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Marrcher droit vers le Créateur sur une corde tendue

Dr. Michael LaitmanLe mal entier a été préparé pour nous d’En Haut lors de la brisure des récipients. Alors, comment pouvons-nous dire que les créatures pêchent si c’est ce que le Créateur a fait, le résultat de Ses actions? Tout ce que l’homme fait sera toujours la conséquence des actions du Créateur. Nous pouvons toujours pointer à la source d’où tout vient. Lui-même reconnaît la création du mal et rien d’autre que le mal: « J’ai créé le mauvais penchant » (« Barati Yetzer Ara »). 

Le seul libre arbitre qui nous permet de choisir entre le bien et le mal et demande la correction du mal en nous est réalisée avec l’aide de l’environnement. Lorsqu’une personne se tourne vers le groupe, elle découvre un « espace vide », Klipat Noga, qui n’appartient ni au Créateur, ni à la créature. Bon ou mauvais il n’est déterminé que par son libre choix.

Lorsque vous travaillez avec le groupe vous commencez à voir que le Créateur vous a laissé quelque chose où vous pouvez prendre une décision. Il s’agit d’un point particulier de votre indépendance. Si vous commencez à créer l’image du Créateur à partir de ce « blanc », ce point libre, et décidez que vous voulez devenir comme Lui, vous serez appelé «Homme».

Toutefois, vous avez encore besoin de révéler ce point. Jusqu’à présent, le Reshimo (souvenir) de la brisure est révélé en vous. Ce point est un rudiment d’un écran, que vous avez besoin de construire à partir du Reshimo. Il est révélé à travers notre travail avec le groupe.

Nous nous débarrassons de l’accumulation des coquilles (Klipot) et de différentes habitudes avec nos efforts internes nous découvrons soudainement quelque chose qui n’appartient pas au Créateur en dessous d’elles. C’est vraiment un miracle. En ce moment une personne doit dire: « Le monde entier dépend de moi. A chaque instant je le dirige vers le bien ou vers le mal avec ma décision ».Ensuite, une personne passe tout son temps comme un funambule sur un câble tendu; à chaque instant, elle doit prendre une nouvelle décision dans le sens du bien pour s’assurer qu’elle ne va pas tomber du câble tendu. Cela signifie qu’à chaque moment elle choisit de parcourir le chemin de la vérité.

C’est pourquoi le Baal HaSoulam dit que le chemin vers le Créateur est un fil très mince, et que la personne qui marche doit aire très attention pour s’assurer qu’elle ne porte pas à droite ou à gauche. Pourtant, tout cela se passe sous la condition que la personne découvre le point où commence la corde: c’est son libre choix dans son travail avec l’environnement. Tous les points suivants sur lesquels elle marche sont les points de sa bonne connexion avec l’environnement, qu’elle choisit alors qu’elle réalise son libre arbitre.
Une personne construit sa propre corde avec les points qu’elle découvre. Elle marche d’elle-même à travers eux, à chaque fois qu’elle se dirige elle-même et le monde entier vers le bien. En fait, rien n’existe avant, ni le point qu’elle découvre, ni la corde avec ces points, le droit chemin vers le Créateur.

Le chemin n’est pas extensible à partir du Créateur vers nous. Nous ne recevons que les Reshimot, qui restent sur tous les degrés de la descente de haut en bas. La corde n’existe pas, mais nous la construisons nous-mêmes de bas en haut. A la fin, c’est précisément ce que nous appelons l’«Humain».

Tous les Partsoufim que nous reconstruisons du bas vers le haut ne sont pas les mêmes Partsoufim qui existaient lors de la descente de haut en bas. C’est parce que lorsque nous montons les degrés, nous révélons chaque degré 620 fois plus grand que ce qu’il était pendant la descente. C’est un degré complètement autre, que nous construisons nous-mêmes.

