/12, « Conseils pour la Convention Arava »

Emportés par l’esprit de l’amour

Dr. Michael LaitmanDe la Constitution de la Convention d’Arava: durant tous les jours de la convention je m’engage à me déconnecter intérieurement  et extérieurement du monde physique et à m’oublier moi-même. Je me déconnecte moi-même et je suis prêt à sortir de l’état actuel, à sauter dans la mer Rouge, à perdre la tête, à tout quitter, à rester nu et sans ressources, et à accepter tout ce qui vient, seulement parce que cela vient d’En Haut.

Nous devrions dépasser tout ce que nous sommes. Des efforts constants sont nécessaires ici.

Il est dit: «Ils ont chacun aidé son ami ». Si l’ensemble du groupe aspire à cette ascension, à la foi au-dessus de la raison, cela pourra fonctionner sur tout le monde, et ce sera facile pour tout le monde. Maintenant il nous est difficile de nous connecter, mais si nous voulons utiliser la puissance de l’unité, nous allons tout d’un coup ressentir un soulagement.

Lorsque la force générale fonctionne sur une personne, les difficultés disparaissent. Il cesse de craindre, et le courant l’entraîne loin. C’est ce que nous devons atteindre.

En fait, toutes les conditions sont faciles si nous les réalisons grâce à l’unification.

Dans la convention chacun est responsable pour tous. C’est la mutualité, la garantie mutuelle. Tout le monde s’inquiète des autres,  au sujet de l’unité. A l’intérieur de moi, je dois constamment prier pour les amis, afin qu’ils se connectent, de sorte que leur désir va enfin devenir réalité. Si cette prière vit en moi, alors je suis sans aucun doute aussi à l’intérieur.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/02/2012, Constitution de la Convention d’Arava

Seulement en avant

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je n’ai aucun doute que nous viendrons à la convention de bonne humeur et très impressionné. Mais que dois-je faire si la situation change et qu’une descente commence?

Réponse: Bien sûr, nous devrions nous attendre à des vagues: chacun de nous séparément et peut-être tous ensemble. C’est clair, mais c’est au-dessus que nous devrions travailler. Ou bien pensez-vous que le premier contact avec la spiritualité vous rendra libres de tout problème ? Non, vous devez plonger intérieurement de toutes vos forces et vous y accrocher comme un bouledogue.

Quand un gros chien vous attaque, vous devez pousser votre main dans sa gueule, aussi profondément que vous le pouvez, de sorte qu’il doive laisser aller. C’est la même chose ici: aller de l’avant aussi fort que vous le pouvez.

Question: Vais-je être en mesure de le faire par moi-même?

Réponse: Vous serez en mesure de faire que tous vous suivent, sans un mot. Si vous vous souciez d’eux, vous vous « déplacez vous-même et le monde entier vers une échelle du mérite ». C’est parce que la force spirituelle passe de l’un à tous et de tous à chacun. Il ne s’agit pas seulement notre connexionmutuelle; c’est au-dessus de nous.

Question: Je ne comprends pas ce qu’est la force spirituelle, mais je sais ce qu’est mon égoïsme. Il fera pression sur moi, mais je ne vais pas l’admettre et vais le cacher. Et s’il vient à l’extrême, à la haine sans fondement? Je vais faire du mal à tout le monde, n’est-ce pas?

Réponse: Ces ondes sont passées par vous pendant des années. C’est normal, et nous devrions en venir à bout. Personne ne dit que la convention est le paradis dans lequel vous volez comme un ange; bien sûr que non.

Nous nous rassemblons et nous nous déconnectons du monde afin de créer une atmosphère qui va impressionner tout le monde. Alors ensemble, nous serons en mesure non seulement de neutraliser notre mauvais penchant, mais aussi de le  surmonter et de le contrôler. Il va « gonfler » sous nos pieds, comme une pâte, et en restant au-dessus de celui-ci nous allons atteindre le niveau spirituel. Nous devons passer par toute l’épaisseur de la dissimulation, qui est en fait révélée dans la haine.

