Category Archives: Similarité avec le Créateur

Aspirer à rencontrer la Lumière

Dr. Michael LaitmanIl est écrit que nous devons aspirer à vivre ce que nous étudions. Savoir, c’est se connecter, comme il est écrit : “Et Adam connut Eve, sa femme ». Nous voulons découvrir, établir une connexion avec les forces et les états, dont parlent le Zohar. Nous voulons vivre en eux : Nous ne savons pas véritablement ce qu’ils sont mais nous voulons nous découvrir en eux, car ils sont les états avancés de notre connexion, de la formation du Kli général (récipient ou le désir).

Et puis, par le désir de nous connecter à ces forces et ces états, selon la force de l’aspiration collective, nous découvrons la Lumière qui ramène vers le bien. Elle s’approche de nous dans la mesure où nous aspirons à elle.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 01/11/2011, Le Zohar

La participation personnelle est requise

Dr. Michael LaitmanIl y a un désir de recevoir et il ya un désir de donner. La création toute entière n’est rien d’autre qu’une opposition de l’un à l’autre. Le désir de donner gère le désir de recevoir, afin de l’amener à l’identification de soi et le rendre équivalent à la volonté de recevoir. C’est le programme initial du désir de donner sans réserve.

La nature du bien, selon la science de la Kabbale, est la bienveillance (faire le bien).Comme le Créateur est parfait, dans cette mesure, il a un programme d’amélioration de la création. Et il existe un seul chemin vers la perfection: La création doit ressentir l’état du Créateur. Il a créé la création comme opposée à lui-même, séparée de Lui, et Il guide la création à travers une séquence d’états par lesquels la création atteint la sagesse du Créateur et ressent ce qu’il y a dans le Créateur.

Mais il ne suffit pas de comprendre et  de resentir, la création atteint la nature du Créateur d’elle-mme y compris tout ce qui est dans la création et sa gestion. Ainsi, la force de donner est appelée «Lumière» et la force de réception « un récipient » . La similarité de leurs qualités est appelée « une intention de don sans réserve » ou «un écran». En raison de l’intention altruiste et par la nature de son action, le désir de recevoir devient celui du don sans réserve. Si il reçoit pour plaire à quelqu’un, c’est, en fait, il commet un acte de réception en utilisant le don sans réserve comme un moyen: il n’a pas d’autre moyen pour établir des contacts et donner quoique ce soit à quelqu’un .

Comment peut-on participer au processus? Comment pouvons-nous obtenir plus de compréhension? Comment pouvons-nous atteindre le degré du Créateur? Comment sentons-nous Ses actions? En bref, comment pouvons-nous devenir comme Lui? Après tout, c’est le but  – devenir comme Lui.

Nous ne comprenons pas encore ce que signifie «faire plaisir au Créateur», mais «l’équivalence avec le Créateur » est plus proche de notre compréhension actuelle égoïste.Etre comme lui signifie accorder sans réserve, comprendre le don sans réserve,  prendre sur soi, gouverner la création … Tout est là.

Mais en fait, être comme Lui, c’est comprendre en premier lieu l’ensemble du programme et le déroulement complet des actions assumées par lui du début à la fin. Une telle compréhension nécessite que l’ensemble soit démonté puis remis ensemble.De cette façon, nous révèlons l’écart entre le Créateur et la création avec la connexion qui les met en équivalence. En cela, la Lumière et l’obscurité, le plus et  le moins, le positif et le négatif se connectent  à tous les niveaux.

Dans le processus de notre développement, sous l’influence constante de la lumière, un récipient acquiert des formes diverses jusqu’à ce qu’il atteigne le « dernier arrêt » – l’équivalence complète de qualités avec le Créateur. Mais le récipient  doit passer par ces états de changements séquentiels avec compréhension, en étant  d’accord, en les désirant, et même en agissant de manière indépendante.

