Category Archives: travail intérieur

«Je suis noire et belle »

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, Genèse, 183: L’obscurité est le noir dans la Torah, l’encre dans ses lettres. La lumière est le blanc dans la Torah, les parchemins sur lesquels les lettres sont écrites. Lorsque la lumière se revêt dans les ténèbres, il est écrit au sujet de la Torah, «Je suis noire et belle ». Lorsque la lumière- le blanc dans la Torah-part de là, la Torah dit: «Ne voyez pas que je suis noirâtre. »

Par la forme du livre, des lettres noires sur un fond blanc, nous voyons que c’est la couleur noire qui nous transmet toutes les informations. Bien que nous puissions dire le contraire: si nous entrons dans l’attribut du don sans réserve dans la lumière blanche de l’arrière-plan du livre, nous étudions la partie blanche en contraste avec le noir et non le noir sur fond blanc, mais blanc dans lequel il y a des petits trous noirs.

Par conséquent, deux choses ont été dites au sujet de la Torah: «Ne  voyez  pas que je suis noirâtre» et « Je suis noire et belle ». D’un côté, il y a la lumière, l’attribut du don sans réserve et d’autre part, il y a le désir, le récipient, l’attribut de réception. C’est pourquoi nous sommes dans un état de hauts et de bas quand nous ressentons et étudions le blanc en contraste avec le noir et vice versa.

Ceci est une étude dans laquelle on se complète l’un l’autre, et ainsi cela nous permet de voir non pas dans notre désir, et non pas dans l’attribut de réception, mais plutôt à partir de la perception de la partie supérieure, à partir de l’attribut du don sans réserve. Quand nous sommes dans notre propre désir, nous agissons à partir de nos lettres, à partir de l’obscurité sur le fond blanc de la lumière. Mais si nous sommes incorporés dans la partie supérieure, comme Galgalta ve Eynaim et HAP, nous apprenons de la Lumière de Ein Sof, car alors nous y sommes incorporés, et apprenons la Lumière blanche qui est dans les livres et non pas le noir.

Ainsi, nous apprenons un attribut en contraste avec l’autre, jusqu’à ce qu’ils se complètent et les lettres complètent le fond blanc et le blanc remplit la partie noire des lettres. Les lettres ne disparaissent pas, mais toute la Torah se tourne entièrement vers la Lumière, comme il est dit: « La nuit illumine comme le jour »

De la 2èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 01/02/2012, Le Zohar

La prière du pauvre

Question: Qu’est-ce que la « prière du pauvre » qui ne va pas sans réponse ?

Réponse: La prière du pauvre est la supplique de quelqu’un qui comprend que personne ne peut l’aider, sauf le Créateur. Il sent qu’il n’a aucun droit, aucun mérite, pas  de bonnes œuvres, pas de support, et qu’il n’a rien. Même son égoïsme n’est plus un soutien et c’est ce qu’on appelle la pauvreté totale.

Dans ce cas, seul le Créateur (à travers le groupe) peut l’aider. Ce plaidoyer pour de l’aide est la prière du pauvre pour le strict nécessaire, seulement pour sauver son âme.

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/2012, Écrits du Rabash

Au-dessus de l’abîme noir

Dr. Michael LaitmanComment pouvons-nous imaginer l’état supérieur, dans laquelle le Créateur vous révèle qu’Il aime tous ceux qui vous haïssent et déteste tous ceux que vous aimez, vous y compris? Il semble que cela ne vous apporte rien de bon et qu’il n’y a rien de pire que cela. Avant vous êtes tout en un, Pharaon, Bilam, Balak, Amalek et Hitler et vous savez comment surmonter cela, parce que cela aussi vous vient du Créateur, bien qu’indirectement.

Plus nous avançons vers l’amour, plus les obstacles rencontrés deviennent importants. Vous les surmonter et « l’ange de la mort » devient à vos yeux l’ »ange sacré « .

Question : Je ne comprends pas cet état. Après tout, le Créateur est encore perçu comme Bon et Bienveillant. Est-ce que je le vois à la fois avec la souffrance des autres et ma propre souffrance dans le passé ?

