Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Le désir pour le Créateur est la somme des désirs communs

Question : Quelle est la signification du groupe qui forme le désir qui peut révéler le récipient?

Réponse : Une personne n’a aucun désir visant au Créateur ! Je ne peux pas de façon indépendante aspirer au Créateur. Cela ne se peut pas ! Le créateur est parmi les âmes particulières, parmi les désirs particuliers de la société. « Je réside parmi Mon peuple. » Il ne s’agit pas seulement de belles paroles. Le Créateur est le réseau de connexion entre nous et c’est là où je dois Le chercher.

Si je cherche un désir que je dois corriger, alors je dois aspirer vers vous, voir combien je vous déteste et vous repousse, combien je n’ai rie à faire de vous, et alors je découvre le mal, le mauvais désir – combien je ne vous accepte pas. Je vois la rupture : les âmes entre lesquelles la connexion est détruite.

Si je révéler cela avec l’aide de l’enseignant, des livres et de l’environnement, si je regrette le fait que je ne suis pas connecté aux autres comme : « un homme dans un cœur », dans la garantie mutuelle et l’unité totale, alors ce regret est appelé MAN – une prière ou une demande. Je demande « Mey noukvin » – les eaux féminines, la force de Bina, le don sans réserve, l’union. Puis MAN monte à Malkhout, de Malkhout par l’intermédiaire de Zeir Anpin à Bina et au monde de l’Infini.

Il m’est impossible de corriger quelque chose et de sacrifier quelque chose de moi-même, à moins qu’il soit dirigé vers autrui, vers l’environnement dans lequel j’existe. C’est là où la réalisation se déroule. C’est où le lieu de notre travail. C’est pourquoi le lieu pour le récipient et le Temple, la Menorah et la table, la façon dont ils sont placés en relation les uns aux autres, sous quelle forme, à quelle hauteur et quelle largeur, tout cela est une indication de notre Kli commun qui est appelé l’âme. A part ce Kli il n’y a rien ! L’âme est la combinaison de nos désirs, et la bonne représentation de ces désirs – en particuliers des âmes, est appelée la cour, le Tabernacle, la Tente. Tout cela est commun à nous tous et existe parmi nous ou à l’intérieur de nous.

Question : Est-ce que les formes du Tabernacle changent selon le niveau que l’âme atteint ? Est-ce que différentes personnes dans le groupe verront différentes formes de cela ?

Réponse : On le verra plus ou moins clairement, à un niveau différent de résolution et de clarté, tout comme avec des lunettes ou sans. Toute personne verra légèrement différemment, selon son niveau, sa forme et les qualités de l’âme, mais en même temps, tout le monde va voir la même chose et sera en mesure de parler de la même chose.

La vérité sortira du sol

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment pouvons nous dire si nous travaillons correctement ? Après tout, la récompense semble parfois agréable et parfois désagréable. Alors, comment pouvons- nous savoir ?Réponse : Vous ne devriez pas juger selon une saveur sucrée ou amère, mais sur la balance du « vrai ou faux ». Alors seulement une personne peut comprendre si oui ou non elle avance.
Vous pouvez suggérer : « alors faisons de l’amertume un critère. Plus c’est amer, plus je suis proche de la spiritualité ».

Mais où cela est-il écrit ? Pourquoi est-ce précisément de cette façon ? Au contraire, ce n’est que pour faire une analyse que vous devez vous élever au-dessus de la saveur douce et amère vers la vérité et le mensonge afin de les discerner et de les fusionner avec la vérité. Cependant, en fusionnant avec elle, vous devez atteindre l’état où la vérité et la douceur ne feront qu’un. Vous devez élever la douceur à la vérité de sorte que « l’obscurité brillera comme la Lumière », ainsi l’amer deviendra sucré.