Le Zohar: à propos d’Adam HaRishon et d’Abraham

Dr. Michael LaitmanLe Zohar,à propos des corrections majeures


Adam a été la première personne à découvrir l’ordre des actions qui mènent à la réussite spirituelle. Il a transmis cette sagesse à ses disciples de «bouche à bouche ». Et tout le monde peut ajouter à son ami (Le Baal HaSoulam, « L’enseignement de la Kabbale et son essence »).

Un: Le créateur est Un, toute la réalité est incluse en Lui, à tout moment, tout découle de Lui, il est parfait en dépit de l’imperfection apparente de la création. Les kabbalistes appellent cette recherche «Un».

Abraham a jeté les bases de cette étude. Dans son Livre de la Création, il est arrivé à la conclusion qu’il n’y a pas deux autorités différentes du bien et du mal, mais tout est régi uniquement par le Bien (Baal HaSoulam « Le caractère de la Kabbale »).

Le Livre du Zohar, Préface (abrégée)


1. Abraham est la racine de la miséricorde dans les âmes. C’est pourquoi il a corrigé l’âme commune (Shechina) et l’a rendu apte pour être remplie par la Lumière de la miséricorde.

Mais si la Lumière de la miséricorde (Hassadim) était restée dans l’âme des disciples d’Abraham (le «peuple d’Israël», le groupe qu’il a créé), ils ne seraient pas en mesure d’exercer leur désir de recevoir du plaisir. C’est pourquoi la correction de la miséricorde n’a pas complété la Pensée de la Création. C’est parce que l’idée principale derrière la Pensée de la Création est de faire plaisir aux créatures particulièrement en recevant satisfaction de Lui.
2. C’est la raison pour laquelle Abraham (l’attribut de don sans réserve) a donné naissance à Isaac (la propriété de réception). À la suite de la correction d’Abraham, Isaac a découvert l’existence de l’âme commune qui était dans l’état d’une perfection complète remplie de la lumière de la miséricorde. Il a ensuite senti son désir de recevoir la perfection totale qui a été déterminée au préalable par la Pensée de la Création.

En d’autres termes, Isaac a éveillé en cela le désir de recevoir du Créateur pour l’amour du don sans réserve qui signifie que le désir de recevoir émerge seulement en raison du désir de Un qui donne sans réserve; si Celui qui donne sans réserve n’avait pas eu ce désir, l’âme ne posséderait pas le moindre désir de recevoir quoi que ce soit de Lui.

Ce type de réception pour le plaisir de donner est considéré comme le don sans réserve car c’est une qualité qui n’est pas soutenue par l’égoïsme. Elle a complètement corrigé le désir général (Shechina) de recevoir la totalité de l’abondance qui a été programmé au moment de la création.

3. Toutefois, puisque le monde n’était pas prêt pour une correction complète, le méchant Esaü est apparu et a corrompu le processus de correction.

Ésaü n’a pas suivi «recevoir uniquement pour donner sans réserve», comme pour la correction d’Isaac, il a péché en recevant « pour lui-même. » Même quand il a compris que Celui qui donne sans réserve ne voulait pas qu’il reçoive, il a continué à recevoir du plaisir pour lui-même et c’est pourquoi les Klipot sont « s’unir » à lui.

Puisque Jacob connaissait le « défaut » d’Esaü, il a corrigé l’Ame dans la propriété de l’inquiétude. C’est pourquoi il est dit: «sa main saisissant le talon d’Ésaü ». Par conséquent, les corrections d’Abraham et d’Isaac étaient unies et aucune faute ne s’est produite.
4. Mais cette correction n’est pas définitive car elle résulte de la crainte du péché qui vient du «talon d’Ésaü ».Lorsque la correction complète a lieu, la crainte du «talon d’Esaü » est annulée, et l’inquiétude apparaît sortant de la grandeur du Créateur. La crainte de Jacob sert à corriger toutes les générations du peuple d’Israël jusqu’à ce que la correction complète soit atteinte.
5. Tout le monde doit passer par la correction, et, ce faisant percevoir l’âme créée par le Créateur. Cela signifie obtenir les qualités « de nos patriarches. »

