Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Un océan de gouttes d’eau

congrès, groupeLa correction ne peut avoir lieu d’un seul coup, elle se fait progressivement, étape par étape, puisqu’il s’agit  des Reshimot (souvenirs) qui sont restés après la brisure. Il s’agit de la correction des récipients brisés, qui doivent d’abord être clarifiés un par un. Avant cela, il doit y avoir l’analyse du premier récipient, afin de pouvoir construire le prochaine grand récipient au-dessus de celui-ci, puis le prochain récipient, qui est encore plus grand.

C’est parce que tout est brisé, et que la brisure ne peut être corrigée qu’en de petites parties, chaque partie individuellement en fonction de son niveau de brisure. L’ensemble de la structure est faite de récipients spirituels cachés, connectés par tant de liens, qu’ils deviennent une partie intégrante du système analogique.

Tout comme l’eau est formée de gouttes séparées, dont chacune est reliée non seulement aux gouttes se trouvant à côté d’elle, mais à toutes les autres gouttes, et non pas à travers d’autres gouttes mais directement. Si vous êtes dans le monde d’Atsilout vous êtes directement connecté à Moïse et à Rabbi Shimon.

Donc, la façon dont les récipients sont corrigés après la brisure diffère. Il semble que nous soyons reliés à des amis par hasard, rejoignant ainsi un système spirituel et une certaine Lumière. Mais grâce à cela, nous activons un nombre infini de liens. Ainsi, la correction est progressive car elle nécessite nos clarifications.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, L’étude des dix Sefirot

Le secret du système général

Dr. Michael LaitmanNous devons examiner quelles conditions, règles et types de connexion doivent-il y avoir parmi nous, pour que de façon générale, nous ressentions la connexion mutuelle comme étant un système spirituel. Dans ce système, chacun s’annule et se connecte aux autres, en incorporant en lui leurs désirs, leurs impressions, leurs pensées et leurs objectifs, comme s’ils étaient les siens.

Chacun change et annule son désir ; il devient sans forme. « Personnellement, je n’ai besoin de rien. Je souhaite recevoir vos désirs et les réaliser pour vous. « Cela signifie que je m’habille « de la forme du don comme si je revêtais une nouvelle tenue. Mon désir devient une matière première, une masse informe. il garde son pouvoir et potentiel, mais maintenant vous me guidez où vous voulez, vers ce qui est bon pour vous.

Tel est un «serviteur de Dieu», une personne qui se consacre au service du don sans réserve. Cela nous permet d’être mutuellement reliés entre eux dans le réseau spirituel, où tout le monde ne satisfait que le désir des autres.

Je découvre alors que ce ne sont pas du tout des désirs étranges. Ainsi, je commence à sortir de moi-même, et je ressens tout de suite qu’il n’y a qu’un seul désir général mutuel et collectif.

Il s’avère que le système est harmonieux, et ce désir spécial n’est pas un désir typique de la «jambe» ou du «bras», ou de toute partie que j’imaginais, mais de l’ensemble. Je découvre que le système a un esprit, une partie intérieure. Je découvre cela et en reçois des instructions à travers l’ensemble du système et je m’y connecte dans une connexion inversée.

Il s’agit de la connexion au Créateur, mais elle ne survient qu’après avoir ressenti le « corps » général, l’harmonie générale de l’attribut du don mutuel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Écrits du Rabash

Un présentiment du don sans réserve

Dr. Michael LaitmanNous essayons d’accomplir des actes réciproques de don et nous parlons de l’amour entre nous, bien qu’il ne soit pas là. Pourtant, on parle toujours de don, de l’amour du Créateur, de l’adhésion à Lui, de l’adhésion entre nous, de la connexion et de l’unité, en un mot du récipient corrigé. Après la brisure du récipient général, nous parlons de sa correction. Il y avait jadis une âme unique, et nous parlons de la reconnexion des âmes individuelles en une seule.

