Le génie dans la simplicité

Dr. Michael LaitmanTout vient de HaVaYaH (Yod-Hé-Vav-Hé), l’universel, le système existant singulièrement, et tout prend son origine dans la racine, la pointe de la lettre « Yod ». C’est Keter, «l’essence de l’essence » (Yesh mi Yesh). Il y a la Lumière et le désir (Kli), « l’existence de l’absence » (Yesh mi Ain), qui se développent ensemble. La Lumière agit sur le désir, et il prend des formes diverses, c’est-à-dire que le désir de recevoir change constamment ses propriétés dans la similitude avec la Lumière.Le Zohar explique comment toutes ces propriétés viennent de la Lumière qui a créé le désir de recevoir, « l’existence de l’absence», et comment la lumière travaille sur cela. Il s’agit vraiment d’une symphonie du développement: l’impact de la Lumière sur le désir, le manque de satisfaction qui change sous l’influence de la Lumière et acquiert différentes formes et propriétés, y compris les propriétés de la Lumière et ses propres formes antérieures qui influencent les états suivants , même sur plusieurs longueurs d’avance.

Le Zohar nous explique comment à partir de seulement deux forces – le désir de donner et le désir de recevoir – vient toute la diversité de la créature. Et tout cela est relié directement avec nous car dans notre monde il n’y a rien, sauf les deux forces: noir et blanc, un et zéro, le bien et le mal. Cela n’a pas d’importance de quels niveaux nous parlons – toute la création, l’ensemble de nos impressions, les images sensuelles et les photos de la perception de la réalité – tout cela se compose de deux forces.

Les kabbalistes ont été en mesure de décrire ces deux forces magnifiquement sous forme de lettres. Par conséquent, lorsque nous regardons ces formes, elles s’animent et se remplissent i de l’esprit de la vie. Vous commencez à reconnaître à l’intérieur de chaque lettre: Comment ces propriétés, le Créateur et la créature, sont reliés les uns aux autres, comment ils sont mutuellement liés et pénètrent les uns les autres, dans quelle direction, de quelle manière, où ils se confondent et où ils ne le font pas encore, et quelles restrictions il y a.

Nous n’avons pas les mots pour exprimer ces relations. Mais une lettre, un symbole, vous donne un modèle. Et puis, en absorbant ce modèle, vous vous enfermez dans toute l’accumulation de sentiments, de relations, et tout ce qui existe dans la lettre. Rien qu’une lettre contient tout. Cela ne semble qu’une forme simple, mais cette simplicité renferme des milliers de formes antérieures qu’elle a acquise au cours de sa descente de haut en bas.

Dans la Kabbale, tout découle de la nécessité vitale. En observant la nature, le contenu de l’homme et sa perception, les kabbalistes ont vu qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’exprimer le lien entre le Créateur et la créature, sauf avec l’aide de tels symboles, ces lettres.

Le point d’entrée dans la spiritualité

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Comment est-il possible de m’annuler devant mon ami quand je suis incapable de voir sa forme corporelle? 

Ma réponse: Ne prêtez pas attention à la forme corporelle, ce monde est une illusion (Olam Amedoumeh). Vous avez besoin simplement de vous aviser du point dans le cœur d’une personne. C’est à quoi vous voulez vous unir. Sa personnalité peut être désagréable et elle peut ne pas être quelqu’un que vous aimez, mais cela appartient au niveau «animé», à son et votre «ânes» (ego).

Lorsque vous vous concentrez sur le but spirituel et son point dans le cœur, vous voyez un pur désir brûlant à l’intérieur de lui, sans aucun lien avec ses propriétés corporelles. Le corps n’a pas de signification du tout. En fin de compte, il est juste traîné au cimetière, comme il est totalement inutile.