Ainsi, nous avons besoin de réaliser notre opposition au Créateur, nous voulons changer et devenir comme Lui, comprendre le programme qui va nous changer, l’adopter par notre propre désir, et réaliser toute la chaîne d’actions séquentielles nous-mêmes, sur nous-mêmes et à en même temps à tous les niveaux de la création en dessous de nous : minéral, végétal, et animé.

Nous devons réaliser cette ascension de la brisure vers la correction avec notre participation personnelle complète. Selon les modifications requises pour le moment, nous devons gagner l’esprit et le sentiment, devenir inclus dans le programme commun, et faire les actions pour invoquer et guider les forces nécessaires.

C’est seulement de cette façon que nous pourrons atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur et devenir comme Lui en force, compréhension et tout le reste. C’est le plus haut degré de notre développement. 

De la  4 ème partie  du cours quotidien de Kabbale du 7/11/2011 , « Matan Torah (Le Don de la Torah) »


Comme une mère attentive qui nous regarde imperceptiblement

Dr. Michael LaitmanAprès que Baal HaSoulam ait fait ses grands discernements: quel est le désir du Créateur, l’objectif de la création, et les moyens d’y parvenir; il est descendu vers nous et il a expliqué, et tout ce qui nous reste à faire est de nous connecter à nsa méthode.  Nous devons essayer de comprendre avec notre esprit et sentir avec notre cœur la lumière qui passe à travers nous pour nous remplie, nous permettant ainsi de comprendre l’essence intérieure de ses paroles.

Que chaque mot qu’il écrit commence à s’animer en nous comme un mécanisme interne, un moyen, un récipient qui va commencer à travailler en nous sans que nous ayons à y penser.  Ne planifions pas.  Cet enseignement commencera seulement à vivre en nous par la réalisation d’actions à travers nous, par notre vertu à s’annuler.  C’est le travail de Galgalta ve Eynaim, qui s’annule pour AHP, absorbant ses désirs, et d’autres parts, s’unissant avec la Lumière qui commence ensuite à agir à travers nous.

Nous ne sommes pas conscients de ce que nous faisons et ne savons pas ce que nous avons à faire.  Mais la Lumière fournit les objectifs et réalise tout.  Il est écrit: «Je suis le premier et je suis le dernier » et « il n’y a rien hormis Lui. » 

Le monde entier s’annule dans cette voie.  Mais si nous nous annulons devant les actions de la lumière avec nos propres efforts au lieu d’être simplement gouverné par la main qui nous anime de l’intérieur, comme une marionnette dans laquelle la main du marionnettiste s’habille, alors c’est une très grande différence.  En nous annulant hors de notre propre libre choix, nous arrivons à sentir cette main qui contrôle le monde entier à travers nous.  Cette main nous apprend l’ensemble de ses coutumes, tout le match, l’ensemble du programme.  Nous commençons à le reconnaître, celui qui gouverne, la force supérieure. 

Le monde entier s’annule, n’ayant pas d’autre choix.  Mais nous devons nous annuler par notre propre désir, et si nous le faisons, nous serons en mesure de devenir semblables à Baal HaSoulam, qui a fait de même, et à d’autres kabbalistes.  En vertu de cela, il est passé d’un simple esclave du Créateur à son loyal serviteur à travers lequel les flux de la sagesse tout entière l’amenèrent à être inclus dans le système de Malkhout du monde de l’infini afin de sentir tout l’univers et la pleine Lumière le remplir.

Nous devons être reconnaissants envers le Créateur pour avoir envoyé une telle âme.  Le Baal HaSoulam écrit qu’il ne pouvait pas supporter de regarder la souffrance des gens plus longtemps.  Cela ne signifie pas la souffrance de petits égoïstes.  Après tout, nous ne sommes pas à la recherche d’une meilleure réalisation pour notre corps, comme une verte prairie pour notre vache, mais nous voulons connaître celui qui nous gouverne et fait tout bouger.

