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Le mécontentement comme catalyseur du développement

Laitman_068La différence entre la Lumière et le désir nous oblige à aller de l’avant. Lorsque la Lumière remplit le désir, nous (le désir) nous calmons. Nous sommes si pacifiés que nous ne pouvons plus bouger parce que nous n’en ressentons pas le besoin: nous ne ressentons plus aucune lacune. Nous commençons à nous inquiéter et à nous efforcer de trouver un équilibre intérieur seulement dans la mesure où la Lumière diffère du désir.Nous nous efforçons de rétablir l’équilibre autant en termes de quantité que de qualité. Quand la Lumière a créé le désir de plaisir et qu’elle l’a réalisée (Première Phase, Behina Aleph), la créature n’aura pas ressenti de problèmes car la Lumière est venue la première. C’est seulement ensuite que la différence émerge entre Behina Aleph que le Créateur a rempli et le Créateur lui-même.

Il se produit une certaine augmentation. La Lumière commence à introduire de nouvelles propriétés à l’intérieur du désir original, et la créature commence à ressentir la source du plaisir.  »Il y a quelqu’un qui me satisfait qui est plus haut que moi, qui me devance. C’est quelqu’un qui donne; c’est mon Fabricant, le Créateur. » De ce fait une sensation additionnelle est introduite dans le désir à la Première Phase. Cette sensation force les créatures à compenser, cela nous oblige à nous développer.

Ce type de  »friction » détermine tout. Dans la Première Phase, Hokhma, la friction représentait la sensation du Supérieur. Dans la Deuxième Phase, Bina, ceci deviendra une sensation d’incapacité à réaliser le désir de donner sans réserve.

Bina voulut donner, elle s’est remplie de la Lumière de Hassadim (Hafetz Hessed), et par conséquent ne voulait pas bouger ou faire quoi que ce soit. Ensuite elle sentit:  »Le Créateur est vraiment bon, et moi qu’est-ce que je donne? », qui produit le sentiment de mécontentement. Donc, un mouvement s’amorce, qui mène à un nouvel état. De cette manière, l’incompatibilité entre les propriétés du Créateur et celles de la créature, entre le Kli et la Lumière, le désir et sa satisfaction, engendrent un mouvement constant ou ce que nous nommons le développement.

Lunettes miraculeuses

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Comment puis-je reconnaître la forme que le Supérieur m’enseigne?

Ma réponse: La science de la Kabbale parle de choses très logiques et révèle une grande quantité de nouveau savoir au sujet de l’homme dans ce monde et de la force qui nous gouverne tous. En agissant ainsi, la Kabbale augmente nos connaissances de la psychologie humaine et notre perspective sur le monde.

La science de la Kabbale est toutefois destinée à ceux qui ressentent déjà le monde spirituel et qui ont les cinq  »organes de perception » spirituelle. Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout. Jusqu’à ce que l’on acquiert ces organes supérieurs de perception, la Kabbale n’est pas encore une science pour nous, mais plutôt un message codé, un livre de mystères.

Que puis-je faire si je suis incapable de comprendre un seul mot de ce que je lis? Je n’existe pas dans la réalité qui convertit chaque mot que je lis en sensations concrètes. S’il me manque une telle connexion avec le monde sous investigation, cela n’est pas considéré de la science. Cela ne devient une science que lorsque j’ai toutes les données de la recherche et que je peux faire l’expérience.

Donc initialement, nous étudions la Kabbale non pas pour apprendre la sagesse, mais pour obtenir le outils (Kelim) pour l’atteindre pour que nous puissions commencer à ressentir l’objet de notre étude. Si je vois mal, alors pour voir clair, j’ai d’abord besoin de me procurer une paire de lunettes. Je gagne de l’argent pour acheter des lunettes, je les mets, et c’est seulement là que je commence à voir clairement. Seulement là que je commence à entendre les explications et que je commence à comprendre ce dont on me parle.