Mais le point dans le cœur est le Créateur en chacun de nous. Le Créateur existe au sein de chaque personne dans le monde. Cependant, Il se manifeste ouvertement parmi les amis d’un groupe de la Kabbale puisqu’il est Celui qui a amené ces points spirituels ensemble afin qu’ils s’unissent et viennent à lui. Par conséquent, vous devez être reconnaissants que ce moyen vous ait été donné.

Marrcher droit vers le Créateur sur une corde tendue

Dr. Michael LaitmanLe mal entier a été préparé pour nous d’En Haut lors de la brisure des récipients. Alors, comment pouvons-nous dire que les créatures pêchent si c’est ce que le Créateur a fait, le résultat de Ses actions? Tout ce que l’homme fait sera toujours la conséquence des actions du Créateur. Nous pouvons toujours pointer à la source d’où tout vient. Lui-même reconnaît la création du mal et rien d’autre que le mal: « J’ai créé le mauvais penchant » (« Barati Yetzer Ara »). 

Le seul libre arbitre qui nous permet de choisir entre le bien et le mal et demande la correction du mal en nous est réalisée avec l’aide de l’environnement. Lorsqu’une personne se tourne vers le groupe, elle découvre un « espace vide », Klipat Noga, qui n’appartient ni au Créateur, ni à la créature. Bon ou mauvais il n’est déterminé que par son libre choix.

Lorsque vous travaillez avec le groupe vous commencez à voir que le Créateur vous a laissé quelque chose où vous pouvez prendre une décision. Il s’agit d’un point particulier de votre indépendance. Si vous commencez à créer l’image du Créateur à partir de ce « blanc », ce point libre, et décidez que vous voulez devenir comme Lui, vous serez appelé «Homme».

Toutefois, vous avez encore besoin de révéler ce point. Jusqu’à présent, le Reshimo (souvenir) de la brisure est révélé en vous. Ce point est un rudiment d’un écran, que vous avez besoin de construire à partir du Reshimo. Il est révélé à travers notre travail avec le groupe.

Nous nous débarrassons de l’accumulation des coquilles (Klipot) et de différentes habitudes avec nos efforts internes nous découvrons soudainement quelque chose qui n’appartient pas au Créateur en dessous d’elles. C’est vraiment un miracle. En ce moment une personne doit dire: « Le monde entier dépend de moi. A chaque instant je le dirige vers le bien ou vers le mal avec ma décision ».Ensuite, une personne passe tout son temps comme un funambule sur un câble tendu; à chaque instant, elle doit prendre une nouvelle décision dans le sens du bien pour s’assurer qu’elle ne va pas tomber du câble tendu. Cela signifie qu’à chaque moment elle choisit de parcourir le chemin de la vérité.

C’est pourquoi le Baal HaSoulam dit que le chemin vers le Créateur est un fil très mince, et que la personne qui marche doit aire très attention pour s’assurer qu’elle ne porte pas à droite ou à gauche. Pourtant, tout cela se passe sous la condition que la personne découvre le point où commence la corde: c’est son libre choix dans son travail avec l’environnement. Tous les points suivants sur lesquels elle marche sont les points de sa bonne connexion avec l’environnement, qu’elle choisit alors qu’elle réalise son libre arbitre.
Une personne construit sa propre corde avec les points qu’elle découvre. Elle marche d’elle-même à travers eux, à chaque fois qu’elle se dirige elle-même et le monde entier vers le bien. En fait, rien n’existe avant, ni le point qu’elle découvre, ni la corde avec ces points, le droit chemin vers le Créateur.

Le chemin n’est pas extensible à partir du Créateur vers nous. Nous ne recevons que les Reshimot, qui restent sur tous les degrés de la descente de haut en bas. La corde n’existe pas, mais nous la construisons nous-mêmes de bas en haut. A la fin, c’est précisément ce que nous appelons l’«Humain».

Tous les Partsoufim que nous reconstruisons du bas vers le haut ne sont pas les mêmes Partsoufim qui existaient lors de la descente de haut en bas. C’est parce que lorsque nous montons les degrés, nous révélons chaque degré 620 fois plus grand que ce qu’il était pendant la descente. C’est un degré complètement autre, que nous construisons nous-mêmes.