  Nous voulons le comprendre, le rencontrer, le révéler de telle manière que son esprit et ses sentiments s’habilleront en nous, afin de s’unir à lui pour que notre cœur et notre esprit fusionnent avec Lui.  Puis toute la création, son but, tous les mondes que les kabbalistes nous parler, même ce qui est encore plus élevé qu’eux puis ce que nous n’avons pas réussit à nommer encore, tout ceci va devenir notre véritable sensation et notre atteinte.  C’est l’état que cette personne a préparé pour nous.

Dans l’ensemble de notre histoire, il n’y a personne qui nous est plus cher et plus important.  Évidemment, nous sommes incapables de mesurer la hauteur réelle de tous les kabbalistes.  Ils sont tous sacrés pour nous.  Mais Baal HaSoulam a fait pour nous ce que personne n’a fait tout au long de l’histoire.  Donc, nous sommes fiers d’avoir un père spirituel de cette envergure qui se soucie de nous.  Nous devons sentir à chaque jour qui passe combien nous avançons, il nous suit et se réjouit à chaque étape que nous franchissons, une étape après l’autre.  

D’un discours lors du repas consacré à jour commémoratif du Baal HaSoulam, 8/10 /11

La crise est la naissance d’une ère nouvelle

Dr. Michael LaitmanQuand nous lisons le Livre du Zohar, nous devons imaginer le réseau de toutes les personnes dans le monde et comment ce système supérieur se révèle. Ensuite, nous comprendrons qu’Aba ve Ima, YESHSOUT et ZON que le Zohar décrit, sont des types de connexions entre nous.

Nous sommes dans un système, qui nous lie les uns aux autres. Dans les liens entre nous il y a dix Sefirot. Dix Sefirot constituent tout un monde : Zeir Anpin et Malkhout sont ZON, Hokhma et Bina sont les liens supérieurs Aba ve Ima et YESHSHOUT (Israël Saba ve Tvouna), Keter est Atik et Arikh Anpin, la moitié supérieure et la moitié inférieure.

Nous pouvons diviser le lien entre nous en cinq mondes ou cinq Sefirot : Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin, Malkhout, ou le faire dans ZON, Aba ve  Ima, et Keter, etc. Nous apprenons à connaître cette entière structure dans le monde d’Atsilout.

Si je deviens semblable à vous, j’ai par ce fait dû me corriger, en réalité, dans toutes ces relations. Bien sûr, c’est seulement dans une certaine mesure, et non au niveau de Gmar Tikoun (la fin de la correction). En faisant ainsi, je me rapproche de vous.

Il ya 125 degrés entre une personne et une autre. Lorsque chacun atteint son ami au maximum, il atteint l’ensemble du système, car l’individu et le général sont égaux. C’est ainsi que nous avançons.

La sagesse de la Kabbale nous apprend ce qui est entre nous, non sur nous-mêmes, mais sur les chaînes qui nous lient tous ensembles, les types de connexions entre nous. C’est la chose principale. C’est pourquoi, par exemple, nous étudions ce qu’est le début d’un mois (Rosh Hodech), et ce que sont le début de la semaine, la fin de la semaine, le shabbat, ou les jours fériés. Ce sont les différentes formes de connexions qui existent dans ce réseau, en fonction des actions spéciales qui ont lieu dans ce système.

Le réseau fonctionne selon son objectif. Chacun de nous est un désir de recevoir. Ce désir n’est rien, un pantin, le niveau minéral du minéral, la poussière d’où tout fut créé.

Le système éveille et ravive progressivement la poussière, et puis nous, les blocs de matières premières- commençons à nous développer. Ce système seul développe, renforce et maintient tout. Il n’y a rien hormis Lui. Nous vivons dans ce système.

Par conséquent, on dit que la lumière Supérieure, qui réside dans ce système ravive le monde entier. Elle nous éveille de deux manières. D’une part, elle éveille en nous le manque de connexion aux autres, car sinon nous ne recevons pas assez de vitalité. Après tout, notre vitalité dépend de notre insertion dans le système, où différents processus d’échanges ont lieu, pareillement à notre corps, aux systèmes circulatoire, lymphatique, nerveux, et autres systèmes.