Ces conversations nous permettent de nous impressionner l’un l’autre à la fois qualitativement et quantitativement, et peu à peu tous nos efforts se réunissent en un seul tout. Finalement, nous créerons un état à partir duquel nous pourrons crier, c’est-à-dire élever une prière collective. Quand les gens se réunissent, même en petit nombre, ils ont de nombreux récipients ou discernements, et ainsi ils élèvent la «prière de beaucoup. »

Mais cette prière doit tendre à une seule Source, un seul but, être une. Ils veulent recevoir l’attribut du don mutuel, qu’ils imaginent comme étant une valeur suprême, dans le cadre de leur environnement. Cette qualité, la force qui donne naissance à tout et ravive tout, est appelé le Créateur, et ils veulent qu’elle se révèle parmi eux en fonction de leurs efforts.

L’attribut du don ne se situe pas quelque part à l’extérieur. Donc, si les amis essaient, il se révélera à l’intérieur, parmi eux. C’est comme s’il venait à nous de deux directions : d’un côté il n’existe pas de récipient, et de l’autre il n’y a pas de lumière, mais quand les amis essayer d’être ensemble autant que possible, à un certain point, le récipient et la Lumière sont simultanément créés. Ils ne peuvent exister séparément.

Nous travaillons en demandant, par une prière commune, et nous nous approchons ainsi de cette révélation, la révélation en nous de l’attribut du don et de l’amour, qu’est le Créateur.

Ici, il est important de se rappeler que pendant la phase de préparation, nous ne découvrons pas l’attribut réel, mais notre besoin de lui. Nous ne savons pas à l’avance ce qu’est cet attribut. C’est comme si l’on voulait l’acquérir et que lorsque enfin il se révèle, il s’avère être une véritable surprise et loin de ce que nous imaginions à son sujet. C’est parce qu’il s’agit d’une chose qui ne fait pas partie de notre nature.

Nous avons seulement besoin de la sensation de besoin, de sorte que nous puissions anticiper et en avoir un certain pressentiment. Même si celui-ci ne reflète pas la réalité future, une personne doit encore, par ce jeu, imaginer l’état suivant.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Écrits du Rabash

Une simple loi de la révélation

Dr. Michael LaitmanTout est très simple: le Créateur se révèle dans la connexion entre nous. C’est pourquoi je devrais regarder pour savoir où je peux travailler sur la connexion entre nous toute la journée. Où sont les fils que je peux étirer afin de nous relier les uns aux autres? Entre qui devraient-ils être étirés, entre quels désirs? Comment dois-je connecter tout le monde, et par quoi? Quel est le travail que je dois faire?

Il est dit que le Créateur se révèle dans la connexion entre nous. S’il y a dix personnes, c’est suffisant. Nous ne devons que nous connecter et Il sera révélé. Mais ai-je pris des mesures concrètes en faveur de la connexion? On ne parle que de connexion, et le Créateur n’est pas révélé. Alors, que devons-nous faire? Continuer jusqu’à ce que le Créateur se révèle.

C’est une loi! Il se révélera certainement dès que le besoin correct pour une connexion compatible avec Lui se pose suffisamment pour le tout premier niveau de la révélation, Nefesh de Nefesh. Ou bien nous ouvrirons la relation inverse, à l’opposé de Nefesh de Nefesh, nous avons donc une indication que le désir de se connecter a eu lieu et a été révélé dans le sens opposé, puis nous allons crier de sorte que le Créateur nous corrige.

Ce cri vient automatiquement, car une action entraîne une autre action. Alors, quand nous allons crier, le Créateur corrigera la connexion entre nous et se révélera. La pièce brisée se révélera à nous dans la forme la plus grossière de la séparation entre dix personnes. Ensuite, nous allons découvrir un éclatement encore plus délicat.

Nous avons d’abord découvrir l’éclatement dans sa forme la plus primitive: 10 grandes parties de l’égoïsme, à l’opposé les uns des autres en essayant de nous déchirer en morceaux les uns les autres avec les dents, au lieu de se connecter et de se tenir par les dents, comme des roues dentées. Ensuite, nous demandons la correction et de nous connecter plus grossièrement, et c’est ainsi que la Lumière de Nefesh de Nefesh est révélée. C’est déjà la révélation du Créateur à la créature.