Le Zohar: à propos d’Adam HaRishon et d’Abraham

Dr. Michael LaitmanLe Zohar,à propos des corrections majeures


Adam a été la première personne à découvrir l’ordre des actions qui mènent à la réussite spirituelle. Il a transmis cette sagesse à ses disciples de «bouche à bouche ». Et tout le monde peut ajouter à son ami (Le Baal HaSoulam, « L’enseignement de la Kabbale et son essence »).

Un: Le créateur est Un, toute la réalité est incluse en Lui, à tout moment, tout découle de Lui, il est parfait en dépit de l’imperfection apparente de la création. Les kabbalistes appellent cette recherche «Un».

Abraham a jeté les bases de cette étude. Dans son Livre de la Création, il est arrivé à la conclusion qu’il n’y a pas deux autorités différentes du bien et du mal, mais tout est régi uniquement par le Bien (Baal HaSoulam « Le caractère de la Kabbale »).

Le Livre du Zohar, Préface (abrégée)


1. Abraham est la racine de la miséricorde dans les âmes. C’est pourquoi il a corrigé l’âme commune (Shechina) et l’a rendu apte pour être remplie par la Lumière de la miséricorde.

Mais si la Lumière de la miséricorde (Hassadim) était restée dans l’âme des disciples d’Abraham (le «peuple d’Israël», le groupe qu’il a créé), ils ne seraient pas en mesure d’exercer leur désir de recevoir du plaisir. C’est pourquoi la correction de la miséricorde n’a pas complété la Pensée de la Création. C’est parce que l’idée principale derrière la Pensée de la Création est de faire plaisir aux créatures particulièrement en recevant satisfaction de Lui.
2. C’est la raison pour laquelle Abraham (l’attribut de don sans réserve) a donné naissance à Isaac (la propriété de réception). À la suite de la correction d’Abraham, Isaac a découvert l’existence de l’âme commune qui était dans l’état d’une perfection complète remplie de la lumière de la miséricorde. Il a ensuite senti son désir de recevoir la perfection totale qui a été déterminée au préalable par la Pensée de la Création.

En d’autres termes, Isaac a éveillé en cela le désir de recevoir du Créateur pour l’amour du don sans réserve qui signifie que le désir de recevoir émerge seulement en raison du désir de Un qui donne sans réserve; si Celui qui donne sans réserve n’avait pas eu ce désir, l’âme ne posséderait pas le moindre désir de recevoir quoi que ce soit de Lui.

Ce type de réception pour le plaisir de donner est considéré comme le don sans réserve car c’est une qualité qui n’est pas soutenue par l’égoïsme. Elle a complètement corrigé le désir général (Shechina) de recevoir la totalité de l’abondance qui a été programmé au moment de la création.

3. Toutefois, puisque le monde n’était pas prêt pour une correction complète, le méchant Esaü est apparu et a corrompu le processus de correction.

Ésaü n’a pas suivi «recevoir uniquement pour donner sans réserve», comme pour la correction d’Isaac, il a péché en recevant « pour lui-même. » Même quand il a compris que Celui qui donne sans réserve ne voulait pas qu’il reçoive, il a continué à recevoir du plaisir pour lui-même et c’est pourquoi les Klipot sont « s’unir » à lui.