Alors tout va s’unir dans la vérité. Il est écrit que la vérité s’exprimera sur le sol et poussera du sol. En d’autres termes, la vérité poussera à l’intérieur de vous, et va contenir déjà tous les autres détails de la perception : l’amer, la douceur et le mensonge.
De la 1ère partie du cours quotidien 6/2/11, Écrits du Rabash

Trouvons ce dont nous manquons

Dr. Michael Laitman with StudentsJusqu’à ce que l’unité devienne un besoin vital, elle ne naîtra pas. Nous avons deux options: soit nous soulignons l’importance de l’unité entre nous, ou bien toutes nos actions autres que l’unification apporteront toujours la Lumière qui corrige, mais cela va nous affecter négativement, en nous démontrant ainsi combien nous sommes déconnectés. Ensuite, nous allons enfin nous unir par nécessité, en raison de la douleur et de la souffrance.Supposons que je ne souhaite pas me maintenir en santé et que mon organisme se détruise progressivement jusqu’à ce que je sente qu’il est en difficulté. Ce sentiment me force à commencer à réhabiliter mon corps.

Nous non plus dans le groupe nous ne maintenons pas la santé spirituelle; nous ne maintenons pas l’unité. Cependant, nous étudions, diffusons la Kabbale, et effectuons diverses actions de nature différente. Ces actes tirent la Lumière qui corrige. En fin de compte, elle va nous montrer quel est le problème. Si nous ne faisions pas tout cela, nous ne pourrions pas ressentir qu’il y a un problème. Donc, il y a un avantage certain à cela : cela nous aidera à réaliser qu’il nous manque le point.

Vous voulez trouver le Créateur. Pensez au «lieu», le désir, où Il est révélé. Il n’y a pas de Lumière sans Kli (récipient).
Du cours quotidien de Kabbale du 24/12/2011, Écrits du Rabash

Un nouvel « ordinateur » à chaque degré

Dr. Michael LaitmanEn montant les degrés spirituels, nous faisons l’expérience d’états contradictoires différents, de confusion, où on ne comprend rien. Il arrive que ce soit comme si vous perdiez tout à fait l’esprit. Après tout, lorsque vous passez d’un état à un autre, votre désir change.L’esprit est acquis au désir ; il ne fait que le servir. Plus le désir est grand, plus votre esprit grandit pour servir le désir, pour l’aider à se remplir. C’est notre façon de fonctionner.

Lorsque votre désir est remplacé par un autre, vous avez acquis un nouveau désir, et votre esprit précédent disparaît. Et entre les degrés vous vous sentez comme si toutes les informations avaient été supprimées de votre « ordinateur », et vous ne savez plus comment le faire fonctionner. On dit que le Baal Shem Tov avait même oublié les lettres et avait dû réapprendre à lire « depuis le début. »

C’est un état particulier. De cette façon il est montré à l’homme qu’il n’est qu’une machine. Un désir disparaît, la mémoire disparaît, et vous sentez que vous ne savez plus comment faire les gestes les plus simples avec une main ou une jambe, sans parler d’avoir à se rappeler les noms de personnes ou de choses qui se passent autour de vous.

Cela peut sembler être une anomalie mentale. Mais dans le même temps, une personne comprend et estime que tout cela se passe pour lui, comme si lui-même s’analysait de côté. Il y a un point où vous sentez: «Cela se passe pour moi. Regardez-moi! En ce moment je suis un vase vide qui manque de sensations et d’esprit. Je vais recevoir une nouvelle sensation et un nouvel esprit! ».

Il s’agit d’un remplacement absolu. Vous faites l’acquisition d’un nouvel «ordinateur», et vous avez besoin de le charger avec de nouveaux programmes, tout doit être fait dès le début. C’est ainsi que nous avançons.