La vie est la connexion entre les éléments, une sortie et une entrée d’énergie, un métabolisme. Dans le réseau de connexions entre nous, l’échange est au niveau de nos désirs.

Par conséquent, nous devons imaginer comment nous pouvons éveiller le système par nous-mêmes, sans attendre qu’il nous éveille « en son temps (Béito) », selon le plan, qui généralement a des effets désagréables sur nous.

Si l’on peut éveiller le système, nous le ressentirons comme agréable, car alors qu’il s’éveille, nous commencerons à le comprendre, à nous entendre avec lui, à être d’accord avec l’idée que nous devons donner, être lié à un autre, être incorporés dans ce système. La loi générale du système est la loi de la garantie mutuelle, la connexion absolue mutuelle entre toutes les parties. Telle est la loi d’un corps sain qui est en harmonie, dans une union parfaite, intégrale.

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, qui parle de ce système. Les kabbalistes ne nous parlent de rien d’autre que de cela. Il n’y a rien d’autre à dire. Notre monde est une copie opposée de ce système, une copie totalement erronée. Cela signifie que les liens semblent exister, mais nous ne les voyons pas, nous ne les étudions pas correctement et ne savons pas comment les utiliser. Tout est inversé.

La crise qui se révèle aujourd’hui est en fait la révélation du réseau entre nous. En grec, par exemple, le mot crise signifie un tournant, ce qui signifie correction et non corruption. Et c’est effectivement une correction.

En hébreu, le mot «crise» (Mashber) fait également référence à des «pierres de naissance», un endroit spécial, que les femmes autrefois en accouchant utilisaient pour s’asseoir. Rachi écrivit à ce sujet dans son commentaire de la Torah (Exode 1, 16).

Alors lisons le Livre du Zohar et espérons que le réseau entre nous se révélera.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de la Kabbale 02/10/2011, Le Zohar

La transition de la psychologie matérielle à la spirituelle

Dr. Michael LaitmanDans le passé, les kabbalistes qui souhaitaient révéler le monde spirituel ont dû commencer à travailler dans notre monde à travers lui, à travers diverses sciences, avec des efforts et d’énormes souffrances; ce qui signifie qu’ils avaient à se hisser directement de la matière à la révélation du monde spirituel, la révélation du bon système de liens entre les gens.

Les compositions du Ari ont révélé les liens internes qui nous unissent à travers divers systèmes spéciaux de relations: ZON , YESHSOUT , Aba Ve Ima, Arikh Anpin, et ainsi de suite.  Par là, il nous explique quelles sont les formes de connexion, dans lesquelles nous pouvons être, comment ces différentes connexions nous influencent, et comment nous pouvons les influencer nous-mêmes et réveiller ces formes.  Ce qui arrive là est la même chose que dans notre monde, mais dans la qualité du don sans réserve.

Tout comme le monde où nous sommes, nous sommes en mesure d’activer certains types de connexions afin qu’elles commencent à nous influencer; ce même réseau de relations nous relie au monde spirituel à la différence qu’il est plus interne.  Ainsi, on passe de la psychologie matérialiste à une spirituelle, et ensuite elle nous révèle la vraie connexion entre les âmes, les personnes vivantes aujourd’hui et les gens qui ont déjà vécu.  Ce n’est pas grave si une personne existe dans ce monde en ce moment ou non.  Ce qui est important est de vous connecter à ce réseau.  Ensuite, c’est comme si notre monde s’évapore, perd de son importance, car il est juste une empreinte externe à travers laquelle nous devons entrer.

Le Ari décrit tout cela, et le Baal Chem Tov a enseigné comment travailler avec l’ensemble de la loyauté de l’âme ( Messirout Nefesh ), en disant: «Le Créateur est ton ombre. »  Et maintenant, après tout cela, en travaillant dans le groupe (qui a été restauré par Baal Shem Tov, après le Rashbi) nous pouvons attirer la Lumière qui corrige à partir de ce réseau.  Nous n’atteindrons pas simplement celui-ci avec nos désirs et nos forces, mais en attirant une illumination appelée la Lumière qui ramène vers le bien, la Lumière de la Torah, la lumière environnante, à nous d’en haut, à partir de ce réseau.