Puisque Jacob connaissait le « défaut » d’Esaü, il a corrigé l’Ame dans la propriété de l’inquiétude. C’est pourquoi il est dit: «sa main saisissant le talon d’Ésaü ». Par conséquent, les corrections d’Abraham et d’Isaac étaient unies et aucune faute ne s’est produite.
4. Mais cette correction n’est pas définitive car elle résulte de la crainte du péché qui vient du «talon d’Ésaü ».Lorsque la correction complète a lieu, la crainte du «talon d’Esaü » est annulée, et l’inquiétude apparaît sortant de la grandeur du Créateur. La crainte de Jacob sert à corriger toutes les générations du peuple d’Israël jusqu’à ce que la correction complète soit atteinte.
5. Tout le monde doit passer par la correction, et, ce faisant percevoir l’âme créée par le Créateur. Cela signifie obtenir les qualités « de nos patriarches. »

C’est seulement après l’acquisition de ces propriétés, que commence la correction de l’âme; elle prend son envol à partir du même endroit d’où Jacob partit pour nous, ce qui signifie en élevant l’inquiétude à un degré auquel elle dépend uniquement de la grandeur du Créateur. Par la suite, la Lumière Supérieure est attirée par cette propriété élevée de l’inquiétude pour nous guider vers une correction complète.
6. La raison de toutes les afflictions qui émergent dans ce monde est exclusivement pour corriger le désir de recevoir dans les âmes afin qu’elles soient prêtes à recevoir toute l’abondance incluse dans la Pensée de la Création.

Le libre arbitre et la diffusion

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous mettez vous parfois en colère contre quelqu’un et ensuite regardez-vous en arrière et vous regrettez, car vous vous souvenez de Qui c’est venu?

Réponse: Je ne me fâche pas tant que cela ne concerne pas le libre arbitre de quelqu’un. Si cela concerne la capacité de quelqu’un à exercer son libre arbitre, je pourrais devenir vraiment fou. Par «libre arbitre» je veux dire pour ce qui concerne la diffusion de la sagesse de la Kabbale. Dans ce cas, méfiez-vous: Cela n’a rien à voir avec le Créateur. Cela est directement relié au sens des responsabilités de chacun. Ici, je suis impitoyable.

Question: Mais tout vient du Créateur?

Réponse: Non, pas cela. Diffuser la Kabbale de manière efficace, correcte, et bien, se trouve dans le libre arbitre des gens, c’est un devoir et on doit y veiller. Sinon, pourquoi étudier la Kabbale? Pourquoi en avons-nous besoin? Nous restons juste comme des animaux. Nous ne sommes des êtres humains que dans la mesure où nous utilisons la sagesse de la correction qui nous a été accordée. Il est de notre devoir d’attirer la Lumière pour notre correction. Quand une personne ne fait pas sa part ou le fait mal, surtout quand elle en a l’occasion, je ne peux pas supporter ça.

C’est la seule chose qui provoque ma colère et rien d’autre. Dans tous les autres domaines, je n’ai même pas le pouvoir de forcer une personne à faire ou ne pas faire quelque chose. Je me réfère au libre arbitre et le fait qu’il est donné pour être utilisé par une personne.

Question : Le libre arbitre implique-t-il seulement la diffusion, mais aussi l’étude ?

Réponse: Il s’agit d’études, de l’attitude du groupe, des livres, de l’enseignant, et du Créateur: tout ce qui est lié à la promotion individuelle et générale vers le but.

Parfois, une personne a besoin de passer par de mauvais états. Il faut en faire l’expérience. Son libre arbitre se renforce quand elle souffre par eux, par elle-même. Je ne peux pas intervenir. Sinon je serais en train d’agir comme le Créateur, pour ainsi dire, à l’extérieur, d’En Haut, mais ce n’est pas droit et je n’y suis pas autorisé.

Question : Il y a donc deux types de libre arbitre : l’un avec une responsabilité (la diffusion) et l’autre sans (les états douloureux)?

Réponse : Non. Ce sont les mêmes pour ce qu’elles montrent de notre attitude à la croissance spirituelle. Ils sont entièrement connectés.

Êtes-vous riche ou pauvre?

Dr. Michael Laitman

Le Zohar, le chapitre « Vayikra (le Seigneur a appelé), » Point 129: … L’offrande des pauvres est la plus légère : deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. Et si non, ils apportent un peu de farine et ils sont ainsi pardonnés. A ce moment-là, il est déclaré et dit: «Car Il n’a ni mépris ni dédain pour l’humilité du pauvre», puisque l’offre des pauvres est la plus louée.

