Category Archives: Amour

Exiger la propriété du don sans réserve

213Question : Devrais-je constamment réclamer les récipients (Kelim) de don sans réserve ?

Réponse : En définitive, oui : il faut réclamer les récipients de don sans réserve pour ressembler au Créateur. Une personne doit parvenir à un tel désir. Cependant, il ne faut pas se contenter de réclamer le don sans réserve.

Même les groupes de protection de l’environnement prônent l’altruisme. Nous, en revanche, devons réclamer le don sans réserve précisément parce qu’il est l’attribut du Créateur, car les récipients du don sans réserve sont le moyen d’être en adhésion avec le Créateur. Le désir de recevoir et le désir de donner sans réserve sont comme deux anges, l’un à droite, l’autre à gauche. Alors, devons-nous nous attacher uniquement à la droite ?

Je désire ressembler au Créateur et, par conséquent, je souhaite acquérir les récipients de don sans réserve. Autrement, ce serait du don sans réserve pour recevoir. La prière doit être une action de remerciement pour la grandeur du Créateur. La grandeur !

Étant donné Sa grandeur, tout ce qui m’arrivera sera juste. Même si, au départ, cela peut paraître égoïste, l’attitude sera juste grâce à l’atteinte de la grandeur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Nous devons toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

La troisième force

232.01Question : Vous avez dit un jour qu’un Juif et un Romain ne sont que deux forces qui tentent de clarifier la troisième. Autrement dit, leur développement n’est pas sans but. La troisième force naît-elle indépendamment de ces deux-là ou en découle-t-elle ?

Réponse : La troisième force est un intermédiaire entre elles, que nous devons maintenant restaurer et faire exister.

Tout ce qui s’est produit jusqu’à présent n’était qu’une préparation à ce que nous devons faire maintenant : corriger le monde. Non pas les Juifs ni les autres nations, mais nous-mêmes en particulier, ce que nous faisons en prenant la Kabbale comme source de correction.

Question : Cette troisième force existe-t-elle déjà ou ne la percevons-nous tout simplement pas ?

Réponse : Nous devons créer ensemble cette troisième force car elle n’existe pas ; elle ne descend pas d’en haut. Seules deux forces viennent d’en haut : la force du Créateur et la force de la création, la propriété du don sans réserve et la propriété de la réception.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La vérité sur la réalité » du 08/10/2010

Où se manifeste la propriété du don sans réserve

213Question : Qu’est-ce qu’un groupe du point de vue de la Kabbale ?

Réponse : Un groupe est une assemblée de forces égoïstes prêtes à mettre de côté leur égoïsme afin de créer entre elles un réseau de forces semblables au Créateur.

Commentaire : Le groupe doit orienter l’individu vers le but. Si le but est d’acquérir les propriétés du Créateur (la propriété du Créateur est le don sans réserve), cela ne peut se manifester en relation avec la nature inanimée et végétale. Je ne peux pas donner sans réserve aux pierres ou aux plantes.

Ma Réponse : C’est tout à fait naturel. La propriété du don sans réserve ne peut se manifester qu’au sein d’un groupe.

Question : Un élément très important est le développement du désir au sein du groupe. Comment cela se produit-il ?

Réponse : Lorsque je prends conscience que je dois atteindre le Créateur et que seul l’égoïsme absolu règne en moi, j’accepte simultanément que mon développement doive se faire au sein d’un groupe.

Par conséquent, je dois m’y intégrer, devenir l’égal de mes amis, voire m’abaisser à leur niveau et m’effacer afin que par leur intermédiaire, je puisse commencer à recevoir l’influence du Créateur, la Lumière Supérieure.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 04/03/2019

Transmettre la joie à ses amis

945Question : Comment convaincre ses amis d’avancer ?

Réponse : Je leur transmets simplement ma joie et mon énergie de manière artificielle. J’arrive et je vois que tout le monde est abattu, moi y compris, mais j’allume disons la radio et elle se met à jouer ; après tout, elle n’en a cure, elle est au niveau inanimé.

Même si mes amis sont au niveau animal, ce niveau inanimé peut les mettre en mouvement. Nous constatons que c’est bien ainsi que cela fonctionne.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de Hessed (Miséricorde) » du 19/03/2026

Avec l’aide de la réaction du groupe

938.01Question : Comment se déroule l’analyse du vrai et du faux ?

Réponse : Dans un groupe, cela se passe incomparablement plus vite que lorsqu’une personne le fait seule. Dans un groupe, vous voyez instantanément la réaction de vos amis, vos relations avec eux, et si vous donnez dans une certaine mesure ou non.