C’est pourquoi il y a une période de préparation pendant laquelle nous travaillons sur nous-mêmes afin de pénétrer le monde spirituel. Nous commençons à le percevoir dans la mesure où nous accédons ses qualités. Plus tard, alors qu’elles apparaissent et se développent à l’intérieur de nous, nous procédons à une investigation du nouveau monde, comme un enfant qui grandit à cause des nouvelles propriétés qui font surface en lui.

À l’étape initiale du développement des nouvelles propriétés à l’intérieur de nous, nous n’avons pas de questions à poser, parce que nous n’avons pas la capacité de comprendre. Une seule question est appropriée pendant cette période: Est-ce que je suis aligné correctement de manière à attirer la Lumière Supérieure qui créé les nouvelles propriétés en moi? Nos succès et notre future dépendent des actions de la Lumière.

La spiritualité est l’unité de l’obscurité et de la lumière


Le Livre du Zohar, Chapitre  »VaEra » (Et Je suis apparu), point 90:… « Et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur » signifie avec les deux penchants – le bon penchant et le mauvais penchant, ainsi les mauvaises qualités du mauvais penchant deviendront bonnes, signifiant: il servira le Seigneur avec elles et ne pèchera pas avec elles. Alors, il n’y aura certainement pas de différence entre le bon penchant et le mauvais penchant et ils deviendront un.Dans notre monde, nous ne sommes pas conscients des différences quantitatives entre le bien et le mauvais penchant, et donc nous ne comprenons pas qu’ils se définissent et se soutiennent et qu’ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Nous voudrions annihiler immédiatement tout le mal et ne laisser que le bien, signifiant ce que nous considérons comme étant le bien à ce moment-là.

La spiritualité, toutefois, se révèle en raison du contraste de qualités opposées, plutôt que par une tentative d’en éliminer ou d’en détruire l’une d’entre elles. Les deux qualités existent afin que nous puissions les discerner toutes deux, et le chemin spirituel est construit des deux – la Lumière et l’obscurité – toutes deux ensemble.

Nous n’avons pas au départ les bonnes définitions intérieures, nous ne comprenons pas ce qu’est la Lumière et ce qu’est l’obscurité. Lorsque nous les identifions et que nous pouvons dire ce qu’est la Lumière et ce qu’est l’obscurité, et lorsque nous choisissons la Lumière au-dessus de l’obscurité, nous pouvons véritablement utiliser toute la Lumière et toute l’obscurité pour bâtir notre état spirituel.

Nous n’effaçons ni l’une ni l’autre parce que si nous devions en éliminer une, l’autre monde disparaîtrait aussi. Nous construisons la ligne médiane sur la base des deux. Dans notre monde cette structure n’existe pas. Ce phénomène, la ligne médiane, nous est inconnu. Nous luttons toujours pour éliminer quoi que ce soit que nous ne désirons pas ou qui nous semble déplaisant. Il nous semble qu’il n’y a pas de place pour cela dans le monde.

En spiritualité toutefois, il y a de la place pour tout et tout doit subsister pour toujours. Seulement quand les deux opposés se réuniront ensemble de la manière appropriée, il y aura de la place pour l’existence des deux et l’une ne pourra exister sans l’autre.

Donc, le méchant et le juste, la réception et le don sans réserve, la foie et la connaissance sont toutes construites l’une sur l’autre. Donc, elles sont toutes d’égale importance afin d’atteindre le but. Il est écrit: « Une personne doit remercier pour le mal autant que pour le bien ».

La correction du mauvais penchant repose dans le fait de l’utiliser correctement, en accord avec la bonté. Alors les deux participent à part égale pour révéler leur Source, le Créateur. La ligne médiane, l’âme, se crée par les deux. Cela est la révélation de leur Source, le Créateur.