 

 

Cela parle d’une personne, avec quel degré de désir (Aviout) elle peut travailler en vue de donner. Dans la mesure où son désir de recevoir lui est révélé, elle prend des parties, les plus grossières et les plus épaisses, et si elle est capable de travailler avec elles afin de donner sans réserve, elle est appelée riche. Et si elle ne peut prendre que les plus petites, et les plus faibles parts de son désir de recevoir et de les apporter en sacrifice, c’est-à dire les rapprocher du Créateur, elle est appelée pauvre.

Le mot «sacrifice» (Korban) dérive du mot «rapprocher» (Lekarev). Selon la partie de son désir de recevoir avec laquelle une personne se rapproche du Créateur, afin de l’utiliser pour le don sans réserve, elle est appelée riche ou pauvre. Le riche apporte plus et le pauvre moins; chacun dans la mesure où il est capable de travailler avec sa volonté de recevoir pour donner sans réserve. « Sacrifice » est appelé le désir de recevoir que j’ai déjà utilisé pour recevoir, mais maintenant en me rapprochant du Créateur, et, ce faisant, en le transformant à partir d’une réception à un don sans réserve. En raison de cette nouvelle volonté de recevoir, je suis devenu plus proche du Créateur et je suis monté d’un degré sur l’échelle vers l’adhésion avec le Créateur.

La Lumière Infinie ou l’obscurité infinie?

Dr. Michael LaitmanEn étudiant la Kabbale, nous entrons en contact avec la Lumière elle-même. En nous unissant avec d’autres qui cherchent le même but et en étudiant ensemble, nous nous synchronisons avec Malkhout du Monde de l’Infini, où toutes les personnes existent dans leur unité intérieure, comme un seul tout. Comme nous désirons exister activement dans cet état, nous attirons vers nous la Lumière cachée à partir de cet état parfait, en accélérant notre développement spirituel. C’est ce qu’on appelle devenir Isra-El, ceux qui aspirent « directement au Créateur », qui est celui qui «accélère le temps », qui attire la Lumière à lui-même grâce à ses études et L’oblige à être révélée. Cela signifie également celui qui «éclaire le temps », ce qui signifie qu’il veut que la Lumière le dirige vers le don sans réserve (la sainteté est la qualité du don sans réserve).
Il s’avère que l’étude de la Kabbale dans un groupe nous donne les « rênes » ou le « volant» à travers lesquels nous pouvons nous contrôler nous-mêmes – notre forme de développement et sa vitesse – lorsque nous devenons indépendants de la Lumière. Toutefois, d’autre part, la Lumière est très puissante et Elle a un programme de développement pour chacun de nous,ainsi que pour nous tous ensemble. Par conséquent, lorsque nous essayons d’accélérer notre développement part nous-mêmes, tout à coup nous commençons à sentir combien nous sommes dépendants de cette Lumière, de son éveil. C’est seulement avec son aide que nous pourrons progresser.
La Lumière m’élève et m’abaisse, ce qui éveille en moi le désir de me développer afin de me rendre «semblable au Créateur », un être humain, en m’élevant au-dessus de ce niveau animé et de toute cette vie matérielle. J’attends que la Lumière commence à m’influencer. Je me prépare à me rendre à Elle complètement, à me synchroniser autant que possible aux études, au groupe, à la diffusion et à résoudre toutes les questions qui se sont ajoutées au cours de l’obscurité et de la dissimulation.
Je suis comme ce « coq », de la parabole sur le coq et la chauve-souris, qui attend l’aube. J’attends que la Lumière vienne éclairer le chemin pour moi, et je me réjouis quand la Lumière vient. Toutefois, la « chauve-souris », qui ne se prépare pas à la venue de la Lumière, perçoit l’éveil d’En-Haut comme l’obscurité.