Il s’agit d’une forme très grossière de connexion, dont nous sommes capables en ce moment, 1/125 de la connexion. Puis la même chose a lieu, mais la résolution est plus élevée. Ce sont les mêmes dix Sefirot, mais nous y pénétrons plus profondément en découvrant des parties de plus en plus individuelles.

La chose principale est de découvrir les dix premières Sefirot, le premier niveau, car c’est ainsi que vous naissez et que vous prenez une forme spirituelle. Puis, sous cette forme, vous avez déjà commencé à vous améliorer. La partie la plus difficile est de surmonter le premier niveau.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale, 05/10/2012, Préface au Livre du Zohar

Voir le monde d’Ein Sof (infini) derrière de simples mots

Dr. Michael LaitmanSe connecter avec un ami ne veut pas dire suivre son esprit. Quand je me soumets et écoute ce qu’il dit, ce n’est pas pour plus tard faire ce qu’il dit. Je dois soumettre mon ego, mais cela ne signifie pas que je dois accepter ses conseils.

Je me soumets à la connexion interne entre nous. C’est une chose totalement différente. J’ai entendu ce qu’il a dit, et je dois l’accepter comme quelque chose venant du plus grand de notre génération devant lequel je me soumets, en découvrant son niveau intérieur là, à la hauteur spirituelle où il se trouve. Ein Sof fait partie de chacun de nous ; en fait, je me soumets à niveau spirituel dans mes relations avec les amis, mais pas en raison de ses opinions corporels.

Il s’agit d’une subtilité très importante. Nous ne comprenons pas que tous les mondes se trouvent dans les relations entre nous, y compris le monde actuel d’Ein Sof.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Préface au Livre du Zohar

Tout le monde tourne indépendamment

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que faut-il faire pour que le cœur décide de se connecter ? Nous avons décidé de nous relier tant de fois, mais nous ne savons pas par où commencer ?

Réponse : Il faut construire des systèmes qui ne nous permettrons pas de nous échapper. Imaginez que nous devons garder un troupeau très important dans lequel il y a beaucoup d’animaux, des vaches, des cerfs, des taureaux, des moutons, etc Nous devons savoir comment traiter chaque type d’animal : Certains auront besoin de chiens de garde, d’autres de bergers, et d’autres encore d’une clôture afin qu’ils ne s’enfuient pas.

Nous devons fournir le bon genre de nourriture à chaque type d’animal :

Certains nécessitent des graines, d’autres de l’herbe, et tous auront besoin d’eau. Je dois prendre soin de toutes ces choses. De la même manière, je dois prendre soin du groupe et lui fournir tout ce qu’il faut pour que nous ne nous échappions pas, mais que nous atteignons notre but avec succès et en toute sécurité.

Nous devons penser à tout cela, et c’est là notre seul travail. Nous devons atteindre les premières dix Sefirot, à savoir la connexion minimale entre nous. Même si elle est égoïste et opposée à la spiritualité et à la sainteté, c’est déjà une connexion. Maintenant, nous sommes tout simplement détachés les uns des autres, et en aucune façon, personne ne veut se connecter avec d’autres. Nous sommes comme des roues dentées qui ne se connectent pas, lorsqu’elles tournent de manière indépendante.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Préface au Livre du Zohar

Se sentir comme un invité bienvenu

Dr. Michael LaitmanTout le monde n’arrive pas à passer par les premières étapes de la préparation menant au chemin spirituel et à s’y accrocher. Beaucoup quittent le groupe, le chemin spirituel, et le processus de changement de soi-même. Ils retournent à leur monde extérieur et reviennent à leur vie de propriétaires, en stoppant le développement du point dans le cœur, faisant d’eux les invités du Créateur, l’hôte de l’Univers.

Comme nous le savons « l’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des propriétaires. » Si une personne détient l’opinion de la Torah, elle sent qu’elle est un invité et que le Créateur est l’hôte. C’est pourquoi elle veut changer afin de ressembler à l’hôte.

C’est ce qu’on appelle avoir l’opinion de la Torah, placer l’objectif devant soi, afin d’être dans le don et de déterminer ainsi ses états.