C’est seulement après l’acquisition de ces propriétés, que commence la correction de l’âme; elle prend son envol à partir du même endroit d’où Jacob partit pour nous, ce qui signifie en élevant l’inquiétude à un degré auquel elle dépend uniquement de la grandeur du Créateur. Par la suite, la Lumière Supérieure est attirée par cette propriété élevée de l’inquiétude pour nous guider vers une correction complète.
6. La raison de toutes les afflictions qui émergent dans ce monde est exclusivement pour corriger le désir de recevoir dans les âmes afin qu’elles soient prêtes à recevoir toute l’abondance incluse dans la Pensée de la Création.

Êtes-vous riche ou pauvre?

Dr. Michael Laitman

Le Zohar, le chapitre « Vayikra (le Seigneur a appelé), » Point 129: … L’offrande des pauvres est la plus légère : deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. Et si non, ils apportent un peu de farine et ils sont ainsi pardonnés. A ce moment-là, il est déclaré et dit: «Car Il n’a ni mépris ni dédain pour l’humilité du pauvre», puisque l’offre des pauvres est la plus louée.

 

 

Cela parle d’une personne, avec quel degré de désir (Aviout) elle peut travailler en vue de donner. Dans la mesure où son désir de recevoir lui est révélé, elle prend des parties, les plus grossières et les plus épaisses, et si elle est capable de travailler avec elles afin de donner sans réserve, elle est appelée riche. Et si elle ne peut prendre que les plus petites, et les plus faibles parts de son désir de recevoir et de les apporter en sacrifice, c’est-à dire les rapprocher du Créateur, elle est appelée pauvre.

Le mot «sacrifice» (Korban) dérive du mot «rapprocher» (Lekarev). Selon la partie de son désir de recevoir avec laquelle une personne se rapproche du Créateur, afin de l’utiliser pour le don sans réserve, elle est appelée riche ou pauvre. Le riche apporte plus et le pauvre moins; chacun dans la mesure où il est capable de travailler avec sa volonté de recevoir pour donner sans réserve. « Sacrifice » est appelé le désir de recevoir que j’ai déjà utilisé pour recevoir, mais maintenant en me rapprochant du Créateur, et, ce faisant, en le transformant à partir d’une réception à un don sans réserve. En raison de cette nouvelle volonté de recevoir, je suis devenu plus proche du Créateur et je suis monté d’un degré sur l’échelle vers l’adhésion avec le Créateur.

Un jeu: marcher dans l’inconnu

Dr. Michael LaitmanSe mouvoir dans un nouvel état inexploré que nous avons encore à découvrir, créer et sélectionner les actions appropriées, est appelé un jeu. Jouer, néanmoins, est une activité sérieuse, qui porte l’élément de l’inconnu. Pendant le jeu, nous étudions nos capacités, inclinations, et les objectifs, ainsi que leurs résultats. À chaque répétition, une personne va de l’avant vers un état inconnu.
Comment peut-on avancer dans l’inconnu? Si nous connaissons les états du début et de la fin, cela signifie que le programme est déjà en nous et que nous sommes tout simplement en train de le mettre en œuvre quand nous allons d’un état à l’autre. Toutefois, nous ne grandissons pas de cette manière. Marcher vers un état connu ne se traduit pas par l’acquisition d’un nouvel état, mais c’est seulement une accumulation d’expérience. Si une personne sait ce que l’état suivant devrait être, alors elle est en lui, elle est déjà en lui.
La «croissance», d’autre part, signifie que l’on acquiert un état totalement nouveau et que l’on devient la personne que nous ne sommes pas encore aujourd’hui. Comment pouvons-nous faire cela de la manière la plus rationnelle, mûre, et correcte si ce n’est avec l’aide d’un jeu, d’une simulation? La nature elle-même nous pousse sans cesse à apprendre en jouant.