Bien que nous existons dans un système commun, seuls ceux qui attendent la venue de la Lumière, La perçoivent comme une chose souhaitable; pour eux, c’est vraiment Lumière. Au contraire, ceux qui ne veulent pas se rapprocher de la Lumière, du don sans réserve, et à aimer son prochain, sentiront en permanence de plus en plus de crises et de problèmes de ce monde.
Nous existons tous dans le monde de l’infini, mais tout dépend de notre préparation. Nous pouvons soit sentir la Lumière infinie ou les ténèbres infinies là, ou bien nous pouvons ne rien ressentir du tout, comme si nous n’avions pas conscience et que nous menions simplement une existence animée. Tout dépend de notre désir de devenir Humain, ce qui signifie «semblable» au Créateur dans Son amour et le Don sans réserve.

Le but de la société – 2

Dr. Michael LaitmanDans l’article « Le but de l’Association » le Rabash écrit que l’homme est né en n’aimant que lui-même, et par conséquent il ne peut pas faire le moindre mouvement sans se servir. Pourtant, sans renoncer à l’amour égoïste en nous, il est impossible d’atteindre l’adhésion avec le Créateur, l’équivalence de Ses propriétés. 

Par conséquent, le groupe est nécessaire car en lui le désir et les points forts de chacun s’ajoutent les uns aux autres. Tout le monde est alors en mesure d’utiliser cette immense force commune pour renoncer à la volonté égoïste qui l’empêche de remplir le but our lequel il est né. Ce groupe doit être composé de personnes qui ont un but commun. Puis ensemble, elles constituent une force énorme qui permet à chacun d’entre elles de lutter avec elle-même.

Afin de recevoir la puissance collective du groupe, chacun doit lui apporter sa force et renoncer à soi-même, c’est-à-dire, seulement voir les points forts de ses amis au lieu de leurs faiblesses. S’il se considère un peu plus haut qu’eux, il ne peut pas s’unir à eux, apporter sa force, et de recevoir la force collective.

Plan

1. La nature humaine – l’amour de soi.

2. Le but de la création – l’adhésion avec le Créateur à travers l’équivalence de propriétés avec Lui.

3. Il est impossible de remplir l’objectif de la création par soi-même, mais seulement au sein du groupe et par son pouvoir.

4. Dans le groupe, tous doivent être égaux dans le but, dans les moyens et dans sa propre annulation. L’annulation est seulement possible en exaltant les amis.

5. La grandeur de l’environnement est atteinte en paroles et en actions.

La fenêtre sur un nouveau monde

Dr. Michael LaitmanL’homme est né en n’aimant que lui-même. C’est notre nature, et nous ne pouvons rien y faire. Nous y avons toujours vécu à l’intérieur et ne pouvons pas en sortir. Toutes nos actions sont uniquement pour notre propre intérêt, sinon, il est impossible d’aller de l’avant. Par conséquent, j’ai besoin d’une force étrangère qui agirait contre ma nature pour la changer.
Toutes mes pensées et mon énergie résident en continuant à travailler pour me combler et me réconforter moi-même. Mais il y a un point en moi qui me pousse à sortir de ma nature, à m’élever au-dessus du degré animé, et à atteindre le Créateur, c’est-à-dire, pour atteindre le niveau de l’homme. Seul ce point en moi appartient au degré humain, le niveau du Créateur puisque «l’homme» est semblable au Créateur.

 

J’appartiens entièrement au monde matériel, mais ce seul point en moi appartient au monde spirituel. S’il ne se réveille pas, un être humain vit seul dans ce monde et ne soupçonne pas quelque chose de plus, il est satisfait de cette vie matérielle. Si, toutefois, ce point est réveillé dans son cœur, il se sent mal à l’aise dans ce monde et cherche à s’élever au-dessus de lui. Il est influencé par deux forces: l’une le pousse par derrière sur le monde matériel, et l’autre le tire de l’avant, venant du monde spirituel.