Après tout, si nous étudions la structure de ce système et aspirons à tout cela ensemble, désireux d’organiser les mêmes formes de connexion entre nous, alors il n’est même pas question que nous le comprenions ou non, il faut savoir que nos efforts sauront éveiller l’influence de cette force sur nous.

C’est exactement comme dans notre monde: si nous voulons atteindre n’importe quel système, nous devenons étudier une partie de celui-ci, sous ces formes diverses, et graduellement commencer à le sentir.  Soudainement, une image de ce système surgit, ensemble, à l’intérieur de nous et nous le comprenons et savons comment il est possible de se connecter puis travailler avec lui.  La même chose arrive dans le monde spirituel: seule change l’intention d’une personne.  Quand elle devient inclue dans le système supérieur, elle le fait pour le don sans réserve.  Plus elle devient inclus en lui, plus elle avance vers la révélation.

Cela nécessite un excellent travail avec l’enseignant, les amis, le monde entier, et les études. Tous ces éléments se connectent ensemble. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 02/10/11 , Écrits du Baal HaSoulam

Rapprocher les mondes

Dr. Michael LaitmanLes rudiments de l’enseignement kabbalistique proviennent du livre d’Abraham  Sefer Yetsira (Le Livre de la Création), où il explique les grands principes de la structure du système supérieur qui régit notre monde. Ce système est appelé le « monde supérieur ». Par rapport à lui, notre monde est appelé le « monde inférieur ». Nous avons besoin de connaître la structure du système supérieur  parce que nous sommes sous sa gouvernance constante.

La gouvernance supérieure se divise entre le particulier et le général. La gouvernance individuelle nous touche tous, et la gouvernance  générale nous  influence  tous en même temps.

Nous sommes sous l’influence de forces qui changent constamment en fonction de leur programme spécifique. Notre destin dépend d’elles. Cependant, nous avons la capacité d’influencer ces forces et, par conséquent, d’affecter notre destin.

La Kabbale dit que nous n’avons pratiquement aucun effet quoique ce soit dans notre monde. Notre monde est le résultat des forces qui descendent du monde supérieur. Cependant, notre interaction avec ces forces, notre réaction face à elles, changent leur effet sur ​​nous- nous et ces forces interagissent mutuellement les uns  avec les autres.

Si nous comprenons l’essence même de cette interaction, nous serons en mesure de contrôler consciemment l’influence du monde supérieur sur notre monde. Fondamentalement, c’est le but de la Kabbale: C’est la raison pour laquelle nous en avons tant besoin  à notre époque où le monde supérieur continue de descendre de plus en plus près de nous.

Nous ressentons assez clairement qu’il est en train de se rapprocher, parce que nous ne pouvons plus continuer à agir égoïstement, comme nous l’avons fait au cours des milliers d’années de notre évolution. Aujourd’hui nous ne sommes plus capables de contrôler notre monde car le monde supérieur ne cesse de se rapprocher, et nous ne savons pas comment l’influencer.

Espérons que, finalement, nos études nous donneront cette possibilité. Outre l’amélioration de notre vie et la rendre sûre, nous serons en mesure d’ajouter un nouveau paramètre très spéciale : pas simplement une existence confortable dans notre monde, mais la perception du système supérieur, d’une entrée  en lui, et de l’existence à son niveau 

 De la série  des cours virtuels du dimanche du 04/09/2011

HaVaYaH: Les phases de croissance de l’esprit et du cœur

Dr. Michael LaitmanToutes les différences et toutes les parties de la création en général sont contenues dans la division en quatre niveaux: minéral, végétal, animal et humain Une telle division est déduite des quatre phases de l’expansion de la Lumière Directe HaVaYaH, de la pointe de la lettre « Youd » et de « Yod-Hey-Vav-Hey», les phases de développement du désir, appelées Kéter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin, et Malkhout.