La Lumière sur le seuil de la révélation


Lag BaOmer ( le 33ème jour de l’Omer) est une journée spéciale, quand la lumière commence à pénétrer Malkhout depuis les Sefirot Supérieures. La Lumière nous provient de l’Infini, traversant les mondes de Adam Kadmon, ensuite le monde de Atsilout, puis à travers le Partsoufim Atik, Arich Anpin, Abe ve Ima, et Zeir Anpin, jusqu’à ce qu’elles rejoignent les âmes.Zeir Anpin contient sept Sefirot, chacun desquels contient sept Sefirot. Tout compte fait, 7×7=49. Malkhout est 50ème Sefira. C’est ainsi que nous comptons les jours de l’Omer, l’arrivée de la Lumière dans Zeir Anpin, et au 50ème jour, dans Malkhout. C’est à ce moment que nos âmes, qui sont incluses dans Malkhout commencent à recevoir de la Lumière.

L’accouplement (Zivoug) de Zeir Anpin avec Malkhout prend place lors du 50ème jour, mais la lumière pénètre Zeir Anpin entièrement lors du 33ème jour, quand elle pénètre Sefira Hod de Hod.

Par conséquent, il y a Hessed, Guevoura, Tifferet, et Netsah, avec sept Sefirot à l’intérieur de chacun d’entre eux. Ceci donne la somme de 28, et il a cinq autres Sefirot dans Hod (Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsah et Hod), qui donnent 33 (Lamed Guimel – Lag).

En ce jour nous célébrons l’arrivée de la Lumière dans Malkhout de Zeir Anpin, signifiant que la Lumière Supérieure pénètre le système sous lequel elle se confond aux âmes. Si elle atteint cet endroit, alors iol n’y a pas de doute que nous recevrons cette Lumière. Nous commençons à la sentir et nous nous préparons pour sa révélation.

La période entre le 33ème jour et le 50ème jour est déjà une période de préparation. La Lumière continue à descendre plus bas et elle s’adapte pour pénétrer les âmes. Une personne qui est déjà dans le monde spirituel ressent cette préparation, qui a lieu avant la réception de cette Lumière Supérieure spéciale, nommée Zohar.

C’est pourquoi nous célébrons cette journée. Rabbi Shimon a quitté ce monde parce qu’il aachevé sa mission. Il ne lui restait plus rien à accomplir dans ce monde parce qu’il a passé la Lumière Supérieure à travers toutes les Sefirot jusqu’à Malkhout de Zeir Anpin. En ce, il a complété son œuvre.

Avec ses étudiants, il a conduit la Lumière de l’Infini complète à travers lui comme à travers un filtre spécial, en la préparant à être reçue par nos âmes. Cela est la principale tâche qu’ils ont accompli. Maintenant, quand nous regardons à l’intérieur de ce livre, même sans comprendre les mots, avec notre désir nous nous unissons au système qu’ils nous ont préparé, et à travers lui nous recevons la Lumière.

Ne frappez pas l’ordinateur, il est inanimé!

Laitman_508_4Une question que j’ai reçue: Qu’est-ce que ça veut dire que le Créateur se met en colère? Si nous parlons de lois spirituelles invariables, pourquoi le Zohar représenter le Créateur comme un homme qui possède des qualités humaines, telles que la colère, l’envie, etc?

Ma réponse: La Torah utilise le langage de l’homme pour nous dire ce que nous ressentons et ce que nous attribuons du Créateur. J’utilise souvent un ordinateur comme un exemple de cela. Pourquoi nous mettons-nous en colère contre un ordinateur quand il n’est rien que des morceaux de métal et de plastique? Il n’a pas d’intelligence, mais exécute simplement ses commandes programmées à la perfection. Toutes ses actions sont correctes.

Si vous appuyez sur la mauvaise touche, ou si vous n’avez pas la connaissance du fonctionnement du programme, vous pouvez casser le clavier dans toutes les frustrations que vous voulez, mais l’ordinateur répondra avec la même erreur à chaque fois. Une personne n’est pas un ordinateur qui peut changer son comportement. Un ordinateur est inanimé, et ne peut pas changer. Pourtant, encore et encore, vous vous adressez à lui comme vous le feriez pour une personne, l’interrogeant en colère: «Pourquoi ne fais-tu pas ce que je demande de toi? »

Nous attribuons à un ordinateur nos propres qualités, nos personnalités, souhaitant qu’il change comme nous le faisons. En vérité, nous ne sommes pas corrigés et nous changeons, tandis qu’un ordinateur n’a pas besoin de correction, d’où son comportement est invariable et toujours correct.