Du cours quotidien de Kabbale 24/12/2011, Écrits du Rabash

Instructions: Comment « formater » un récepteur spirituel

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale se révèle à toute personne individuellement et à l’humanité entière, afin de répondre à leurs questions. Les gens ne se soucient pas de la théorie, la quantité d’anges dans le ciel, ou des Partsoufim supérieurs. Ils sont préoccupés par une seule chose: ils ont besoin d’accomplir leurs désirs. Et finalement, ils sentiront que la Kabbale semble avoir la réponse.Jusqu’à présent, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent, mais comme nous diffusons la Kabbale, nous devons leur expliquer où ils peuvent trouver ce qu’ils cherchent. C’est comme une mère qui peut ressentir ce dont a besoin un enfant en le regardant, ce qui est bon et mauvais pour lui. Elle sait pourquoi il pleure, ce qu’il veut, et où il a mal.

Nous avons besoin de sentir l’humanité de la même manière, de prévenir les coups, et lorsque ce désir grandit, commencer à l’élaborer un petit peu à l’avance afin de l’orienter vers le bien et éviter la souffrance. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la faim horrible se manifeste et de faire souffrir les gens. Nous devons donner aux gens l’accomplissement à l’avance. Laissez-les essayer et voir ! Nous avons besoin de leur expliquer où leur désir est dirigé. C’est l’objet de la diffusion de la Kabbale.

Ceux qui sont pour l’instant satisfaits de leur vie, doivent être laissés seuls. Et le reste a besoin d’explication sur l’endroit où ils peuvent trouver à combler le vide qu’ils ressentent. Les gens doivent comprendre qu’un désir particulier est révélé en eux en ce moment.

Jusqu’à présent, il manque complètement de forme. Il doit être «formaté» et «branché» avec un nouveau programme ou système, comme un disque d’ordinateur qui, jusqu’à présent n’est qu’un morceau inerte en métal ou plastique, et nous avons besoin de le «faire vivre» afin d’apprendre à travailler avec les programmes et les données. Nous serons alors en mesure d’utiliser ce désir qui est le nôtre.
Pour faire tout cela, nous avons besoin d’une force spéciale que nous recevons grâce à nos efforts dans le groupe, l’étude et en écoutant l’enseignant. Et de cette manière nous allons progressivement nous « reformater », et dans cette mesure, nous commencerons à adopter de nouvelles informations spirituelles qui nous donneront satisfaction et nous aideront à trouver nos repères dans la vie.

Monter les barreaux de l’échelle par la Lumière du Zohar

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est connu que le groupe de Rabbi Shimon a atteint l’unité entre ses membres à travers l’écriture mutuelle du Zohar. Est-ce aussi une bonne méthode pour nous, à notre époque? Devrions-nous essayer de nous unir en formant des petits groupes et, ensemble, prendre un article et essayer de le développer? Ou est-ce que cela risque de nous confondre puisque chacun de nous est à son propre stade d’avancement, différent de tous les autres ?

Réponse: Les auteurs du Zohar étaient également à différents stades d’avancement, ils n’étaient pas tous égaux. Chacun des dix auteurs du Zohar correspondait à l’une des dix Sefirot, selon leur nature et la racine de leurs âmes. Pourtant, chacun d’eux a complètement annulé son ego et ils ont été capables de s’unir avec les autres dans toute la mesure de leur nature.

C’est pourquoi chacun a pu atteindre les 125 degrés de l’échelle spirituelle, ce qui signifie sa propre correction finale individuelle (Gmar Tikkoun). Et ensemble, ils ont été en mesure de se connecter au plus haut niveau possible de l’unification des âmes, c’est pourquoi ils ont révélé toute la Lumière, l’illumination supérieure qui descend vers nous à partir de Arikh Anpin dénommé « Zohar» (Une forme particulière de la Lumière).

De toute évidence, nous ne sommes pas près d’être à proximité de ces degrés, nous sommes tous « morts », c’est-à-dire, immergés au sein de nos désirs égoïstes. Nous ne sommes pas prêts et nous n’avons pas le désir de nous connecter l’un avec l’autre. Nous sommes confrontés à de nombreuses luttes et corrections jusqu’à ce que nous atteignions une certaine forme d’unité.