Lorsque le développement atteint la dernière étape, Malkhout, elle commence à réagir à toutes les étapes situées avant elle, elle accomplit diverses actions, elle les accepte ou elle ne les accepte pas, elle est d’accord ou pas. Tout ce qui arrive encore s’est étendu à l’intérieur de Malkhout; elle ne peut pas changer ce qui s’est passé avant elle, les premières étapes, appelées les premières neuf Sefirot.

La totalité de la  science de la Kabbale est consacrée à la réaction de Malkhout (la création), à ce qui lui arrive. Si Malkhout ne sent rien et ne réalise rien, alors ce qui se passe est appelé le stade zéro. Quand elle reçoit seulement et commence à percevoir qu’elle comprend parfaitement le désir de recevoir, c’est la première étape, le niveau minéral.

Si elle sent qu’elle est dans le désir de recevoir, mais qu’elle n’est pas d’accord avec cela, alors c’est déjà le niveau végétal. Une plante a déjà sa propre opinion,  elle surmonte quelque chose, elle veut vivre sa vie. Mais elle ne peut pas encore effectuer ses propres mouvements, et elle ne comprend pas ses envies  internes.

Quand cela  commence à faire des mouvements par rapport à l’environnement, en essayant de ne pas en dépendre, et à se développer dans une direction en fonction de son caractère individuel, c’est déjà appelé le niveau animal. Et une telle personne diffère beaucoup de son environnement.

Le niveau suivant est quand quelqu’un commence à utiliser activement son désir de plaisir. Et puis il veut être individualiste, comme si le niveau végétal n’était pas d’accord pour obéir simplement aux ordres de sa nature, il cherche quelque chose de plus dans la vie. Il veut sortir des règles de l’environnement et se libérer de lui, comme le niveau animal. Et s’il veut aussi sortir d’être sous le contrôle du Créateur et devenir semblable à Lui, alors cela signifie qu’il a atteint le niveau humain.

Cependant, il est également possible de regarder le développement de ces phases de HaVaYaH d’un autre point de vue, de la façon dont la providence supérieure est révélée à la personne au dessus d’elle. Par ailleurs …

Si quelqu’un  est sous le plein contrôle du Créateur, cela signifie qu’il est complètement dans le don sans réserve, juste en ne s’en rendant pas compte. Toute personne dans le monde travaille à 100% pour le don sans réserve et travaille pour le Créateur.  Elle n’est opposée à rien et elle ne sait même pas qu’elle puisse résister. Elle agit en fonction de la façon dont le Créateur la contrôle, ce qui signifie qu’elle  est complètement dans le don sans réserve.

Puis, son égoïsme se développe et la personne commence à s’en rendre compte. Et puis elle comprend qu’elle est opposée à son Créateur. Et plus une personne se développe, plus son égoïsme se développe, c’est comme si  elle sortait du contrôle du Créateur et commençait à être en désaccord avec Lui. Bien sûr,  elle réalise tous les ordres d’en haut, mais la question est de savoir combien de ceci elle comprend, réalise et accepte.

Il s’avère que l’ensemble de notre jeu n’est pas dans les actions elles-mêmes, et non pas dans la façon dont nous disposons de nos vies, mais de voir si nous sommes d’accord ou pas avec les actions de l’Hôte au-dessus de nous.

Plus le désaccord est éveillé en une personne, plus elle a de revendications  envers le Créateur à propos de Ses règles, la plus grande étant la croissance de l’égoïsme. Et simultanément, avec cette opposition qui lui est révélée, elle a besoin de vouloir se corriger afin d’être à nouveau en accord avec Lui.

C’est pourquoi, «plus la personne est haute, plus grand est son égoïsme. » D’autre part, elle est déjà en train de réaliser des actions d’une personne mature et en vient à être semblable au Créateur et vers un accord avec Lui, s’abandonnant totalement au contrôle du Créateur, indépendamment de l’ensemble de la résistance de son égoïsme.