Vous comprenez alors que vous ne donnez pas, mais que vous recevez seulement. Dans ce cas, vous pouvez rapidement déterminer que vous êtes dans un état de « nuit », car le groupe n’apprécie pas la manifestation d’un désir de recevoir, mais souhaite vous voir comme un donneur.

Avec l’aide de la réaction du groupe, vous déterminez très vite votre état et arrivez à une conclusion : ces qualités en vous sont-elles le jour ou la nuit, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, douces ou amères ?

Mais vous n’êtes pas le seul à observer le groupe. Le groupe lui-même doit constamment vous apporter ses réactions, son inspiration, de nouvelles normes et des outils d’évaluation en constante évolution, visant une plus grande précision et des sommets toujours plus élevés, à la hauteur des exigences du groupe envers ses membres.

En fin de compte, que vous le vouliez ou non, le groupe vous dynamise et vous met en mouvement.

Sans cela, la transition d’une personne d’un état à un autre serait très longue. Seul, en agissant de manière isolée, ce processus peut s’étaler sur des mois, voire des années. Si quelqu’un n’est pas dans un groupe, s’il fait des efforts seul, cela peut s’étaler sur des mois ou des années alors que dans un groupe, vous pouvez le réaliser en une seule journée et recevoir immédiatement des critiques constructives et observer ce qui se passe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

L’effort est-il mesurable ?

237Chacun de nous cherche à s’intégrer au groupe, et chacun pourrait se demander : « Comment évaluer l’effort de mes amis ? L’un s’investit énormément dans le groupe, mais peine à prononcer quelques phrases par semaine. Un autre crie et se dispute. » C’est vrai. Tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes incapables de mesurer correctement l’effort de chacun.

Souvent, nous prenons pour exemple celui qui fait le plus de bruit, qui dirige et aide, même si son effort intérieur est moindre que celui qui reste silencieux. Et il faut bien l’admettre : nous n’avons pas le choix tant qu’il en est ainsi. Après tout, tant que nous ne sommes pas corrigés et que nous ne nous ressentons pas mutuellement comme des parties de l’âme, il est important pour nous d’être impressionnés les uns par les autres extérieurement.

Par conséquent, celui qui parle haut et fort de ce qui est juste, de l’éveil du groupe, est plus important pour moi que celui qui déploie peut-être un effort plus grand mais dont l’expression extérieure est calme. On ne peut rien y faire, car nous sommes tous en dessous de la Machsom (Barrière), dans la dissimulation, et c’est ainsi que fonctionne notre examen. Lorsque nous nous élèverons à un degré spirituel, nous jugerons différemment.

Question : Mais peut-être que celui qui fait moins de bruit m’éveille davantage ?

Réponse : Chacun est touché à sa manière, selon ses traits de caractère. Lorsque je vois quelqu’un travailler en silence, bien que personne ne fasse attention à lui, avec constance et précision, il m’influence plus fortement que celui qui fait beaucoup de bruit. Cela me touche plus profondément ; j’en retire un impact intérieur plus fort. Et il en va de même pour tous ceux qui sont capables de percevoir ce phénomène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Réussir pendant la période de préparation

231.01Question : Comment savoir si j’ai réussi à tout attribuer au Créateur ? Et si je n’y suis pas parvenu, que devrais-je faire ensuite ?

Réponse : Réussir signifie qu’à cet instant précis, je ressens que je progresse et que je clarifie mon état plus profondément. Cela ne signifie pas que j’obtiens une vision claire face aux perturbations. J’acquiers une clarté au sens de l’adage : « Tu verras ton monde de ton vivant », mais ce n’est pas encore la véritable atteinte du but.

Cependant, lorsque les causes et les conséquences me sont révélées comme étant la gouvernance du Créateur, je commence à comprendre que, par cette action, j’ai unifié mon attitude, Son œuvre en moi et l’état dans lequel je suis parvenu. Autrement dit, Sa volonté m’est révélée d’une certaine manière, mais seulement pour que je retombe aussitôt dans une perturbation encore plus grande et que je la clarifie dans une obscurité encore plus profonde.

Ainsi, à chaque fois, je reçois davantage de force et de connaissance, ou disons plutôt la force de la connaissance, afin d’être prêt pour la prochaine épreuve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication du précepte “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

D’où vient la sagesse ?