Réponse : Vous voyez toute la souffrance qui existe en  réalité ; C’est une image horrible : une souffrance monstrueuse, pas un seul gramme de plaisir, pas un jour de repos, que la douleur et la souffrance durant des milliers d’années lumière. La souffrance est partout. Il y a un vide total dans le désir de recevoir, non pas ici et là, pas de temps en temps, mais 100% de souffrance.

Cet état est appelé l’illumination de la Shekhina, et au-dessus de cet état, vous révéler le bien et la bienveillance. Sinon, comment serait-il possible de Le découvrir ? Si le Créateur ne vous apporte que le bien, alors vous Le découvririez dans des récipients égoïstes. Mais si vous Le découvrez dans toute la profondeur de l’abîme noir, qui est en face de vous, alors Il est découvert dans vos récipients de don, qui visent à donner sans réserve.

En outre, vous verrez qu’Il est bon qu’envers ceux qui sont aussi mauvais que Lui, et qu’Il est mauvais envers ceux qui sont bons, contrairement à Lui. Voici comment cela vous paraîtra.

Notre travail est seulement de nous élever au-dessus des récipients de réception. Si vous voyez que les actions du Créateur ne correspondent pas au désir de donner, cela vous apparaît intentionnellement comme un obstacle sur le chemin, au-dessus duquel vous devez vous élever.

Question : Et qu’est-ce que je découvrirai, après cette ascension ?

Réponse : Le désir de recevoir, le récipient général de Malkhout de Ein Sof, sous une forme totalement vide : les ténèbres, le désespoir, l’inquiétude et la peur, les épreuves terribles de Job, et vous le remplissez avec la Lumière de Hassadim et avec l’amour.

Question : Cela signifie, qu’après m’être corrigé, je me sens bien, peu importe combien l’obscurité m’est révélée. Et maintenant, je regarde le passé et que vois-je ? Ai-je souffert ou non?

Réponse : C’est déjà le prochain niveau, que vous devez déterminer. A Gmar Tikoun (fin de la correction), vous ne voyez pas que vous avez souffert, bien sûr.

Question : Et quelle est la souffrance que je ressens maintenant ?

Réponse : Maintenant vous n’êtes pas la même personne, que celle qui atteindra Gmar Tikoun. Finalement, vous ne vous reconnaîtrez pas dans votre état actuel. Les sentiments qui ont été laissés derrière ne sont pas vous.

Question : Alors, que suis-je maintenant ?

Réponse : Quelque chose de virtuel.

Question : Alors, pourquoi avons-nous besoin de tous les états présents ?

Réponse : Vous les sentez afin de vous préparer, quand vous faites tout ce qui est en votre pouvoir. Il est dit : «J’ai fait des efforts et j’ai trouvé. » Vous vous préparez, jusqu’à ce que vous trouviez, jusqu’à ce que vous vous éleviez au-dessus du Makhsom (barrière), jusque-là, le vrai «vous» n’existe pas.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Par Tes actions, nous Te connaîtrons

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans le «Introduction à l’Étude des dix Sefirot » Baal HaSoulam dit qu’une personne peut s’asservir et se forcer à respecter les 612 Mitsvot. Qu’est-ce que cela signifie ? De quelle action parle-t-il ?

Réponse : Après qu’une personne ait révélé ses 612 désirs dans l’ensemble des 125 degrés de son désir, dans toutes leurs formes et leurs incorporations, elle essaie de travailler sur eux avec l’intention de donner. Cet effort revient à demander un Massakh, qu’elle reçoit et avec lequel elle essaye de donner sans réserve. Ensuite, une personne satisfait tous les désirs des autres qui lui sont révélés.

Grâce à cette correction, elle atteint le 613e désir, le désir final d’amour, qui est l’incorporation de tous les autres désirs. Le désir général et complet est révélé à une personne, non pas comme l’un des 613, mais comme la combinaison de tous les désirs, la totalité du récipient spirituel, un désir totalement nouveau et inconnu qui ne peut pas être atteint de façon différente. Dans celui-ci, une personne découvre le Créateur.