Les premiers états, les montées et descentes que nous traversons, sont déconnectés de notre esprit ordinaire et de nos sentiments. Une personne voit qu’elle change complètement. Pour la première fois, elle commence à sentir qu’une certaine force étrangère la dirige. Cette singularité est typique des changements que nous ressentons dans le processus de notre développement spirituel intérieur.

Soudainement, la personne sent qu’elle est sous le contrôle d’une force étrange. Avant, elle n’avait jamais ressenti cela dans sa vie quotidienne. Elle voyait toujours clairement quiconque voulait la dominer, ce qui signifie qu’ils étaient des forces extérieures. Ici, cependant, pour la première fois elle sent qu’une certaine force descend et la gouverne, la lie de l’intérieur et la contrôle.

C’est un sentiment très spécial. Je me souviens de l’étonnement que j’ai ressenti quand j’ai d’abord ressenti cela. C’est un sentiment très désagréable et incompréhensible jusqu’à ce qu’une personne commence à s’y habituer et à reconnaître cette action comme l’œuvre du Créateur sur elle. Alors, elle est désormais prête à déterminer qu’il en est ainsi et à l’accepter. Puis elle commence à susciter ce sentiment par elle-même et à l’attendre, comme vous attendez une rencontre et une connexion à quelqu’un que vous aimez.

Elle commence à apprécier l’œuvre du Créateur sur elle et à s’attendre à ce que cela arrive à chaque minute. Elle apprécie les actions réelles du Créateur, non leur qualité et comment elle les ressent dans son désir égoïste, qui n’est pas encore corrigé. Cela signifie qu’elle ne se soucie pas des états qu’elle traverse; ce qui est important, c’est que le Créateur doit la diriger autant que possible.

C’est ce pour quoi elle prie. Elle demande à passer par autant de changements que possible selon le désir du Créateur, puisque tout ce que le Créateur fait est pour le bien. Ainsi, son sacrifice se mesure selon qu’elle s’identifie avec les actions du Créateur et les attend, par son esclavage volontaire au Créateur, et par la puissance de sa prière.

Pour le moment ce ne sont que les premières étapes du travail spirituel. Ensuite, un travail mutuel plus contrôlé avec le Créateur commence, dans le don mutuel. Une personne sait déjà comment recevoir les forces pour cela et comment travailler ensuite avec elles, comment entamer un dialogue avec le Créateur. Puis elle commence même à travailler avec son désir de recevoir, en ressentant les mêmes saveurs que l’hôte et en sentant comment le Créateur goûte les rafraîchissements et comment elle les ressent elle-même.

Ce chemin commence à partir des premières ascensions et des premières descentes, dans lesquelles une personne s’habitue à la domination d’une force étrangère sur elle.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 04/10/12, Shamati n°21

Une piqûre de Lumière

Dr. Michaël Laitman avec étudiantsNous sommes à l’intérieure d’une Force appelée le Créateur (Boré). Étant donné que nous ne l’avons pas encore atteinte, selon le principe de «Venez et voyez» (Bo-ré), nous Lui donnons différents noms, selon le niveau actuel de Sa révélation à une personne.

Je suis dans le champ de cette Force avec tout le monde. La question est de savoir comment puis-je déclencher Son influence ? Tel est en effet tout le travail de l’homme : Comment puis-je éveiller cette Force pour qu’Elle m’élève ?

Nous sommes descendus à dessein, de la hauteur spirituelle au «niveau zéro», et maintenant remonter à la même hauteur dépend de moi. Pour ce faire, je dois éveiller sur moi la Lumière qui corrige. Il n’y a pas d’autre Force qui puisse m’élever au niveau de la spiritualité. Je n’ai que les moyens existant à mon niveau. Le Créateur me sort de mon rêve par une première «piqûre», je dois alors traiter ce qui m’a intérieurement éveillé avec des moyens spéciaux : le groupe, l’étude et l’enseignant.