 

Sans renoncer à soi-même (à son égoïsme) en s’élevant au-dessus sa nature, il est impossible de parvenir à l’adhésion avec le Créateur. Je dois décider à quelle nature je souhaite être relié: la nature du Créateur ou celle de la créature, c’est-à-dire, choisir le don sans réserve ou la réception.
Puisque donner est contraire à notre nature, il n’y a qu’un seul moyen de passer du matériel au spirituel: un groupe de Kabbale. Le groupe dispose d’un pouvoir immense, car nous travaillons ensemble et tout le monde annule le désir égoïste qui l’empêche de remplir le but pour lequel l’homme est né. L’objectif est de devenir semblable à son Créateur. Le Créateur est la force du don sans réserve, l’amour, et l’annulation de soi. C’est pourquoi j’ai besoin du groupe comme une force extérieure étrangère qui fonctionne comme un levier qui me permet de contourner ma nature.

Pour que cette force soit grande et vivifiante, le groupe doit être uni et forte en lui-même et brûler du désir d’atteindre le but spirituel. Puis, tout le monde dans le groupe peut user de ce pouvoir et sortir de l’asservissement de l’amour égoïste.

Un jeu: marcher dans l’inconnu

Dr. Michael LaitmanSe mouvoir dans un nouvel état inexploré que nous avons encore à découvrir, créer et sélectionner les actions appropriées, est appelé un jeu. Jouer, néanmoins, est une activité sérieuse, qui porte l’élément de l’inconnu. Pendant le jeu, nous étudions nos capacités, inclinations, et les objectifs, ainsi que leurs résultats. À chaque répétition, une personne va de l’avant vers un état inconnu.
Comment peut-on avancer dans l’inconnu? Si nous connaissons les états du début et de la fin, cela signifie que le programme est déjà en nous et que nous sommes tout simplement en train de le mettre en œuvre quand nous allons d’un état à l’autre. Toutefois, nous ne grandissons pas de cette manière. Marcher vers un état connu ne se traduit pas par l’acquisition d’un nouvel état, mais c’est seulement une accumulation d’expérience. Si une personne sait ce que l’état suivant devrait être, alors elle est en lui, elle est déjà en lui.
La «croissance», d’autre part, signifie que l’on acquiert un état totalement nouveau et que l’on devient la personne que nous ne sommes pas encore aujourd’hui. Comment pouvons-nous faire cela de la manière la plus rationnelle, mûre, et correcte si ce n’est avec l’aide d’un jeu, d’une simulation? La nature elle-même nous pousse sans cesse à apprendre en jouant.

Le même processus peut être observé aux niveaux minéral, le végétal, et et  animal. Afin de continuer à avancer, une plante emploie des processus similaires au sein d’elle-même, comme un jeu. Si nous étudions la plante pendant sa croissance, elle semble identique à la nôtre aux niveaux animés et humains.
Une personne doit imaginer correctement l’état suivant en elle-même, si bien qu’elle reçoit d’elle la force de la croissance. Par conséquent, la présence du Créateur dans chaque créature est obligatoire. On peut faire un pas en avant que s’il existe déjà en lui. Une personne doit consciemment et délibérément attirer la Lumière du Créateur, qui vient de sa « moitié » cachée supérieure.

Par conséquent, une personne construit un modèle d’un état plus avancé en utilisant le groupe, qui est un simulateur du Monde de l’Infini, des états spirituels, et du don sans réserve mutuel. Quand une personne accomplit diverses actions, elle s’attend à ce que la Lumière agisse sur elle pour lui faire savoir que l’état le plus exact possible a été trouvé. Quand cela se produit-il? Lorsque la Lumière se revêt en elle.
La Lumière reste dans le repos absolu. Nous avons seulement besoin de trouver notre ressemblance avec elle. De toutes les formes possibles, dès que nous choisissons la forme similaire au Créateur, Il nous remplit immédiatement et nous nous unissons les uns aux autres. C’est ce qu’on appelle l’état suivant. De cette manière, nous avançons.