Ne vous attendez pas à ce que tout se passe en douceur, sans encombre. Nous le voulons, nous voulons nous élever dans un jet, mais chacun aura ses propres pensées et discernements. Alors apportez toute votre haine et ne la craignez pas. La chose principale est qu’elle soit agitée par le désir de se connecter avec tous les amis et pas par autre chose.

Question: Et si je vois que l’ami va dans cet état? Devrais-je intervenir, ou devrais-je le laisser seul?

Réponse: Vous devez définir un autre exemple pour lui: l’embrasser, faire quelque chose sans pression, doucement, afin de l’aider à s’élever. Ne vous contentez pas de l’ignorer parce qu’il dérange tout le monde à l’intérieur. Nous sommes tous dans le même bateau, peut-on laisser quelqu’un percer un trou dedans? Vous avez l’envelopper avec tant de chaleur qu’il sera heureux, de sorte qu’il va sortir de la descente.

Question: Mais que se passerait-il si je me trompe: il se pourrait qu’il soit plongé dans ses pensées et que je puisse penser qu’il est dans une descente ….

Réponse: Pensez au salut de tous et tout ira bien. Seulement l’amour et le souci des autres.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/02/2012, Constitution de la Convention de l’Arava

Mon merveilleux ajout à l’atteinte de la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que les « lettres noires sur fond blanc » signifie dans le travail spirituel? Est-ce que se sont les lettres, les manques(désirs) qui sont révélées sur la base de la Lumière blanche?

Réponse: Il est impossible de découvrir l’un sans l’autre. Nous sommes des créatures, et le Créateur est la force du don sans réserve. Nous ne comprenons pas Ses sentiments et Ses accomplissements car nous sommes construits complètement différemment. La seule chose que nous sommes en mesure d’atteindre est la préférence de la Lumière à l’intérieur de l’obscurité. Donc, nous comprenons la réalité que sur le contraste entre la Lumière et les ténèbres, entre le don sans réserve et la réception.

Une lettre est un symbole. Il est possible de le regarder comme des lignes noires sur un fond blanc, et il est possible de voir la lumière blanche que quelque chose manque. Dans les deux cas ce sera la même lettre, mais à partir de différents points de vue: du côté de la Lumière ou du côté du Kli, le désir.

Tout dépend comment vous comprenez le manque. Il se pourrait que votre carence soit perçue au sein du Kli et que vous attendiez une sensation plus agréable afin de recevoir l’accomplissement pour vous-même? Ou il se pourrait que votre déficience soit ressentie par rapport à la lumière: Quand vais-je être en mesure de donner et d’être inclus dans la Lumière? Cela signifie que j’attends que le Kli s’inclus dans la Lumière et non pas que la Lumière entre dans le Kli.

Le travail est toujours possible à partir de deux directions. Tout dépend de comment vous considérez l’union au Créateur: Est-ce le Créateur qui est inclus dans la créature ou la créature qui est inclus dans le Créateur?

Le Créateur se joint à la créature dans la dissimulation puisque, après tout, Il est toujours en elle, le dirige, et l’aime. Mais Il nous donne une ouverture, une petite déficience, de sorte que nous nous dirigions vers Lui et aspirions à nous unir  à Lui.

La mesure de l’union est la «lettre», les lignes noires sur un fond blanc qui montrent l’étendue à laquelle je suis uni au Créateur. D’une part, la lettre, pour ainsi dire, est à côté de la lumière blanche. Mais d’autre part, je dissimule la lumière blanche moi-même.

Je suis maintenant dans la lumière blanche, mais je suis détaché d’elle, pourtant,  je lui ajoute ma lettre. Et parce qu’elle est noire, je parviens à écrire quelque chose de moi-même sur le blanc. Ainsi, même si la lettre est noire, dans tous les cas, elle exprime l’étendue de mon union au blanc.

Les lettres clarifient à quel point la créature est semblable au Créateur. Et malgré la lumière blanche, pour ainsi dire, semble avoir une certaine sorte de manque qui est mon union à elle.

De la 2ème partie du cours quotidienn de Kabbale 10/02/12, Le Zohar

Le mont Sinaï au milieu du désert d’Arava

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous atteindre la prière correcte au cours du congrès dans le désert? Des désirs différents sont en constante évolution à l’intérieur de moi et je crains de ne pas être en mesure d’arriver à la pensée correcte.