Mais si nous essayons d’imiter les adultes comme des enfants à travers leurs jeux, alors nous attirons la Lumière de cet état parfait qui existe déjà. Ces âmes, les auteurs du Zohar, l’ont révélée et formée par leur ascension de bas en haut.

Une échelle des mondes(cinq mondes, chacun contenant cinq Sefirot, avec chacune contenant cinq Sefirot, totalisant 125 degrés) descend de haut en bas, du monde de l’Infini. De cette façon, la lumière descend vers nous du haut en bas: Yekhida, Haya, Neshama, Rouakh, Nefesh (NaRaNHY dans l’ordre inverse). C’est ce qu’on appelle une dissimulation, la réduction de la Lumière ou des mondes (le mot «monde», «Olam » en hébreu, vient du mot « Alama»,« dissimulation »). En d’autres termes, au-dessus il y a 100% de la Lumière, et en dessous 0% de celle-ci. C’est le système des mondes (dissimulations).

Il y a des âmes dans notre monde où le désir dénommé «homme» ou «Adam» (semblable au Créateur) se réveille, c’est le rudiment de l’homme dans la spiritualité. Ensuite, ce désir commence à se développer. Comment pousse-t-il ? Il doit communiquer avec neuf autres comme lui, même au moindre degré d’unification. De cette manière, ils continuent de se connecte encore plus fortement, jusqu’à ce qu’ils atteignent le plus haut degré d’unité entre les âmes.

Tout au long de l’histoire, il y eut des âmes qui ont atteint l’union avec l’autre et elle sont tous connectées avec d’autres à différents niveaux de cette échelle de degrés. Tous les auteurs du Zohar ont atteint le plus haut degré ensemble, et pour cette raison, la Lumière qu’ils ont apportée à ce livre est si grande qu’elle influence et brille pour tous les gens. C’est parce qu’ils prennent la Lumière de l’Infini et sont en mesure de nous l’apporter à condition que de notre part, nous voulions au moins nous élever un peu vers eux.

Le Zohar, l’ensemble de la Lumière ou une partie d’elle, est toujours révélé dans la mesure du degré d’unification, le degré du don sans réserve, et la similitude entre le désir (Kli) et la Lumière. C’est pourquoi nous avons besoin de communiquer autant que possible, tant quantitativement que qualitativement. Nous allons recevoir cette Lumière en fonction de notre capacité à atteindre au moins le premier échelon des 125 degrés.

Après tout, qu’est-ce que représentent tous les 125 degrés ? Le degré de Nefesh contient également toutes les cinq Lumières : Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, Yekhida (NaRaNHY), et chacune d’elles possède son propre NaRaNHY. D’où (NaRaNHY) Х (NaRaNHY) Х (NaRaNHY) = 5х5х5 = 125 degrés.

Puisque la Lumière est divisée en fonction du degré de l’Aviout (épaisseur) du désir, nous pouvons réaliser notre connexion, c’est-à dire nous élever au-dessus de cette épaisseur et communiquer en dépit de notre ego. La lumière nous influencera, nous corrigera, puis nous comblera dans la mesure de notre capacité à annuler cet Aviout, en même temps que notre désir de l’utiliser pour nous connecter.

Il n’y a rien ici à côté de ces deux composantes, la Lumière et le Kli, et le degré de connexion entre eux s’appelle l’«écran» ou une «intention».

Le monde binaire

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous dites que notre désir de donner, c’est de « faire croire ».

Réponse: Bien sûr que c’est de « faire croire » maintenant. Pourquoi voudrais-je quelque chose qui soit d’ «un autre monde? » Qu’aurais-je en retour?

Par exemple, serais -je capable de ressentir la faim d’une autre personne en devenant affamé moi-même? Non, je ne le serais pas si un tel calcul n’est pas «en phase» avec mes Kelim (récipients). Une personne agit toujours sur la base de son désir. Comment puis-je vouloir quelque chose au-delà de la portée de mon désir? C’est impossible, ce n’est pas inscrit dans la nature.