Le même processus peut être observé aux niveaux minéral, le végétal, et et  animal. Afin de continuer à avancer, une plante emploie des processus similaires au sein d’elle-même, comme un jeu. Si nous étudions la plante pendant sa croissance, elle semble identique à la nôtre aux niveaux animés et humains.
Une personne doit imaginer correctement l’état suivant en elle-même, si bien qu’elle reçoit d’elle la force de la croissance. Par conséquent, la présence du Créateur dans chaque créature est obligatoire. On peut faire un pas en avant que s’il existe déjà en lui. Une personne doit consciemment et délibérément attirer la Lumière du Créateur, qui vient de sa « moitié » cachée supérieure.

Par conséquent, une personne construit un modèle d’un état plus avancé en utilisant le groupe, qui est un simulateur du Monde de l’Infini, des états spirituels, et du don sans réserve mutuel. Quand une personne accomplit diverses actions, elle s’attend à ce que la Lumière agisse sur elle pour lui faire savoir que l’état le plus exact possible a été trouvé. Quand cela se produit-il? Lorsque la Lumière se revêt en elle.
La Lumière reste dans le repos absolu. Nous avons seulement besoin de trouver notre ressemblance avec elle. De toutes les formes possibles, dès que nous choisissons la forme similaire au Créateur, Il nous remplit immédiatement et nous nous unissons les uns aux autres. C’est ce qu’on appelle l’état suivant. De cette manière, nous avançons.

S’élever à une dimension supérieure

Dr. Michael LaitmanQuand les âmes s’unissent, une personne découvre une nouvelle réalité. Actuellement nous faisons l’expérience de vivre en ce monde, qui se situe au niveau de l’existence individuelle, chaque partie est déconnectée de l’organisme tout entier. Pourtant, bien que toutes ces pièces soient en vie et conscientes de leur existence individuelle, il y a une différence entre un corps qui est entier et un corps dont les parties sont déconnectées. 

À l’heure actuelle, chaque individu déconnecté reçoit une bouée de sauvetage et de maintien de la vie, comme un organe extrait du corps pour une greffe dans un autre organisme. Par conséquent, ils sont comme des «organes prêts-à-greffer » maintenus en vie, qui assure qu’ils ne descendront pas en dessous de l’existence animale. Ces organes se considèrent comme vivants dans cette réalité. C’est ce que nous sommes.

 Si nous; un groupe de tels organes, désirons nous unir et le demandons, alors notre volonté collective (la prière appelé MAN) tire d’En-Haut (à partir d’un niveau plus élevé) la force qui nous unit. Par la suite, dans notre unité nous percevons la réalité spirituelle, comme un corps dont les organes commencent à se connecter les uns aux autres.

 

Ainsi, l’organisme tout entier expérimente une vie différente, non pas l’existence que chacun d’entre eux a vécu séparément en s’efforçant de survivre au degré de l’animalité. Nous remontons du niveau animal de l’existence à un nouveau niveau appelé l’homme.

La sensation de cette vie collective de tous les « organes du corps » (l’âme collective) est appelée le monde spirituel. Nous allons même plus être capables de percevoir l’existence préalable comme la vie parce que nous ne vivons plus pour survivre, mais soutiendrons les autres lignes de vie. La lumière nous donne une réalité complètement nouvelle et différente.
Notre vie antérieure au niveau animal semblera très basse et pas souhaitable. Nous en aurons besoin dans le seul but d’absorber les désirs de ceux qui vivent encore dans notre monde comme des animaux: ce sont les désirs qui n’ont pas rejoint notre connexion pour le moment. Peu à peu, ils commencent également à monter. Toutefois, après avoir atteint notre vie spirituelle, ce niveau inférieur ne sera pas nécessaire puisque nous serons tous montés à une dimension supérieure.