Elle voit le grand récipient, qu’elle a rempli quand elle agissait avec l’intention de donner et qu’elle traitait comme le Créateur. Puis la personne comprend soudain le Créateur, et non ses actions, mais le Créateur Lui-même. Il est écrit: «Par Tes actions nous Te connaîtrons. » Maintenant, une personne comprend non seulement la bonté avec laquelle le Créateur nous comble tous, mais le Créateur Lui-même.

Nous ne savons pas ce que c’est. Il ne s’agit pas de l’attitude du Créateur envers nous, mais du Créateur Lui-même, dans une forme pure, sans considération pour nous. J’ai atteint une équivalence de forme avec Lui. Maintenant, je vois ce que signifie donner, et par ces actions, je L’atteins, j’atteindre la moitié supérieure de Kéter.

C’est ce que le Créateur veut de Ses créatures. La création tout entière existe pour cet ultime pic, tout là-haut. C’est là que déconnecté de la création, j’atteins le Créateur.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

L’audace ne fait pas de mal

Dr. Michael LaitmanQuestion: Puis-je me forcer à changer intérieurement? Y a-t-il une telle action ? Par exemple, si je pense constamment aux intentions des amis et m’en inquiète et que j’installe une alarme sur mon réveil pour me rappeler de le faire, serais-je capable de mesurer le résultat de ces efforts ?

Réponse : Je ne connais pas le résultat. Je fais des efforts et ne sais pas ce que je vais trouver.

Question : Comment puis-je examiner les choses de cette façon ? Quel est le but d’une telle étude ?

Réponse : sa réalisation. Si vous le faite, le résultat sera positif. Toutes les autres questions et réclamations proviennent de l’ego : «Que puis-je obtenir de tout cela?  Puis-je perdre quelque chose ?  »

Essayez de vous détacher autant que vous le pouvez : c’est une mission et je n’ai besoin de rien d’autre. Le réveil sonne et je pense aux amis. Puis ils disparaissent de ma vue jusqu’au cercle suivant. C’est tout.

Nous pouvons réussir. Le problème est la faiblesse intérieure : Vous n’avez pas le courage suffisant. Après tout, l’audace de vous diriger vers le ciel vous ouvre les portes.

Actuellement, vous voyez les choses avec votre intellect et sans attirer l’attention, vous essayez tranquillement de tourner la poignée et de vous faufiler à l’intérieur. Mais non, vous devriez frapper à la porte afin qu’elle s’ouvre.

Question : Comment puis-je acquérir cette audace auprès du ciel ?

Réponse : Le courage n’est pas de douter sans se décider : «Est-ce que cela vaut la peine? Peut-être ne sommes-nous pas dignes de cela encore ? Peut-être devrions-nous d’abord accumuler du pouvoir et de la connaissance … ». Le courage c’est de demander, bien que je sache que je ne le mérite pas. Je le sais et je le demande, comme si le Créateur me le devait.

Et cela est justifié. Je comprends que je ne peux pas sortir de mon ego, que le Créateur m’a créé de cette façon afin que je ne puisse pas vraiment me connecter aux amis. Je sais que je suis debout devant un mur, parce que je l’ai découvert après avoir fait des efforts. J’ai déjà essayé beaucoup de choses et j’ai déjà atteint certaines choses, mais toutes mes réalisations sont futiles en face de ce mur. A chaque fois le mauvais penchant m’envahit et me dit: «Attends un peu, tu dois encore finir ce que tu n’as pas eu la chance de finir. Peut-être dans un mois ou deux, peut-être rafraîchis encore Shamati, et accumule plus de force … mais maintenant, tu n’es pas encore prêt. Laisse les autres essayer.  »

Il faut de l’audace ici, un courage très sérieux et profond : «je le mérite et c’est tout. » Ce n’est pas une attaque insensée, mais un calcul prudent. J’emporte avec moi les efforts que j’ai fait, je ne fait pas que demander simplement des choses, et je le fais ensemble avec les amis. Que nous ressemblions à un gang de criminels et non pas à un groupe solide, ne fait aucune différence, nous demandons sans hésiter, comme de braves gens qui ne renonceront pas.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Le don sans réserve ne paie pas les impôts

Dr. Michael LaitmanLo Lishma (pas en Son nom), c’est quand je consens à être partenaire avec le Créateur. Je n’ai pas d’autre choix car après tout je veux atteindre tout ce qui existe dans le monde. C’est la manière dont je commence, comme un égoïste, comme nous tous.