Réponse: Une personne arrive au Mont Sinaï dans un tel état ​​quand à l’intérieur d’elle, il y a Moïse, Aaron, les Cohen (prêtres), les Lévites, et la nation d’Israël – 600 000 hommes, cela ressemblerait  à une telle force. Même si cela existe, ce n’est pas encore clair pour une personne que cela existe à l’intérieur d’elle. En outre, il y a des femmes et des enfants à l’intérieur d’elle. Il y a même des Egyptiens, complètement étrangers à la nation d’Israël ( Yashar El – droit vers Dieu), qui ont fui avec eux.

Même la multitude mélangée (Erev Rav) se confond en leur sein, ce qui signifie qu’il y a des forces impures (Klipot) dissimulées à l’intérieur, qui ne peuvent pas être corrigées aujourd’hui, mais ne seront corrigées que plus tard, après toutes les corrections. Et ils sont tous debout et face au mont Sinaï avant de recevoir la Torah.

Qui doit recevoir la Torah? Tout le monde la reçoit dans la mesure où il en a besoin, en fonction de ces niveaux. Et ainsi, il y a des hommes forts, sous la direction de Moïse qui est debout devant tout le monde (le point dans le cœur), et il y a des désirs qui sont simplement connectés à eux. Alors il y a aussi ceux qui, dès que possible, même dès demain, jetteront le veau d’or, et agiront contre le Créateur, contre Moïse, et en général voudront revenir au Pharaon, faire une telle révolution.

Ces désirs différents coexistent à l’intérieur d’une personne, mais elle atteint toujours le mont Sinaï. Elle ne peut pas y arriver autrement! Elle porte l’Egypte à l’intérieur d’elle -même, même Babylone, l’ensemble de la voie qu’elle  a parcourue, tout cela est à l’intérieur d’une personne. Alors que maintenant, elle atteint la soi-disant résistance devant le Mont Sinaï, en portant la totalité du fardeau avec elle, pourtant, elle n’a jamais corrigé quoi que ce soit en elle-même! Elle n’a qu’occasionnellement ressenti ces qualités à l’intérieur d’elle-même, l’une contre l’autre: Babylone et le pays de Canaan, et les mauvaises  et les bonnes actions.

Ce quelqu’un a été emprisonné, enfermé dans une fosse par le Pharaon, et il était aussi le jeune Moïse qui était assis sur les genoux de Pharaon et a grandi dans sa maison. Il s’est échappé du palais de Pharaon, tua l’Egyptien, et a souffert de sa nation d’Israël. Tout ce qui est écrit dans la Torah est contenu à l’intérieur de cette personne qui est maintenant debout dans le désert d’Arava: tout cela lui est arrivé.

Par conséquent, il est important pour nous de nous préparer pour l’unité du mieux que possible. Si vous voulez être dans la garantie mutuelle, alors  vous recevrez la Lumière qui ramène vers le bien .Vous ne pouvez pas recevoir la correction pour le moment. Le don de la Torah n’est que le début. On vous a donné maintenant la méthode de la correction, et de là, vous commencez à réaliser les corrections en fonction de cette méthodologie.

Il s’agit de la réception d’un livre d’instruction qui explique comment vous corriger vous-même! C’est précisément ce  pour quoi nous devrions être prêts. Il n’y a pas besoin de quelque chose de plus. Je dois savoir que je vais recevoir la force d’une telle connexion correcte avec le groupe, à l’intérieur de laquelle je vais révéler le Créateur, le monde spirituel, le plus élevé du système, la dimension supérieure.

Il n’est pas exigé de nous d’être des amis justes et véritables, ressentant déjà l’amour les uns pour les autres. J’ai seulement besoin d’être prêt pour cela, d’avoir la volonté de le faire, la nécessité pour moi de faire ce calcul et de pleurer du fond de mon cœur que je veux changer. Voilà tout.

J’ai des désirs de tous les niveaux à l’intérieur de moi, à partir de Moïse et se terminant par la multitude mélangée, tous d’entre eux sont avec moi. Et la différence entre Babylone et la terre de Canaan, l’Egypte et le mont Sinaï est seulement dans les clarifications. Tout cela est le même désir, qui de plus en plus se précise, et c’est pourquoi, au lieu de Babylone, il commence à être appelé le pays de Canaan, au lieu de la terre de Canaan, il commence à être appelé l’Egypte, au lieu de l’Egypte, la mer Rouge, le mont Sinaï, et ainsi de suite.