La même règle s’applique au Créateur. Nous ne parlons pas du Créateur lui-même, mais de « Bo-Re» («Venez et voyez»), c’est à dire, notre perception du Créateur. Nous discernons et concevons le Créateur dans nos désirs (les récipients de la réception, Kelim). Et c’est pourquoi nous attribuons au Créateur les mêmes qualités et les réactions qui nous sont caractéristiques.

Il est donc écrit que la Torah parle le langage de l’homme. Afin de nous expliquer notre comportement approprié et à nous aider à changer, nous avons besoin d’imaginer que le Créateur subit des changements mais en vérité Il ne change pas. On ne peut changer la perfection, sinon cela ne serait pas la perfection.
En attribuant au Créateur nos qualités et en le regardant comme s’Il changeait d’attitude envers nous, nous pouvons y voir deux manifestations: la première, je me vois comme je suis, la façon dont je me présente sur le côté et la deuxième, dans les changements que je subis soit dans un monde constant ou transitoire.

Cette dualité de perception qui nous permet d’imaginer, comme si quelque chose changeait en dehors de nous est un grand don du Créateur. A cause d’elle que nous viennent à percevoir une autre dimension, à comprendre le monde spirituel, et à pénétrer sa perception librement et dans l’indépendance.

Par conséquent, notre perception de cette réalité existe et les changements à l’extérieur de nous-mêmes sont un vrai salut de la cellule de la prison de notre monde (la sensation de claustrophobie spirituelle). Il est un point fondamental qui accorde à la créature la possibilité de s’élever au-dessus de sa création, pour devenir l’homme: Adam, semblable au Créateur.

L’union pacifique de forces opposées dans la ligne médiane

Laitman_724Le Zohar, le chapitre « VaEra » (et Je suis apparu), Point 41: En outre, le sud s’agrippe à l’est, car la chaleur du sud s’agrippe à la chaleur de l’Est. Et l’est s’agrippe aussi au nord car son humidité s’agrippe à l’humidité du nord. Il s’avère que le sud et l’est sont liés l’un à l’autre grâce à la chaleur en eux deux; l’est et le nord-par le biais de l’humidité en eux; le nord et l’ouest-par le froid dans les deux, l’ouest et le sud par la sécheresse dans les deux, et tous sont inclus l’un dans l’autre, suspendu l’un à l’autre.

Si nous ne construisons pas la ligne médiane, alors les forces (du Nord et du Sud) qui se font face grandissent de plus en plus. Parce qu’elles ne viennent pas à la réconciliation à travers la ligne médiane, elles se heurtent et essayent d’annuler l’autre. Cela provoque une explosion. Ensuite, juste comme un volcan qui explose en Islande dans notre monde, une guerre s’enflamme à l’intérieur d’une personne ou à l’extérieur entre les gens. Tout se passe parce que ces deux lignes, la droite et la gauche, ont atteint une certaine ampleur et sont entrées en collision plutôt que de s’unifier pacifiquement dans la ligne médiane.

La réalisation spirituelle avant la Machsom

Laitman_029Une question que j’ai reçue: Est-ce que nous atteignons les propriétés que nous lisons dans le Zohar au cours de la période de préparation ou après le passage de la Machsom

Ma réponse: Nous commençons à discerner en nous des réactions diverses à tous ces noms et à ces termes avant même de franchir la Machsom. Dans la mesure où nous voulons aller au-delà de notre désir de recevoir du plaisir, nous commençons à distinguer les désirs de donner et de recevoir. En fin de compte, il n’y a rien de plus à examiner.