Mais après, je désespère d’acquérir ce qui est souhaité. Si c’étaient des acquisitions corporelles, j’exercerais plus d’efforts car je sais que c’est l’astuce, ou bien j’irais étudier dans une université si des connaissances sont nécessaires, ou je le volerais, mais d’une façon ou d’une autre je voudrais obtenir ce que je veux.

Mais si mon objectif est au-dessus de ce monde et que je veux atteindre la racine de mon âme, pour découvrir le but de ma vie, d’où elle vient et quel est le plan pour elle, alors je ne vais pas être en mesure de trouver cela dans ce monde. Et c’est ici que nous voyons que nous n’avons pas le choix, et que nous ne pouvons gérer par nos propres forces, et c’est ainsi que nous arrivons à la sagesse de la Kabbale.

Et ici, on me dit, « Voulez-vous atteindre cela? C’est possible, mais pour ce faire vous avez besoin de donner sans réserve au Créateur. »Et  alors je perçois le Créateur comme un partenaire, comme le fisc, où je pense que je peux gagner pour moi-même, à condition que je Lui alloue le pourcentage qu’Il mérite.

Si c’est Son système, Il a créé le monde, et je suis dans ce monde comme un travailleur, comme un exécutant, alors pour moi ce que demande le propriétaire est clair. Comme il est écrit: « La boutique est ouverte et le propriétaire fait crédit. Le livre est ouvert et la main écrit. Et quiconque désire emprunter peut emprunter ».Ainsi inconsciemment, je sens que le Créateur est mon partenaire Qui va demander Sa part.

Lo Lishma , c’est mon accord de partenariat avec le Créateur. En vérité, je voudrais tout gagner pour moi et ne partager avec personne ; je tiens à continuer dans la spiritualité comme dans la matérialité, dans  les mêmes conditions. Mais il n’y a pas le choix, je suis obligé de partager: «Dites-moi de  combien Vous avez besoin, je suis d’accord. »

Même si c’était de 99%, mais si l’un pour cent qui reste m’est cher, alors je suis prêt à travailler pour cela. L’ouvrier de l’usine travaille pour un salaire de 1.000 euros par mois, tandis que le propriétaire de l’usine peut faire des millions. Ici, c’est la même chose. Par conséquent, je souscris à un accord de partenariat avec le Créateur, et c’est ce que chacun de nous fait. Nous n’avons pas à nous mentir à nous-mêmes. Notre ego ne comprend pas une autre façon.

Et voici le point clé: Comment dois-je me rapporter à ce partenariat? Dois-je apporter mon égoïsme à ce partenariat et diviser: C’est à moi et c’est à Vous ?

Parfois, j’ai envie de prendre tout pour moi. Parfois, je suis d’accord pour donner tout pour Lui, mais bien sûr, c’est à la condition que je reçoive aussi quelque chose. Inconsciemment je veux dire, dans mon accord à tout donner, dans tout cela il devrait y avoir un certain gain pour moi.

Autant que mon état ​​de Lo Lishma me semble un état parfait, quand je veux tout donner pour le Créateur, je me vois en imagination comme en adhésion avec le Créateur, et donc tout ce qu’Il reçoit sera à moi.  Ainsi, je suis prêt à Lui donner comme à mon bébé, où je ne suis pas désolé pour tout ce que je Lui donne, puisque la nature m’oblige à sentir que c’est à moi. C’est comme si c’était moi, moi et encore plus important que moi.

Que je le veuille ou non, je n’ai pas d’autre choix que d’être situé dans ce type de partenariat inconscient, qui est bénéfique pour l’ego, comme avec l’impôt sur le revenu. Et si c’est possible d’une certaine manière  de dissimuler les impôts, alors il est clair que cela ne fonctionnera pas avec le Créateur.