Alors je me tourne vers la Lumière qui m’a initialement réveillé. Je Lui demande de m’influencer, et je le fais consciemment et sciemment. A chaque fois, La Lumière me pique légèrement, et suite à cela, je dois ajuster mon attitude envers Elle : Que dois-je Lui demander, quel genre d’influence j’en attends, qu’est-ce que je souhaite atteindre, etc. Dans l’ensemble j’imagine la façon d’être en conformité avec Celui qui me « pique ». Je dois rechercher Sa forme, Son image et Lui demander :

– «Je veux donner !”

– « Comment veux-tu devenir celui qui donne? Est-ce vraiment la personne qui donne ? A quoi ressemblera ton désir de donner ?  »

– «Ne voyez-vous pas? J’étudie, je travaille dans un groupe et à la diffusion, je fais toutes sortes d’actions, et suite à cela, je demande.  »

Si une personne ne réalise pas des actions visant à l’union, elle n’a aucune base pour sa demande. Ces actions constituent l’infrastructure qu’elle peut utiliser pour élever MAN, une prière. Je construis cette infrastructure entre moi et les amis, d’où s’élève MAN, «la prière d’un grand nombre». Je ne serai jamais capable moi seul de demander la connexion. Une prière pour la connexion ne peut être que collective, au moins entre deux personnes.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 04/10/12, Écrits du Baal HaSoulam

Jusqu’à ce que l’on se transforme en être humain

Dr. Michael LaitmanLa méthode de la Kabbale est destinée à changer une personne, jusqu’à ce qu’elle se transforme en un être humain (Adam), signifiant «semblable» (Domé) au Créateur. A chaque moment, jour après jour, on doit travailler pour élever l’importance de cette méthode et doit de façon persistante continuer de s’y référer. Après tout, nous sommes perpétuellement rejetés de la spiritualité comme si le Créateur s’éloignait Lui-même de nous.

Nous avons l’impression que nos états changent continuellement : On se rapproche du Créateur, puis on s’éloigne de Lui. Mais évidemment, cela ne se produit que dans nos sensations. En fait, de nouveaux gènes d’information s’éveillent en nous, et nous devons les corriger.

Nous avons 613 désirs concernant le Créateur. Nous ne parlons pas de désirs matériels de ce monde, mais des désirs spécifiquement pour le Créateur. Seuls ces désirs doivent être corrigés jusqu’à ce qu’ils deviennent similaires à l’attitude du Créateur envers nous, c’est-à-dire, jusqu’à ce qu’ils soient entièrement orientés vers le don et qu’ils donnent de la joie au Créateur.

La Pensée originelle du Créateur dans le plan de la création était de faire plaisir aux êtres créés. Une personne doit également atteindre le même état ; son but doit être de contenter son Créateur. La similitude des attributs d’une personne avec ceux du Créateur l’élève au niveau du Créateur, elle fusionne alors avec Lui, s’unit complètement à Lui, et atteint ainsi l’objectif ultime.

Sur le chemin de la réalisation de l’objectif, il y a de nombreuses étapes de progression. Lors de la première étape, durant des milliers d’années de l’histoire humaine et en passant par de nombreuses réincarnations, l’homme développe un désir terrestre et normal de recevoir du plaisir. Les réincarnations les remplacent les uns les autres, parce que le désir grandit constamment et veut recevoir de plus en plus, au fur et à mesure que de nouveaux gènes d’information (Reshimot) se révèlent perpétuellement en lui.

Ce n’est pas la peine de prêter attention à des organismes qui vivent et meurent, mais plutôt aux gènes d’information qui se révèlent dans le désir de recevoir du plaisir, nous donnant ainsi l’illusion que nous vivons dans notre corps.

Au second stade de développement, une aspiration à révéler le Créateur, à trouver le sens de la vie, émerge dans une partie du désir, c’est-à-dire chez certaines personnes. La première personne à avoir ce genre de désir fut Adam HaRishon. C’est pourquoi il est considéré comme le premier homme, et bien d’autres l’ont suivi. Ces personnes sont appelées kabbalistes, après avoir accepté la méthode de correction leur permettant de révéler le Créateur selon la similitude de leurs attributs aux Siens.

Les kabbalistes aussi passent par de nombreuses étapes de développement et par de nombreuses réincarnations, mais ces réincarnations sont très différentes parce qu’on est dans la réalisation du Créateur, la force gouvernante qui dirige la nature.