Ces phases de développement peuvent être vues dans notre désir de plaisir et le désir de donner sans réserve : HaVaYaH direct et opposé, ce qui signifie dans le désir et l’intention, l’esprit et le cœur. C’est ainsi que les niveaux de développement sont développés dans une personne. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 28/08/2011, Shamati

Le cercle: la qualité du Créateur

Dr. Michael LaitmanActuellement, une nouvelle gouvernance se révèle dans le monde –une gouvernance « circulaire ». Mais cela ne signifie pas que la gouvernance « en ligne droite » disparaît. Nous devons comprendre comment nous pouvons utiliser la ligne droite pour remplir les cercles, ce qui signifie comment combiner l’individu avec la société et quelle relation établir entre eux.

«Je» dois rester. Je suis celui qui gouverne et prend les décisions, comprend, atteint, et aspire « droit » à un certain objectif, mais je fais tout cela pour le bien  (circulaire) du don sans réserve, de l’amour, en m’annulant moi-même.

Il y a une contradiction apparente, comme il est écrit: «Celui qui souhaite vivre se tue», ou comme le Créateur commandant à Abraham  de sacrifier son fils Isaac, tout en promettant que la postérité entière découlera de lui. Nous ne comprenons pas comment cela pourrait être, mais c’est la façon dont la gouvernance circulaire est révélée à partir de l’autre côté. Et à cause de cela nous nous trouvons dans de tels états compliqués –cassés et pas clairs. Toutefois, en commençant à vérifier, examiner, et à être déconcertés par ces  états, ce faisant, nous nous rapprochons de la spiritualité!

En effet, le monde spirituel comprend ces deux formes. Jusqu’à maintenant nous avons existé sous une seule forme, la droite. Je presse, et d’autres pressent sur moi en retour-et ainsi nous vivons tous par la loi de la « force fait le droit ». Et même si nous voyons des relations opposées, telles que celle entre une mère et un enfant, elles sont aussi régies par la nature par l’intermédiaire de la ligne droite.

Mais la gouvernance circulaire ne se révèle que de nos jours, c’est pourquoi nous nous sentons tellement impuissants. Afin de progresser, nous devons la comprendre au moins un petit peu. Et pour cela, nous avons besoin des qualités comme l’amour et la foi au-dessus de la raison, qui transcendent la gouvernance  en ligne droite.

Elles sont évaluées et remplies par le travail dans la ligne droite, mais les qualités mêmes existent au-dessus du désir de  profiter. Et quand nous atteignons le désir de donner sans réserve, qui se revêt à l’intérieur du désir de plaisir via un  écran, nous restons dans la ligne droite, mais néanmoins nous nous faisons  semblables au «cercle».

Le cercle est la qualité du  Créateur, tandis que la ligne droite est la qualité de la créature. Mais puisque nous travaillons dans la ligne droite avec la foi au-dessus de la raison et le désir d’être semblables à ce cercle, nous remplissons les cercles.  C’est comme si le Créateur, nous avait abandonné cet endroit et nous avait donné la liberté d’agir. Et nous ne Lui demandons pas qu’Il retourne à  cet endroit, mais plutôt, nous commençons à travailler là, comme Il le faisait quand Il était là. Cela signifie que nous satisfaisons la sphère circulaire à travers la ligne droite.

De la  3 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 22/08/2011, Talmud Esser Sefirot

Comment surmonter le poids de l’égoïsme habituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est écrit que le travail intérieur doit devenir une habitude. Mais d’autre part, on doit quitter son monde et toutes ses habitudes antérieures, et entrez dans un lieu inconnu, de la façon dont le  Créateur  a fait partir Abraham, ou comme  traverser « la mer Rouge ». Comment puis-je franchir ce nouveau  chemin, car je pense que si je reste comme je suis, je vais rester au même endroit?