219.01Chaque épreuve sur le chemin spirituel est une succession de divers moyens qu’une personne acquiert : une compréhension accrue, une foi plus grande (puisque c’est par la foi qu’elle traverse cette épreuve), et un besoin plus profond de se connecter au groupe, car elle comprend que c’est uniquement par là qu’elle peut être sauvée.
La personne en vient à apprécier ce récipient (Kli) tout entier qui commence à prendre forme sous ses yeux : le véritable récipient collectif de l’âme. Elle commence à révéler que ce Kli collectif est appelé la Shechina (Présence Divine), car il est dit : « La Shechina résidera parmi nous. »

Grâce aux épreuves, la personne devient plus sage. Sinon, d’où viendrait la sagesse ? En transformant la force de l’épreuve en une force utile, je perçois l’écart entre les deux : entre ce que je considérais auparavant comme une épreuve et ce qui est devenu utile. Il m’apparaît clairement que, même alors, ce n’était pas une perturbation mais un bienfait, que cela m’a orienté précisément dans la direction nécessaire, et qu’auparavant je n’aurais pu recevoir cette force que sous forme d’interférences.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication de “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Tout a été créé pour nous

715Question : Si j’atteins le but de la création, y a-t-il une différence entre y parvenir par un long chemin ou un court ?

Réponse : Il y a le chemin de la Torah et le chemin des souffrances. J’avance soit en recevant des coups, soit en m’efforçant de devenir semblable au Créateur. Dans les deux cas, le but est le même. On dit que le magasin est ouvert et que le commerçant tient les comptes. On prend dans ce magasin de toute façon, qu’on le veuille ou non. Il faut prendre, il faut vivre, il faut recevoir des plaisirs.

Une personne est facturée pour ce qu’elle prend, qu’elle en soit consciente ou non. Le Baal HaSoulam en parle dans l’article « La Paix ». « Quelle différence cela fait-il qu’une personne en soit consciente ou non ?» demande-t-elle. Est-ce que je ne vois pas le commerçant et ne prends pas simplement dans le magasin, dans cette vie (puisque c’est ainsi que je suis fait) ? Ou bien est-ce que je sais qu’il y a un commerçant et que ce que je prends, je le prends à crédit et je dois le rembourser un jour ?

La différence, c’est que le commerçant ne se soucie pas de combien vous prenez ; le magasin est pour vous, tout est pour vous. Ce n’est pas sans raison qu’à la fin de l’article il est dit que tout est prêt pour le festin. Tout a été créé pour vous dès le commencement, et bien sûr, à la fin, vous recevrez tout.

Mais ce qui importe au commerçant, c’est que vous vous rapportiez à tous vos « achats » dans ce monde, dans ce magasin, avec intention. Car de cette manière, vous vous relierez à la création comme Lui et atteindrez Son degré. C’est là le vrai plaisir : être dans la position du Créateur ; Il veut que vous y parveniez.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la création du monde a été par générosité ? » du 25/02/2026

Atteindre le statut du Créateur

239Il existe une action appelée donner sans réserve, et la position du Créateur en tant que donneur. En accomplissant des actes de don sans réserve au sein du groupe et en développant ainsi son Kli (récipient), en se perfectionnant dans cette action et en ressemblant au Créateur dans cette action, une personne atteint le statut du Créateur.

Dans l’une de ses lettres, le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un roi qui souhaitait élever à une plus haute position un serviteur. Il le soumit donc à diverses épreuves afin que, par toutes ces actions, le serviteur apprenne ce que signifie être roi ; et qu’ainsi, dans l’état atteint, il ressemble à un roi. Le don sans réserve en tant que tel n’est pas non plus le but. Le don sans réserve est une forme d’équivalence extérieure avec le Créateur.

Par conséquent, si nous travaillons dans un groupe afin de donner sans réserve, parce que cette forme est la forme extérieure du Créateur par rapport à nous, alors nous méritons de  Lui ressembler dans nos qualités intérieures. Et quelles sont ces qualités intérieures, nous ne pouvons même pas les exprimer, mais on finit par les atteindre. Si le Créateur se révélait, nous ne pourrions pas accomplir cela, car alors Il nous dominerait.

Mais nous sommes ici dans un état où il n’y a pas de plaisirs ; le don sans réserve n’attire pas, il repousse. Pour contrer cela, nous devons intensifier la grandeur du Créateur, cet idéal de devenir Son égal. Afin d’accomplir un acte de don sans réserve au sein du groupe, nous avons besoin de découvrir le Créateur, non pas sous la forme où Il se révèle comme plaisir, mais sous la forme où Il est grand comme but. Alors nous recevons la force de travailler avec le groupe ; cela nous donne l’énergie nécessaire pour donner sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la création du monde ait été par générosité ? » du 25/02/2026