Un arbre est un arbre, une pierre est une pierre, et le désir est un désir. L’esprit est à côté de lui, en l’aidant à se remplir avec la chose désirée. Il n’y a rien d’autre.

En fin de compte, nous parlons des «pierres de construction » très simples de l’univers, qui fonctionnent sur un principe binaire: oui ou non. Il n’y a pas de multiplicité, ni de complication. Tout ce qui est complexe est une somme de ces composants binaires qui représentent l’existence ou l’absence. Il n’y a pas d’entre-deux, seulement l’obscurité totale ou la lumière totale. Ensuite, les mêmes éléments binaires génèrent, bâtissent tout un système de relations nuancées entre eux.

Donc, si je veux quelque chose, je ne pense qu’à ce que je veux. Si je veux vraiment quelque chose de spécifique, comme une carotte, cela signifie que je ne ressens pas de manque pour une banane. La banane n’existe pas pour moi à ce moment-là, je suis obsédé par ce que je veux. Ceci peut être observé clairement avec les enfants. Les composants de la mémoire d’un ordinateur fonctionnent selon le même principe, comme le font nos neurones: oui ou non, un «clic» ou son absence.

Par conséquent, cela ne se peut tout simplement pas que dans le désir de réception je ressente en lui le désir de donner. Je ne comprends pas ni ne ressens ce que les autres veulent. Je peux sentir à l’intérieur de moi seulement une forme intitulée «l’autre», mais elle se manifeste à l’intérieur de mon désir.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/2011, Écrits de Rabash

Pris dans l’illusion

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si nous sommes égoïstes, cela signifie que tout désir de donner sans réserve est une illusion, n’est-ce pas?

Réponse: C’est une illusion totale, un mensonge absolu. Si je pense à quelqu’un, je pense à moi-même, en ajoutant une pseudo-connexion avec une autre personne. En vérité, cela n’existe pas, il n’y a personne d’autre. Toutes mes perceptions et mes impressions restent dans mon désir, et c’est le principe sur lequel je peux faire un calcul.

Question: Pourquoi, alors, sommes-nous assis ici et espérons-nous que nous voudrons donner sans réserve ? Comment un tel désir peut-il sortir de nous?

Réponse: Cela se produit parce que notre volonté est capable de s’expérimenter de cette façon au plus profond à l’intérieur d’elle-même, tandis qu’à l’extérieur, elle peut se sentir comme si elle n’était pas elle-même, mais quelqu’un d’autre. Rien n’a été brisé, sauf a pensée, l’intention, l’idée que nous sommes tous fragmentés et déconnectés. Le désir lui-même ne peut pas être cassé, c’était l’intention qui a éclaté, la conscience de l’unité.

Par conséquent, nous tombons dans l’illusion qu’un désir créé par le Créateur est divisé, fracturé, et brisé en plusieurs morceaux. Cette illusion apparaît dans le désir lui-même.

Nous avons des Kelim internes (récipients, désirs), la «racine», l’«âme», le «corps», dans lequel j’expérimente mon «moi». En outre, j’ai des Kelim extérieurs, un «vêtement» et une «chambre», que je perçois comme pas mon « moi. » Si je déchire mes vêtements, je ne vais pas hurler de douleur. Je ne ressens pas dans les environnements, en dépit du fait que cela est aussi mon désir. Simplement, de telles particularités, comme le manque de sensibilité y est apparu.

Imaginez, si vous voulez, que vous pourriez ressentir toutes les Kelim dans leur forme authentique. Puis, toute la réalité serait votre propre « chair » pour vous. Plus que cela, quelqu’un grattait le mur avec un clou, et vous hurleriez de douleur.