A la fin du dernier exil

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, Chapitre « Vayikra (Le Seigneur a appelé) », Point 80: Quand il arriva à elle , il vit qu’elle était couchée dans la poussière. Qui a vu la gloire de la reine à cette époque, et que le roi la demande ? Finalement, le roi la prit dans ses bras, la souleva, et l’amena dans son palais. Et il lui jura que jamais il ne s’en séparerait désormais et ne sera jamais loin d’elle.
A chaque fois la rupture est plus grande et les exils sont plus réels. Le dernier exil ne peut même pas être comparé à celui qui le précède. C’est parce que la différence entre eux est dans la révélation du mal dans l’épaisseur de la volonté égoïste (Aviout) sur le niveau de Aleph (Ego-1), Bet (Ego-2), Guimel (Ego-3), et Dalet (Ego-4).

L’égo-4 a été révélé pendant le dernier exil, tandis que tous les exils précédents n’étaient que la préparation de celui-ci. Après tout, c’est l’égo -4 qui doit être corrigé. Tous les autres exils (ainsi que tous les autres niveaux de l’ego) n’existent pas par leurs propres moyens, tout comme le minéral, le végétal, et les niveaux animés doivent exister dans le seul but d’engendrer le genre humain, l’Ego-4.

 

De même, le quatrième niveau de l’élaboration du désir, Malkhout, ne peut pas devenir révélé sans les niveaux 0,1,2 et 3. Mais c’est particulièrement Malkhout au niveau 4 qui est le but, toutes les corrections se produisent en elle.

 

C’est pourquoi ce dernier exil est spécial, il correspond au niveau «humain» dans le désir de recevoir du plaisir. C’est précisément dans celui-ci que les besoins, les aspirations, les désirs et les objectifs du Créateur sur toutes les créatures (y compris les niveaux 0,1,2 et 3), ce qu’Il veut d’elles, se révèle.

 

De même, ce quatrième et dernier exil à son tour est divisé en sous-catégories: minéral, végétatif, animal et humain. Il a commencé il y a près de 2.000 ans, mais c’est seulement maintenant que nous entrons dans le quatrième, le niveau de l’homme du quatrième exil. Maintenant, c’est quand nous mettons en évidence le manque de respect sur le plan humain. Nous assistons à la dépression, l’éclatement de la cellule familiale, la crise dans l’éducation, et tout ce qui a trait au niveau «humain». La faim (niveau animé) n’est plus le principal problème. Maintenant, la question principale ce sont les problèmes intérieurs du niveau de l’homme qui n’existait pas dans les états antérieurs.
C’est pourquoi le roi envoya la reine dans un long exil quelque part au loin. D’autre part, Il a besoin de lui donner la possibilité de sortir de cette descente, de veiller à ce que cette sortie ait un lien avec Lui, sur le plan humain. Ainsi, Il doit progressivement dévoiler cet état brisé et Se révéler en elle. La reine se trouve dans la poussière, tandis que le Roi doit se révéler à elle dans cet état précis.

Peut-on étudier l’espagnol comme le Zohar?

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Dans la Kabbale, l’avancement dépend de l’intention et le désir d’apprendre la matière. Est-il possible d’étudier une nouvelle langue en construisant la bonne intention? Supposons que je veuille apprendre l’espagnol. Je ne comprends pas, mais je veux un manuel pour m’influencer. Je fais des efforts pour maintenir mon désir d’acquérir des connaissances de celui-ci. Vais-je apprendre l’espagnol de cette façon? Ou est-ce cette méthode s’applique uniquement aux livres kabbalistiques, comme Le Zohar? 

Ma réponse: Le Livre du Zohar n’a pas besoin de votre compréhension, ce qui signifie que vous n’avez pas besoin de le comprendre pour devenir un kabbaliste. Vous ne comprendrez vraiment rien jusqu’à ce que vous deveniez un kabbaliste; quoique décrive Le Livre du Zohar cela vous sera caché.

Vous lisez Le Zohar seulement pour attirer la Lumière Supérieure. Lorsque Lumière Supérieure commencera à vous influencer et à vous élèver à un nouveau niveau, vous obtiendrez une vision de ce que vous lisez. C’est alors seulement que vous le comprenez. Jusqu’à ce que la Lumière Supérieure vous élève, Le Zohar restera un mystère pour vous.