 
Il est dit: « Dans l’avenir, l’ange de la mort devient un ange de sainteté. » Cela signifie qu’il n’y a pas de désirs bons ou mauvais, mais seulement des désirs de donner sans réserve ou de recevoir. Tout dépend de la façon dont nous les utilisons. «Aman», «Terah», «Abraham», «Eléazar », « Rachel » et « Laban » ne diffèrent que par leur intention de donner sans réserve ou de recevoir, et par leur force.

Par conséquent, en essayant de garder son intention pour le don sans réserve – pour apprendre, comprendre et discerner à travers le groupe – une personne réagira également différemment à chaque nom et définition, si bien qu’elle dévoilera ses « goûts » ou ses sensations: agréable et pas tellement, brillant et irritant. Elle va commencer à discerner différentes teintes en eux.

Cependant, après la Machsom, la personne les atteint d’une manière claire et précise. Ensuite, ils sont revêtus en elle et elle les découvre dans la pratique.

Rien ne disparaît dans la spiritualité

Laitman_177_17Le Zohar, chapitre « Bahar » (sur le mont Sinaï) », Point 78: Et même s’il est appelé « un fils », un fils premier-né du Créateur, comme il est écrit: «Mon fils, mon premier-né, Israël », Il ne doit pas exclure d’être un esclave, au service de son père dans toutes les œuvres qui glorifient son Père. Ainsi, chaque personne doit être un fils pour son père, à la recherche de ses secrets et pour connaître les secrets de Sa maison, s’exercer pour eux et être comme un esclave pour son père.Tout dépend de ses propriétés et de ses désirs. Dans les petits désirs, quand une personne n’a pas les écrans anti-égoïstes, elle est un esclave. Lors de l’acquisition de grands désirs et des écrans, elle est un fils. Pourtant, il n’y a pas un seul degré spirituel, peu importe sa grandeur, qui efface les précédents. Rien ne disparaît dans la spiritualité: les degrés coexistent sans s’annuler les uns les autres.
Quel est l’avantage de préserver les petits degrés (Katnout) sur un grand degré (Gadlout)? A la réparation finale, ils viennent tous ensemble en une seule image qui contient tous les degrés et les acquis antérieurs.

La raison en est qu’une fois que nous commençons à comprendre nos états antérieurs et à corriger les « méchants » (les péchés et les transgressions), ils ne disparaissent pas. Nous voyons comment nous étions bons ou mauvais à ces degrés, comment nous avons béni ou maudit le Créateur. L’échelle de l’ensemble des propriétés – à la fois à l’extrême droite et à l’extrême gauche, du passé ou de l’avenir – se réunissent, nous offrant toute la puissance et la richesse de la révélation.

Un long chemin vers l’unité

Laitman_733Une question que j’ai reçue: Pourquoi faut-il parfois plusieurs années avant qu’une personne commence à entendre parler de la nécessité de s’unir? 

Ma réponse: Nous existons dans ce processus tout au long de l’histoire. D’une génération à l’autre, dans toutes nos réincarnations, tout est fait dans notre développement pour nous amener à un état où nous serons contraints de nous unir. Toute notre histoire a commencé avec la brisure de l’âme commune, notre récipient spirituel. Depuis ce temps, tous ces fragments entrent en collision les uns avec les autres, se haïssent les uns les autres, et ne comprennent pas qui ils sont, d’où ils sont venus et pourquoi ils existent. La chose la plus importante pour ces fragments, c’est la bataille constante entre eux.
Petit à petit, étape par étape, nous devons parvenir à une compréhension approfondie qu’en raison de notre haine et de notre égoïsme, nous manquons beaucoup de choses, en fait, si bien que nous devons nous unir. Pourquoi? C’est parce que progressivement, dans le processus de notre développement, nous découvrons que nous sommes connectés. Nous pouvons soit nous tuer les uns les autres ou vivre ensemble en paix.
Cependant, il y a un problème pour ceux qui ressentent une aspiration vers la spiritualité. Le monde entier progresse vers l’unité par la voie de Beito (en temps voulu). Sortant du désespoir, par la pensée logique, une personne voit que le monde doit s’unir. Pourtant, d’autre part, on montre que nous en sommes incapables. C’est ce que tout le monde ressent. Ceux en qui un point dans le cœur s’est éveillé commencent à entendre que nous devons nous unir, et que c’est seulement en s’unissant que la spiritualité peut être atteinte.

