Monthly Archives: octobre 2025

Il n’y a pas de kilomètres dans la spiritualité

703.04Question : Comment tout est-il mesuré dans la Kabbale ?

Réponse : Dans la Kabbale, nous étudions qu’il n’y a pas de mesures absolues et exactes ; tout est évalué selon la perception humaine. Par conséquent, à propos de celui qui atteint la réalité, on dit toujours, comme le dit la Kabbale : « Il n’y a pas de Créateur sans création. »

C’est pourquoi, il faut comprendre que tout ce qui est écrit dans le Livre du Zohar par ses auteurs au sujet du Créateur, dans les Psaumes du roi David et dans d’autres sources, est écrit par une personne qui comprend selon ses qualités et son niveau d’atteinte.

En accord avec cela, la personne elle-même est évaluée, ainsi que sa position sur l’échelle (soulam) des degrés. Selon où elle se situe, c’est ainsi qu’elle perçoit le Créateur. Il lui semble que le Créateur change car elle évalue toute chose selon ses désirs et ses qualités.

Il n’y a pas de changement chez le Créateur qui est bon et fait le bien et qui se trouve dans une paix absolue. Mais à chaque instant, une personne éveille ses Reshimot (gènes spirituels), et c’est en fonction de cela qu’elle décide si le Créateur est grand ou petit, bon ou mauvais.

Par conséquent, nous ne pouvons comprendre les textes kabbalistiques qu’en nous élevant au niveau de leurs auteurs.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le 30/08/2009

La condition de la transition

528.04La période de préparation ne signifie pas qu’il faille s’armer de patience et attendre qu’elle passe. Elle ne passera pas si nous ne faisons pas tout ce qui est en notre pouvoir pour en assurer la fin au moment suivant.

Attendre signifie que je suis prêt à y investir des efforts à chaque instant, sans désespérer, encore et encore. Et à chaque instant, j’attends de recevoir la récompense : le pouvoir du don sans réserve que j’exige, et ainsi encore et encore, à chaque moment, inlassablement.

Si j’en suis capable, si les états (les entrées et les sorties) se succèdent rapidement, c’est le signe que je peux véritablement accéder à un degré supérieur et plus profond. Après tout, plus une personne révèle de transgressions et d’erreurs pendant la préparation, plus elle progresse dans la révélation simple et double au-delà de la Machsom (barrière) et parvient à se corriger.

Durant la période de préparation, le groupe doit insuffler à chacun la force de la constance, de la persévérance, de la confiance et de la patience, en comprenant que nous n’avons pas le choix, que c’est ainsi que nous progressons. Et ainsi, année après année, jusqu’à ce que nous soyons prêts à renoncer à la récompense immédiate et à œuvrer même sans elle. Cela signifie que nous sommes dignes de franchir la Machsom.

Une personne s’efforce d’atteindre un niveau supérieur tel que, poussée par son immense, passionné et ardent désir pour le don sans réserve, elle est prêt à y renoncer et à poursuivre la phase de préparation. Si le Créateur ne veut me donner que cette préparation, et que je souhaite uniquement le don sans réserve, alors je suis satisfait de cela, je n’ai pas besoin de la Machsom, et alors je la reçois.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La nature de la science de la Kabbale » du 08/12/2009

Différentes lumières

629.3Question : Quel est le lien entre les dix Igoulim (cercles) du monde d’Adam Kadmon et la Lumière Environnante (Ohr Makif) des cinq Partsoufim ? Est-ce la même chose ?

Réponse : Non, ce sont des Lumières différentes. Il existe de nombreuses Lumières différentes : Yosher (droite), Igoulim, etc.
Tout dépend de leur emplacement, de la manière dont elles sont connectées et de ce qu’elles se transmettent les unes aux autres.

Extrait de la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 29/09/2025

Aimer simplement, et c’est tout ?

282.01Question : Comment peut-on construire une relation sans chercher à changer l’autre personne ? Mon état naturel est de changer l’autre pour qu’il me corresponde. Comment puis-je ne pas faire cela ? C’est la racine de toutes les batailles, de toutes les querelles, de tout.

Réponse : Aimez simplement. C’est tout.

Et nous revenons encore à la première question. Si nous comprenons que le plus important dans notre vie est d’être aux côtés de quelqu’un qui nous comprend, nous aide, nous aime et nous apprécie, nous devons accorder une très grande valeur à cela et tout sacrifier pour cela.