 

Question (suite): Donc je ne vais pas apprendre l’espagnol sans le comprendre? En d’autres termes, je ne peux pas mettre un manuel en espagnol en face de moi et attendre jusqu’à ce qu’il m’influence. Cela ne se produira pas.

Ma réponse: Non, un manuel en espagnol ne vous influencera pas, mais Le Zohar oui. Quand il s’agit du Zohar cela ne dépend pas de la connaissance, mais seulement de l’impact de la Lumière Supérieure sur vous.

Comment définissez-vous le bien et le mal?


Le Zohar, Chapitre « Vayikra (Le Seigneur appela) », Point 87: Puisque la Torah est sortie de Bina, les premières tables furent écrites de Bina, quand il est écrit « Harout [gravée] sur les tables, ne lisez pas Harout [gravée] avec un Kamatz [signe de ponctuation], mais Hérout [liberté] », avec un Tséré [autre signe de ponctuation]. C’est la véritable liberté car c’est l’endroit d’où toute la liberté dépend, car il n’y a pas de liberté de toutes les Klipot sauf par les lumières de Bina. De plus, il n’y a rien dans la Torah qui soit divisée ou qui n’aille pas à un endroit, Malkhout, ou qui ne se réunisse pas dans une source, Yessod.
Nous sommes la matière de la création, la volonté de nous délecter, de nous satisfaire. Ce désir est seulement en mesure de recevoir. Si l’intention au cours de cette volonté est de «recevoir» ou «pour soi-même», alors nous appelons cette intention (mais pas le désir) le «mal».
Le désir est la matière qui ne change pas. Il ne peut pas être considéré comme bon ou mauvais. Seule l’intention détermine si le désir est bon ou mauvais. Et c’est là que réside notre liberté de choix.

Nous n’avons pas la liberté de choix quant à nos désirs sur le minéral, le végétal, et les niveaux animés. Nous ne pouvons rien changer au sujet de ces désirs. Ce fait est également confirmé par toutes les études scientifiques. Le seul changement que nous pouvons éventuellement faire est sur le plan humain, nous pouvons changer l’intention au-dessus du désir.
Le désir lui-même a été créé par le Créateur et nous a été donné sous une forme immuable. L’intention au-dessus du désir qui nous a d’abord été donnée est égoïste, « pour notre propre bien. » Nous devons prendre conscience que cette intention est mauvaise parce qu’elle est dirigée contre l’unité, contre le don à son prochain, et contre le don sans réserve au Créateur.
Toutefois, notre intention peut être à l’opposé, « pour le bien des autres », pour le don sans réserve. Alors elle est appelée, » le bon penchant ». Ainsi, le mauvais penchant et le bon penchant, ou le bien et le mal, sont définis en fonction de notre intention; mais « le penchant » lui-même, le désir, est immuable. Tout est défini par l’intention sur le plan humain. L’intention de devenir semblable au Créateur est appelée: le bien, et celle opposée : le mal. L’expression de la volonté a lieu grâce à l’unité ou à la séparation d’avec les autres.

Par conséquent, de toutes mes intentions, je dois choisir uniquement celles qui me donnent la liberté de choix: la liberté de s’unir avec les autres grâce à une volonté partagée de don sans réserve mutuel. Et nous devenons alors égaux au Créateur.
C’est notre seule chance de choisir le bien ou le mal, que ce soit par rapport à notre égoïsme ou par rapport à ce que le Créateur place devant nous. Par conséquent, si nous voulons nous corriger, cela ne peut se faire que par Bina, la qualité supérieure du don sans réserve. Quand Bina vient au désir de plaisir, elle transforme sa mauvaise qualité en bonne qualité. C’est-à-dire, elle change l’intention de la réception à l’intention du don sans réserve.