Toutefois, ils ne ressentent pas le besoin d’unité. Il s’avère que certains révèlent un besoin de s’unir, mais ils ne savent pas comment faire car ils n’ont aucun moyen pour cela, tandis que d’autres ont les moyens pour s’unir, mais ils manquent de nécessité intérieure pour s’unir, même si le reste du monde l’a.
Il semble que ces deux groupes, les parties extérieures et intérieures, devront se réunir et se compléter l’une avec l’autre. Nous vous les présentons avec une méthode d’unification, et elles nous donnent un besoin de nous unir de la même manière qu’un bébé transmet ses besoins à ses parents, et cela aide les parents à obtenir ce dont le bébé a besoin.

Par conséquent, la société extérieure est le transporteur d’une nécessité intérieure d »union, et nous sommes possesseurs de la méthode d’union. De cette façon, nous nous complétons.

Toute la journée est une préparation pour l’étude

Laitman_013_01Une question que j’ai reçue: Est-ce que le travail sur l’intention pendant la lecture du Zohar devrait commencer pendant la journée, bien avant le début du cours?

Ma réponse: On devrait travailler sur l’intention toute la journée. Le monde est agencé de telle manière que nous sommes en contact avec le groupe et avec les études seulement pour une courte période de temps.

Des milliers de gens à travers le monde étudient avec nous présentement. Beaucoup d’entre eux écoutent des traductions simultanées. Il y en a qui peuvent à peine comprendre les traductions, parce que le cours n’est disponible que dans les principales langues. Cela toutefois ne fait aucune différence à leur avancement spirituel. En ce qui a trait au Livre du Zohar, nous sommes tous à armes égales. Nous venons à le cours comme on va à la station-service. Nous effectuons le plein de Lumière et ensuite nous vivons dedans pour les heures restantes.

Notre monde est organisé de manière à ce que nous travaillions un tiers de notre vie, nous dormons un autre tiers, et nous gaspillons l’autre tiers sur une variété de stupidités. Il ne nous reste qu’une heure ou deux, que nous sabrons de nos heures de sommeil et nous l’utilisons pour étudier.

Quand nous commençons l’étude, nous devons toutefois comprendre que toute notre vie est organisée correctement, et que nous ne devrions pas travailler faute d’un meilleur choix. Le Créateur a ainsi organisé le processus à dessein pour nous. Si nous venons étudier ne serait-ce que pour une heure, cela devrait être suffisant pour rester en adhésion avec le but pour les vingt-quatre heures suivantes et pour préparer notre désir pour cette heure d’étude.

Il y a plus de 2000 ans, il vivait dans le désert du Néguev un individu du nom de Bar Ben Yoma (l’étudiant d’un jour). Il était un paysan qui travaillait aux champs. Quand son travail était terminé pour la saison et qu’il pouvait quitter son foyer, il se rendait à Jérusalem. Après le long voyage à Jérusalem, il ne lui restait qu’une seule journée de disponible pour étudier la Torah; le lendemain il se dépêchait de retourner chez lui pour travailler.

En honneur à cette personne, il existe aujourd’hui une tradition pour chacun d’étudier pour une journée dans l’année. À cette époque les sages dirent que son étude d’un jour était égale en valeur à une étude continue d’une année parce qu’il aspirait à ce jour pendant toute l’année.

Donc, si nous anticipons cette heure d’étude pendant les autres vingt-trois heures de la journée, les 24 heures en entier comptent en notre faveur. Cela nous démontre combien d’heures sont nécessaires à la préparation du désir pour une heure d’étude.

Or, tout dépend de la préparation. Nous devrions passer toutes les autres heures à nous préparer pour une heure d’étude du Livre du Zohar.