Après avoir reçu le premier éveil à la spiritualité, nous entrons dans une période dite préparatoire. A ce stade, nous devons à nouveau traverser de nombreux états, mais cette fois ils se produisent conformément à la méthode, selon la compréhension que nous avons de celle-ci. Même si la méthode est disponible pour nous sous la forme de matériels de lecture, elle ne s’est pas encore révélée à nos âmes.

C’est ainsi que nous progressons : en construisant le groupe et en essayant de s’inspirer mutuellement. Le travail principal est d’amélioration l’importance de la méthode et est de nous transformer. Rien ne peut être changé dans cette réalité, sauf l’homme lui-même ; l’être humain est le seul qui puisse être changé.

En outre, nous devons clarifier exactement ce qui peut être changé : seule l’intention du désir d’une personne. Les désirs en eux-mêmes ne sont pas modifiables ; laissez-les tranquilles. L’homme a 613 désirs qui sont liés au Créateur, et il doit changer les intentions derrières ces désirs, passer d’une intention égoïste à une intention altruiste.

En fait, une personne ne ressent pas qu’elle a 613 désirs, ni qu’ils sont d’une nature égoïste, ni qu’elle veut profiter du Créateur. Pour le moment, elle n’a aucune relation, aucun lien avec Lui. Peu à peu, la connexion avec le Créateur commence à se révéler, nous permettant ainsi de découvrir notre mauvais penchant. Si une personne est toujours plongée dans son égoïsme, elle a besoin d’une correction appelée la Torah, « une épice pour cela. » Avec son aide, une personne peut changer son intention qui est tournée vers son propre intérêt en la redirigeant dans l’intérêt de la force supérieure, ce qui signifie qu’elle a accompli un commandement.

Ainsi, selon l’ordre des désirs qui se révèlent chez une personne, elle effectue 613 corrections (613 commandements), jusqu’à ce qu’elle corrige l’ensemble du récipient et reçoive toute l’abondance que le Créateur a préparée pour elle – mais avec l’intention de la retourner à la Source. C’est ainsi que l’on atteint le but.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 07/09/12, Shamati n°175

Le beau commencement de la nouvelle année

Dr. Michael LaitmanLa correction des désirs brisés se déroule, étape par étape, grâce à l’action de la Mère Supérieure (Ima ilaa), Bina du monde d’Atsilout. Un système très compliqué y travaille, et il permet à l’abondance, à terme, d’atteindre les âmes. Cependant, derrière tout cela, il s’agit de la Lumière de Hokhma revêtue de la Lumière de Bina, qui corrige les désirs, les âmes fragmentées.

Quand nous prions, voulant atteindre la Lumière de AB-SAG, ce qui signifie la Lumière de Hokhma habillée dans la Lumière de Bina, nous glorifions sa beauté («beauté» en araméen est « Shoufra »). C’est pourquoi il est de tradition de souffler dans une corne spéciale appelée un Shofar à la célébration du Nouvel An.

Ce faisant, nous louons et proclamons la gouvernance du Créateur, à savoir la suprématie de la force qui nous contrôle et qui nous conduit, la Lumière de Hokhma habillée dans la Lumière de Bina, ceci est appelé beau. La Lumière de Hokhma (la sagesse, la beauté) se manifeste en nous à la mesure de notre aspiration à acquérir la propriété du don sans réserve (Bina). C’est considéré comme le commencement de l’homme (Adam), celui qui s’efforce de devenir semblable (Domé) au Créateur.

Ceci explique pourquoi un Shofar symbolise la nouvelle année: il glorifie le règne de la force supérieure; c’est notre demande pour que vienne la Lumière d’AB-SAG, pour nous corriger, nous remplir et nous élever par l’échelle de la correction vers le Roi supérieur. Toutes les corrections que nous prévoyons d’arriver dans la nouvelle année sont regroupées en un jour appelé la «tête de l’année» (Roch Hachana) car potentiellement il contient déjà la tendance que nous souhaitons mettre en œuvre dans la pratique au cours de l’année à venir.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, 16/09/2012 , Écrits du Rabash