Notre difficulté est l’absence d’intention. L’intention est devenue corrompue, et maintenant nous ne voyons pas les désirs des «autres» de façon aussi pertinente pour nous. Tout dépend de ce qui est révélé à une personne. Notre seule tâche est d’y intégrer les désirs. Bien qu’ils restent inchangés, c’est l’intention qui compte: que ce soit pour recevoir ou pour donner sans réserve.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/2011 Écrits du Rabash

Le problème commun de sept milliards de personnes

Dr. Michael LaitmanNous pensons que chacun a ses propres questions, ses propres problèmes. « Je souhaite atteindre la spiritualité, et je ne m’inquiète pas pour le reste du monde. Parfois je pense à eux, mais, essentiellement, qu’est-ce que cela fait ? Où est le monde, et où suis-je? « Évidemment, c’est une réaction normale égoïste. Mais que peut-on faire? Nous n’avons qu’un seul choix: Penser très fort à la façon dont nous sommes connectés les uns aux autres. La Kabbale établit que tous les humains sont reliés entre eux. Nous le ressentons déjà, et aujourd’hui nous en sommes plus ou moins conscients.

Hélas, il n’y en a pas encore de résultats. Il est évident que les gouvernements et les individus, même intelligents, ne peuvent toujours pas changer et continuent à vivre au sein de leurs coquilles personnelles et égoïstes. Mais le problème est en réalité mondial et ne peut être résolu que si nous arrivons à nous connecter.

La sagesse de la Kabbale dit que nous sommes tous des individus distincts reliés entre eux par différents types de connexions. Il s’agit d’un énorme système, lourd, très complexe, multiforme et composé de sept milliards de parties reliées entre elles.

Dans ce système, je peux sentir mon «moi» en moi, et puis je sens notre monde. Ou bien, je peux sentir ce qui est en dehors de moi: les autres parties, les liens entre moi et tous les autres. Dans ce cas, je vais percevoir le monde supérieur en dehors de moi.

Il est considéré comme supérieur parce que je suis gouverné par ce qui m’est fourni par tous les autres. Tout ce qui se produit en moi arrive ainsi parce que les liens de toutes les sept milliards de pièces convergent vers moi.
Alors comment pouvons-nous résoudre le problème actuel, la force que la nature exerce sur nous? Il semble que nous devons trouver une connexion bienveillante entre nous parce que c’est le système intégral qui nous envoie tous ces signaux inquiétants.

Il exige que nous nous transcendions et commençons à ressentir l’espace environnant. En dehors de moi, il y a le monde de l’Infini. Ainsi, nous devons tous sortir et expérimenter le champ qui vit entre nous. Personne ne peut le ressentir à l’intérieur de soi

Sur la renaisance spirituelle de la Russie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Environ dix à quinze ans auparavant, une question a été soulevée au sujet de la cause nationale de la Russie, son programme de renaissance. Celui-ci a discrètement disparu et a été remplacé par un vide spirituel. Comment voyez-vous la cause nationale de la Russie, le programme de son développement?

Réponse: Au cours de ces années, j’ai rencontré de nombreuses personnes, membres du cabinet, les masses médias, et j’ai beaucoup parlé. J’espérais trouver une réponse particulièrement en Russie. Tout d’abord, ayant voyagé à travers le monde et à travers tous mes élèves dans le monde entier, je me sens l’âme de chaque nation. Et je n’ai jamais vu ailleurs la même réponse et aspiration à la vérité, comme précédemment, en Russie.

Il y avait une cause nationale. J’espérais que cette cause nationale servirait de base pour montrer comment la réaliser. En d’autres termes, il y a quelque temps (je souligne; il y a quelque temps), le désir du peuple russe était de montrer au monde entier qu’il a une âme, un but, et que ce but était au-dessus du pragmatisme, au-dessus des intérêts individuels et d’autres intérêts matériels, qu’il avait quelque chose devant lui, un plan que l’humanité pouvait suivre. C’était vraiment ainsi, jusqu’à l’année 1995 ou 2000.