Mais tout cela est le même désir, tout en passant par différents états portant de tels noms.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/02/2012, Écrits du Rabash

Une seule demande pour tout le monde

Dr. Michael LaitmanAvant de lire Le Livre du Zohar, nous devons clarifier la chose la plus importante pour nous et la transformer en une prière .Si nous pensons correctement, la prière ne sera qu’une seule, et elle sera la même pour tout le monde. Cela se fait automatiquement, de soi-même .Après tout, si une personne vraiment et très sérieusement clarifie la chose la plus importante, elle arrive à la même prière que les autres. Et  c’est est alors appelé une «prière de beaucoup ».

Nous n’avons même pas à nous demander les uns aux autres: « Qu’est-ce que tu penses? Qu’est-ce que tu demandes ? ».Même si nous exprimons notre prière en des termes différents, toujours dans notre sentiment intérieur et dans  la clarification intérieure, cela devra véritablement être la même prière .Cela signifie que nous ressentons intérieurement la volonté, la nécessité, d’une forme unique et partagée pour tout le monde.

Et puis ce manque intérieur, le désir, l’aspiration, cette faim intérieure, est appelée «prière du plus grand nombre ». Essayons d’y arriver. Pour cela, nous  avons aussi besoin de la Lumière qui ramène vers le bien.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20/02/2012, Le Zohar

Un pont d’amour sur un abîme de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanRabbi Elimelekh de Lizhensk, « Un Luminaire et le Soleil » : La chose principale est de s’unir à chaque ami dans l’amour, servir le Créateur avec un seul cœur, se  donner la main ensemble, étendre  la connexion entre nous et souder les cœurs les uns  avec les autres pour devenir un tout, et servir le Créateur de tout cœur.

En général, tout notre travail est en une seule action: s’unir comme un seul homme dans un seul  cœur, souder les cœurs les uns aux autres pour devenir un tout et servir le Créateur de tout cœur. C’est ainsi que nous corrigeons la brisure créée spécialement pour nous, afin de révéler le degré de notre séparation et de construire un pont d’amour au dessus d’elle.

C’est de cette manière en travaillant avec l’aide d’un obstacle donné d’En-Haut, par la hauteur d’un pont qui s’étend au-dessus de l’abîme de notre égoïsme, que nous construisons notre Partsouf spirituel commun et que nous révélons la réalité éternelle dans laquelle nous voulons vivre. Ainsi, nous obtiendrons encore plus de coups qui nous séparent sur le chemin et nous construirons une connexion d’amour dans la garantie mutuelle, l’unité et la complémentarité, comme un mécanisme parfaitement réglé d’un système intégré. A chaque fois nous devons aspirer à la perfection. Les dysfonctionnements et les nouveaux détails qui doivent être ajoutés à notre système pour devenir parfaits nous  seront révélés. Et nous serons heureux de trouver et de corriger ces détails parce que les corrections nous conduiront vers la vraie perfection.

Nous devons être heureux avec le mal révélé. Je suis heureux et me réjouis dans ces troubles apparents et apparaissant , écrit le Baal HaSoulam dans  Igrot (Lettres) 5 , p 11. Il continue: je  regrette en effet, et me plains des défauts qui sont encore dissimulés, et sont destinés à être découverts, car une corruption  qui reste cachée n’est d’aucun espoir … . Ainsi, il est très important que les défauts soient révélés. Et ils doivent être acceptés avec joie. Quand une personne est connectée à un groupe dans le droit chemin, elle accepte tous les obstacles, les problèmes et les difficultés avec joie, car elle comprend que pour les surmonter et construire une bonne connexion au-dessus d’eux, la connaissance, la sagesse et l’amour seront révélés au-dessus du  mal. Dans la mesure de la profondeur de l’abîme du mal, elle s’élève à  une hauteur spirituelle et perçoit le monde éternel du Créateur.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 19/02/2012, «Conseils pour la Convention de l’Arava »