« Œil pour œil, dent pour dent »

Laitman_085Une question que j’ai reçue: Il y a un dicton dans la Torah qui est devenu très populaire dans le monde entier: « Une vie pour une vie, œil pour œil, dent pour dent. » Qu’est-ce que cela signifie du point de vue kabbalistique? 

Ma réponse: Où il y avait une rupture, maintenant une correction est nécessaire au même degré, sur le même plan, et sous la même forme. Là où le désir a été endommagé, nous devons maintenant le corriger, le rendre approprié à utiliser. Nous avons besoin de discerner correctement le lieu où la rupture a eu lieu, et la corriger à l’endroit exact même. Pourquoi? Pour ce faire, nous étudions ce que le Créateur a fait, l’habileté de son plan, et comment Il me met des bâtons dans les roues dans chaque état afin que je demande son aide et afin que je n’apprenne de Son œuvre.

L’ensemble des travaux de correction est appelé l’œuvre du Créateur, parce que je discerne la corruption, je le prend Lui par la main, je l’amène à cet endroit, et je lui demande de réaliser la correction. J’imagine à l’avance comment cet état doit être corrigée. Une fois qu’il la corrige, je deviens son complément, et, par conséquent, lui et moi marchons ensemble. De cette façon, nous sommes connectés au Créateur.

Si j’étais capable de faire cette correction de moi-même, je n’aurais pas une connexion avec la Force supérieur. Si le Créateur était capable de le faire sans moi, alors qui serais-je? Quel serait le but de mon existence? C’est la seule façon pour que Lui et moi nous puissions travailler ensemble en tant que partenaires.

Le Créateur est en deuil pour les désirs brisés (Kelim). D’une part, il veut les corriger, mais, d’autre part, il est incapable de le faire dans le régime général sans que je le Lui demande, ma demande, et des instructions précises sur ce quoi corriger et où. Ainsi, lui et moi devenir de véritables partenaires dans ce travail.

S’élever vers l’infini sur les marches de l’amour

Laitman_415_01Si nous devons donner sans réserve au Créateur étant donné le désir qu’il a Lui-même instillé en nous, pourrait-il y avoir un amour plus superficiel que cela? Pour l’essentiel, nous l’aimerions Lui parce qu’Il nous oblige à l’aimer. L’amour n’est possible que quand le désir prend origine en nous.

C’est pourquoi ce n’a pas été une option de nous créer en un désir prêt à L’aimer, car cela aurait été dégoûtant. L’amour doit être complètement uthentique à sa racine, il doit s’épanouir dans un espace vide, absolument désintéressée et indépendamment de tous plaisirs reçus.

Comment peut-on atteindre un tel absolu, pur, et amour éternel, tout à fait désintéressé, sans demander aucune récompense? Comment la créature peut-telle latteindre la même attitude envers le Créateur que Lui a pour la créature? Ce désir, la nécessité de don sans réserve, doit être développer par nous. C’est là que réside tout notre développement de ce monde et ce jusqu’au monde de l’Infini: pour atteindre le besoin d’amour.

Parce que nous le développons en nous-mêmes, ce besoin d’amour ne disparaît pas. Nous nous accrochons à ce manque, grâce auquel nous pouvons aimer et donner. Pour cette raison, le récipient spirituel ne peut jamais être trop rempli. Il ne peut être comblé; nous nous contentons de le couvrir d’en Haut, comme il est écrit: «L’amour couvrira toutes les fautes. » Le fait de couvrir ne fait qu’augmenter le manque. Nous le couvrons, mais il continue de croître, il continue à flamber avec de plus en plus de brillance.

C’est pourquoi le processus que nous traversons ne peut pas en être autrement, tel qu’il découle de l’objectif final. En effet, si le Créateur veut nous amener à l’amour mutuel, le même amour qu’Il a pour nous, il n’y a pas d’autre choix. L’échelle spirituelle entière a déjà été tendue du point final pour nous, du début du chemin, et nous devons continuer notre voyage tout le chemin jusqu’à la fin.