Dernièrement, lorsque je commence à parler aux gens à ce sujet et continuer à développer les mêmes idées, malheureusement, les gens semblent se moquer de moi et me parler comme à un enfant. Ils disent que tout cela est du passé et pense qu’il n’y a là, rien à discuter. Malheureusement, je vois que cette cause a tout simplement disparu.

Mais je ne pense pas que cela soit possible. Je pense que les gens l’ont tout simplement supprimé, et qu’ils pourraient le ressusciter, car cette demande intérieure doit exister parmi les personnes. J’espère qu’on le verra. Mais actuellement, il n’y a tout simplement personne à qui parler.

À l’époque, j’ai aussi rencontré des gens très influents et leur ai parlé de choses qui pouvait être faites. J’ai prévenu: regardez ce qui est écrit dans la Kabbale, une science de la nature générale et de son développement, regardez où nous nous dirigeons. Pour l’essentiel, tout  s’est passé de la façon dont je l’avais prévue: la crise financière, et ainsi de suite.

Je ne veux pas être un prophète, mais évidemment et naturellement cela vient de la croissance de l’égoïsme, qui continue à se développer. Mais j’ai entendu une réponse très simple: «Nous avons de l’argent et une armée. Si nous pouvons changer quelque chose en utilisant ces deux moyens, alors nous sommes prêts à écouter. Nous n’avons rien d’autre ». Du point de vue du gouvernement, c’est la vérité; tous les pays disent la même chose.

Mais je continue à penser que le monde sera encore bien secoué, nous ne pouvons pas l’éviter. Et alors, tout ce qui est encore stagnant pour l’instant, va commencer à s’agiter, et il sera alors possible de mettre à nouveau cette cause en avant. Mais cette cause doit être fondée sur la similitude avec la nature, elle ne peut être une invention forçant  les personnes, comme l’ont fait les bolcheviks.

Lorsque vous travaillez avec la nature, vous ne faites pas d’erreurs. Vous pouvez aller au devant d’elle ou tenter de la rattraper. Mais quand vous allez avec elle à l’unisson, cela devient le meilleur développement social et la plus confortable. Si vous allez de pair avec elle, en connaissant la formule de son développement, ce qui exige des efforts individuels, alors vous vous protéger complètement de toute catastrophe et même de toute influence négative. En d’autres termes, il n’y aura pas de maladies, de grandes épidémies, de tremblements de terre ou d’incendies, il n’y aura rien. Simplement, vous existez confortablement.

Et soudain, vous commencez à sentir que toutes vos actions dans le monde vous rapporteront un bénéfices cinq cent, mille fois plus qu’aujourd’hui. Tout simplement parce que la nature semble vous favoriser; vous êtes en harmonie avec elle. C’est la seule chose que révèle la Kabbale: la formule du développement humain que nous devons suivre ensemble. En d’autres termes, nous pouvons, soit nous développer sous le rouleau compresseur de la nature, qui nous écrase et alors nous nous développons en dépit de notre égoïsme, soit, en choisissant l’unisson avec elle, notre dévelopement sera facile et agréable.

Je ne vois pas d’autre force au monde comme la force de caractère du peuple russe, à leur passion pour une cause, à vivre pour elle, et même souffrir en son nom, tant qu’elle est une cause réelle. Et c’est pourquoi je continue à penser que ce mouvement vient de l’intérieur, cette demande peut encore s’élever et il sera possible de la réaliser proprement. Et ensuite, vous deviendrez vraiment des enseignants du peuple entier, voulant simplement en savoir plus sur le monde où ils vivent. Il sera possible de leur en parler, de le leur montrer, de le révéler, et ainsi d’atteindre l’état où le monde entier sera aussi bon que la nature nous y oblige.

Je pense que cela se produira. Je pense que cela ne prendra pas longtemps, à en juger par le taux de développement, les événements à travers le monde, elle aura vite fait de nous faire retrouver nos esprits. Cours n°3 à Moscou du 16/01/2011