Ainsi, si nous le reconnaissons, nos désirs pour atteindre le don sans réserve au Créateur sont égoïstes, c’est un jeu «fixé» depuis le début. Nous pouvons convenir de donner sans réserve seulement par désespoir, par un manque de choix, ou dans l’attente de recevoir un paiement. Tout le monde veut un partenaire puissant qui contrôle tout ; c’est une alliance très rentable. Ceci est la base de toutes les religions.

Mais notre objectif est de reconnaître l’alliance égoïste à ce point, et de la corriger. Comme c’est surtout en ce point que nous nous battons: soit ma relation avec le Créateur va devenir ma « potion de mort » soit mon  «élixir  de vie ». Vais-je aller de Lo Lishma  à Lishma ou rester complètement dans l’ego mortel? Voici le point critique.

De la 4 èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 11/01/2012 « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

L’indifférence est pire que la haine

Dr. Michael LaitmanLa haine est inséparable de l’amour. Ce principe devrait être ancré en moi afin qu’il devienne mon programme de relation avec le monde, à travers lequel je regarde tout. Dans cette forme, je serai toujours dans la ligne médiane, dans le tiers médian de TifferetKlipat Noga, au point de mon libre choix.

Sinon, je ne peux pas m’orienter et ne sais pas où je suis: dans le domaine du don sans réserve ou dans la réception, ou bien dans le brouillard complet. Jusqu’à ce que je forme deux lignes opposées, je ne suis pas dans le monde, ce qui peut être une réalité.

Alors nous passons par des hauts et des bas si nombreux jusqu’à ce que nous commencions à comprendre la faiblesse de n’être seulement que dans la ligne droite ou seulement dans la ligne gauche. Etre juste à droite ou juste à gauche est un état ​​égoïste, Klipat Ismaël ou Esaü.

Et si je suis dans la ligne droite et dans la ligne gauche afin de les relier et de m’élever au-dessus de sorte que la ligne droite est toujours un peu plus élevée que celle de gauche (car il ya toujours une inclinaison vers la droite), alors je construis la ligne médiane.

Mais elles sont toutes les deux présentes et se soutiennent mutuellement. Grâce à ce système de deux lignes, il est possible de voir l’importance du don sans réserve, en comparaison à la réception. Et s’il n’y a pas de réception, comment peut-on vérifier?

Par conséquent, la haine et le rejet doivent exister. Une personne, qui n’est pas en contact étroit avec ses amis, ne veut pas se connecter, et reste à l’écart, pourrait avoir d’excellentes relations avec les autres, pourrait être un bon ami, calme et tranquille, mais sans être  impliqué dans le travail.

D’autre part, quelqu’un, qui est volatile et qui argumente et qui ne peut s’entendre avec personne, peut-être en mesure d’établir un contact intérieur avec des amis. Non seulement avons-nous besoin de considérer ce critère de vérification à l’aune de telles apparences, mais tout le monde a besoin de s’examiner soi-même à l’intérieur.

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 31/03/2012, Écrits du Rabash

Un cadeau se situe dans le cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je offrir un cadeau à mes amis, si nous sommes connectés virtuellement?

Réponse: Donnons-nous des cadeaux matériels aux amis quand nous les rencontrons en personne? Un vrai cadeau est dans le cœur. Si nous avons vraiment des cadeaux pour nos amis, alors ils vont le sentir. Celui qui donne un cadeau est appelé supérieur et celui qui le reçoit est appelé inférieur. Et ils sont appelés amis quand le récepteur se sent donneur du cadeau et l’accepte avec amour et joie, car il comprend que c’est une expression de l’amour de l’ami envers lui, et en recevant le cadeau il réagit réciproquement avec amour.

Un cadeau n’est rien d’autre qu’un stratagème, et c’est pourquoi il est peu important qui donne et qui reçoit ; les deux sont égaux. Si nous pouvons construire ce type de relation entre nous, alors nous nous ressentirons l’un et l’autre comme une mère qui ressent son enfant de loin. Après tout, l’amour est plus puissant que la distance. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 29/01/2012, Écrits du Rabash

Une maladie congénitale: la haine des amis

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je me tenir dans le groupe alors même que j’ai l’impression de les haïr ?