Commentaire : Je sacrifie donc pratiquement tout mon « moi » qui exige des conditions. Et je dis : « Je veux apprendre à aimer. »

Ma Réponse : Oui, je veux apprendre à aimer cette personne parce que je veux être avec elle. Et c’est tout. Et c’est bien si elle ressent la même chose. Alors c’est vraiment un sentiment immense, réciproque et très inhabituel.

Question : Vous ne parlez plus seulement de couples, mais aussi de subordonnés, de supérieurs et d’états ?

Ma Réponse : En pratique, oui. Au-dessus de toute chose, cet état doit briller : celui « d’apprendre à aimer ».

Commentaire : Cela semble si chaleureux et beau qu’on a envie d’y arriver !

Ma réponse : Il faut cultiver cela. Mais malheureusement, cette culture n’existe pas. Et lorsque l’on vieillit et que l’on comprend, on n’en a plus la force. Par conséquent, approcher les jeunes générations et tenter de leur transmettre quelque chose est un échec. Ils nous disent au revoir de la main et nous essayons, mais le rapprochement ne se fait pas. « Si seulement jeunesse savait, si seulement vieillesse pouvait. »

Question : Vous pensez donc que chacun doit avoir ses petits bobos ? D’une manière ou d’une autre, on ne peut pas s’en passer ?

Ma Réponse : Cela doit être démontré intensément dans tous les domaines, dans les écoles. En général, il faut enseigner cela aux gens, à tous les âges. Alors, toute la société sera imprégnée de cette approche, et elle sera dans l’air du temps. Et ainsi, il sera possible d’aimer.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 20/09/2025

Insistez pour vous rapprocher

527.02Question : Que recouvre le concept de « s’engager à élever le Créateur » ?

Réponse : Cela signifie que l’intention d’une personne est de faire s’élever progressivement le Créateur par ses actions. C’est là toute sa récompense.

Question : Comment pouvons-nous déterminer si nos actions élèvent le Créateur dans notre esprit et notre cœur ?

Réponse : Vous y parviendrez en vous connectant à d’autres groupes sur les sujets que vous abordez. Ainsi, vous sentirez que vous vous rapprochez progressivement.

Et ce qui est très important, c’est de ne pas se détacher les uns des autres après les leçons et les exercices, mais plutôt d’insister sur la proximité et l’unification au sein de la dizaine et entre les dizaines.

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, « Roch Hachana » du 23/09/2025

Comment pouvons-nous influencer le Créateur ?

527.02Question : Le Créateur règne sur moi et sur les autres en éveillant des désirs et des pensées en moi et en eux. Sommes-nous donc des marionnettes entre ses mains ?

Réponse : Nous sommes des marionnettes entre les mains du Créateur car nous sommes sous Son influence totale. Cependant, la réaction à Son action dépend de nous. En nous unissant, nous pouvons collectivement influencer le Créateur et Le forcer à agir différemment à notre égard.

La force du Créateur descend sur nous d’en haut. Si, sous son influence, nous agissons en retour, nous pouvons L’amener à agir de la manière suivante : (1) nous recevons, (2) nous réagissons, puis (3) nous recevons une réponse qui inclut notre réaction.

Par conséquent, nous pouvons toujours en quelque sorte corriger l’action du Créateur sur nous. Cela dépend uniquement du degré de connexion entre nous (le signe ∑ sur le dessin est le signe de la connexion).

Extrait de la Leçon de Kabbale en russe du 17/03/2019

Dans le processus de préparation

608.02Question : Nous construisons un Kli (récipient) commun en nous unissant constamment. Comment pouvons-nous ressentir la Lumière de la miséricorde (Ohr Hassadim) du Créateur si nos Kelim ne connaissent même pas cet état ? Nous n’y sommes pas encore prêts.

Réponse : Nous serons prêts pour cela. Nous avançons vers cela. Tout va bien, ne vous inquiétez pas. Le système de connexion tout entier vous sera progressivement révélé.

Question : Que devrions-nous faire par rapport au Créateur ?

Réponse : Nous unir entre nous et prier pour l’unité, c’est tout ce que nous devons faire.