Réponse: C’est une observation très sage. L’habitude est bonne pour atteindre le niveau actuel. Mais afin de s’élever au-dessus, on doit quitter sa terre,  de la façon dont Abraham l’a fait. 
Laisser une vieille habitude signifie en acquérir une nouvelle. Mais nous sommes toujours en train d’acquérir une nouvelle habitude, une nouvelle nature, un nouveau degré.

Si je veux apprendre quelque chose, alors je prends exemple sur un spécialiste. Pour lui, cette science est devenue habituelle, mais pour moi- ça ne l’est pas. Il a une compréhension habituelle,  une atteinte, et un comportement, alors que je ne les ai pas. Mais je veux devenir  comme lui. C’est pourquoi je dois laisser mes habitudes, que j’ai acquises dans le passé et que j’ai au niveau actuel. Une fois que j’ai fini  de maitriser ce niveau, je m’attache à quelque chose de supérieur.

Cependant, quand je fais cela dans la spiritualité, je dois regarder le comportement interne du supérieur plutôt que le comportement extérieur. Je ne vois rien en regardant l’externalité. Je dois en quelque sorte discerner à quoi je dois m’attacher à l’intérieur de lui, ce qu’est la qualité que j’ai à révéler en lui, comment l’utiliser pour m’élever à son niveau et apprendre de lui.

Je dois lui demander de m’élever parce que je suis retenu par mes vieilles habitudes, comme par des freins. D’une part, elles me soutiennent à mon niveau, mais d’autre part, elles s’accrochent à moi et ne me laissent pas monter plus haut.

Je dois recevoir une force spéciale contre ces obligations, contre les habitudes, ce qui va me faire  sortir. Ces habitudes sont comme la gravité de la terre, comme un poids qui ne me permet pas de m’arracher à la terre. Si je pèse 70 kg , alors j’ai besoin d’une force plus grande que ce poids, afin de m’élever. Il faut au moins 71 kg. Sinon je ne vais pas monter.

Et la même chose arrive dans la spiritualité. Je dois demander au supérieur d’appliquer sur moi une force plus grande que mes habitudes et mes forces actuelles. Ce sont des mécaniques très simples.

Comment puis-je Lui demander d’annuler ma nature entière précédente, à laquelle j’étais tellement habitué ? Nous sommes comme des petits enfants qui sont si attachés à leur vieille couverture ou à un oreiller qu’ils s’accrochent à eux et n’acceptent pour rien au monde de s’en séparer.  C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement pour me permettre de laisser derrière mes  chères habitudes et acquérir quelque chose de nouveau, quelque chose de supérieur!

C’est comme si vous entendiez une voix intérieure vous dire, «Va, quitte ton pays»-c’est un réveil venant d’en haut. C’est ce que le Créateur a dit à Abraham. Nous sommes enterrés à l’intérieur de nos habitudes et sommes incapables de même penser à les quitter. A l’intérieur de mes habitudes, je me sens confiant et mieux que jamais. Si une personne ressent une quelconque aspiration à quitter ses habitudes, cela  lui vient d’En-Haut.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 19/08/2011, Shamati

Un sentiment qui ne peut être confondu avec autre chose

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand vais-je savoir que je donne sans réserve et que je ne reçois pas ?

Réponse: Vous savez que vous donnez sans réserve lorsque vous sentez que tout cela est fait par la force de la Lumière qui s’habille en vous et que la Créateur agit à travers vous, alors que vous êtes un instrument dans les mains de la force qui  s’est habillée en vous. Ensuite, vous serez vraiment en train de donner sans réserve.

Vous donnez sans réserve lorsque vous sentez que vous êtes heureux en dehors de vous-même, que vous êtes en d’autres, et que vous y effectuer des actions supérieures. La Lumière opère en vous. Il y a un esprit intérieur qui vous pousse et vous oriente. C’est une sensation qui ne peut pas être confondue avec autre chose!

Mais c’est le résultat de l’ensemble des actions précédentes, que vous faites contre votre volonté. Le plus important est le désir de donner sans réserve ! C’est comme si vous essayiez de démarrer une voiture, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle commence enfin à marcher ! 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/08/2011, Shamati