Réponse: ce n’est pas terrible. Tout le monde ressent cette haine. Voyez  ce qu’il est dit au sujet des élèves de Rabbi Shimon: des gens si grands et combien de haine a été révélée entre eux. Nous devons regarder cela comme un médecin qui traite une maladie, et traiter comme un fait donné sans blâmer personne.

Nous devons accepter la haine naturelle et essentielle, et nous devons vivre avec elle. Nous devons connaître notre nature et en même temps essayer de nous élever au-dessus et de construire les relations spirituelles entre nous.

Partout où notre travail commun avec l’aide de la Lumière a lieu au-dessus de nos ego, c’est là où nous traitons la haine comme un médecin traite un patient. Quand un médecin examine le patient, il ne prend pas en compte sa personnalité, mais plutôt examine la maladie et la guérit. Voilà comment nous devrions agir.

L’ego nous est donné d’en haut afin qu’avec son aide, au-dessus, nous allons construire cette connexion avec l’autre. Si vous ne sentez pas la haine des amis à l’intérieur de vous, vous ne l’avez simplement pas encore découverte. 

De la 1erepartie du cours quotidien de Kabbale du 29/01/2012, Écrits du Rabash

 

Tête et corps – Pensée et action

Dr. Michael LaitmanLe Partsouf spirituel se compose d’une tête (Rosh) et d’un corps (Gouf). Le Gouf met en pratique les décisions de «Rosh ». La partie qui tend à acquérir la similitude avec les forces supérieures démontre son intention, sa puissance, son besoin, et qui met en œuvre ses propres décisions est appelée la «tête».

Initialement, le Créateur créa un seul désir, le désir de recevoir. Il n’avait ni tête ni corps. Sous l’influence de la Lumière, le désir lui-même se reconstruisit ; il traversa quatre phases et arriva à un point où il commença à comprendre qu’il lui fallait devenir semblable à la force supérieure et qu’il lui fallait acquérir l’attribut du don. Le système qui émerge et crée en lui une conséquence de cette décision, est appelée «tête» (Roch).

Ces processus ont eu lieu dans un seul désir ; il est considéré comme la tête à la condition que ses parties soient connectées au niveau de la pensée, de l’intention, et avec la reconnaissance de l’importance d’un tel lien. Les mêmes désirs qui sont activés par une telle intention sont appelés le corps. Il y a une partie du corps qui est capable d’exécuter les décisions de la tête ; c’est la partie interne, Tokh. En outre, il y a une partie qui n’est pas capable de le faire,  Sof.

La division de la tête et du corps (Rosh et Gouf) a lieu dans le même désir. Dans notre corps physique, ceci se manifeste par le fait que la tête se trouve au-dessus du corps. Cette position reflète un processus spirituel : d’abord, la tête prend une décision, et ensuite elle commence à être mise en œuvre à travers le corps.

Tout se passe au sein d’un seul désir, mais les connexions entre les désirs qui sont de nature plus sophistiquée (comme les pensées, les intentions, et les clarifications) sont considérées comme la tête. Une épaisseur importante (appelée Aviout) est ajoutée au réseau que nous appelons la tête, à toutes ces liaisons et fils qui sont responsables des calculs et des clarifications ; et tout l’ensemble est appelé un corps.

Auparavant, le désir n’était qu’un corps. Cependant, juste après la première restriction (Tsimtsoum Aleph), il décida qu’il voulait se construire à nouveau; pour cela, il lui faut une tête. Le corps lui-même se restreint, car il ne pouvait pas accepter de se sentir opposé au Créateur; à ce moment, il choisit d’acquérir une nouvelle tête.

Les pensées, les aspirations, les intentions et les plans qui conduisent le désir vers la Lumière sont appelés la tête. À ce stade, elle commence à recevoir le pouvoir de la Lumière pour l’amour du don et devient ainsi similaire à la Lumière.

Si l’on regarde l’échelle spirituelle, nous ne voyons que des têtes. Les corps sont à l’intérieur. Nous ne voyons que les têtes Partsoufim, l’un sous l’autre. Les corps sont nécessaires seulement pour mettre en œuvre des décisions qui sont prises par la tête et aussi pour donner naissance à une autre tête !

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/01/12, « Etude des dix Sefirot »