Extrait de la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale, « Roch Hachana » du 24/09/2025

L’atteinte spirituelle n’est pas une fiction

938.02Question : Pourquoi l’atteinte spirituelle n’est-elle pas imaginaire, comme une illusion de ce monde ? Comment distingue-t-on les différents types d’atteintes ?

Réponse : L’atteinte spirituelle n’est pas une fiction imaginaire ou quoi que ce soit d’autre, car elle découle de l’effort d’une personne pour s’élever au-dessus d’elle-même.

Cela se produit lorsque j’agis contre ma nature, contre mon essence, et par cette intention et cet effort, je m’élève au-dessus de moi-même et acquiers la propriété de l’amour et du don sans réserve dans laquelle je ressens un nouveau monde. On y trouve des propriétés opposées à ce monde et on commence à se sentir inversé, transformé.

Question : Pourquoi les kabbalistes n’ont-ils pas écrit des livres décrivant simplement et magnifiquement le monde spirituel ?

Réponse : De toute façon, vous ne l’auriez pas compris. Comment auraient-ils décrit le monde spirituel, avec quels mots ? Avec les mots de notre monde ? Vous auriez alors imaginé notre monde.

Tout ce qui pourrait être dit sur le monde supérieur est exposé dans la Torah, dans le Talmud et tous les livres saints, mais de manière allégorique car seul le livre L’Étude des Dix Sefirot peut le décrire directement. Il décrit des mécanismes purs : la montée et la descente de divers écrans, la restriction placée sur les désirs, le départ et l’arrivée de la Lumière, etc. Il est impossible de dire quelles sensations se cachent derrière tout cela, car nous n’en avons pas encore une perception adéquate.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe du 19/03/2017

Un cercle et une ligne dans la spiritualité

292Question : Lorsque j’entends les mots « cercle », « ligne » ou « Sefira », des images de ce monde apparaissent dans mon esprit. Comment devrais-je me représenter et ressentir correctement ce qu’est un cercle ou une ligne ?

Réponse : Ce sont différentes manières dont la Lumière se diffuse. Un cercle diffuse la Lumière sans aucune limite, tandis qu’un Kav (ligne) la diffuse avec des limites.

Question : Peut-on atteindre autre chose que le Kav, par exemple l’Igoul (cercle) ?

Réponse : Non, nous ne pouvons atteindre que la ligne (Kav), mais en elle, nous atteignons tout ce qui est nécessaire. Le Créateur se révèle précisément de cette manière.

Extrait de la 3e partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 21/09/2025

125 étapes vers l’Infini

534La Lumière nous a créés avec le désir d’avoir du plaisir, et cette même Lumière le soutient et le développe. Nous creusons sans cesse à l’intérieur de ce désir de plus en plus en profondeur, du niveau zéro (Bkhina Shoresh) jusqu’au quatrième niveau final (Bkhina Dalet).

En travaillant à une profondeur toujours plus grande du désir et en le transformant de la réception au don sans réserve, du mal au bien, nous révélons une nouvelle réalité en lui appelée le monde spirituel.

C’est-à-dire que nous réalisons et exploitons ce désir d’avoir du plaisir à travers les phases 0, 1, 2, 3 et 4, le transformant grâce à la Lumière depuis la puissance de l’intention égoïste initiale, du mal et de la haine révélés dans les couches de ce désir, jusqu’à l’amour, la bonté et le don sans réserve.

Dans ce désir d’avoir du plaisir, nous découvrons un nouveau monde, 125 étapes ou cinq mondes, selon le désir que nous sommes déjà capables de transformer de la haine à l’amour envers notre prochain ou le Créateur, la Lumière, et de la réception au don sans réserve.

Et le mal bien sûr demeure ! Sinon, sur quoi fonder la bonté ? Comment apprécier le bien s’il n’y a pas de mal ? Le désir d’avoir du plaisir ne peut rester empreint de bonnes intentions que s’il traverse tous les états opposés sur lesquels nous nous trouvons, et s’il s’élève telle une échelle jusqu’à une hauteur de 125 échelons, retournant au Monde de l’Infini.

Par conséquent, toute cette tension persiste, tout le potentiel par lequel nous pouvons nous élever au-dessus de la haine, la révélant à chaque fois à des profondeurs toujours plus grandes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Une transgression n’éteint pas une Mitsva » du 10/08/2011