Changer l’état environnant

congrès, groupeLa correction de l’être créé est de se connecter aux autres, puisqu’il s’agit de la correction de la brisure qui a eu lieu à la suite du grand coup qui a brisé la créature, le seul désir qui a été créé, en de nombreuses parties.

Tout notre travail est de relier tous ces éléments. Bien sûr, nous n’avons pas le pouvoir de le faire, mais nous pouvons changer cet état tout autour. À un certain moment de notre adhésion nous sommes arrivés à la séparation et maintenant, en ressentant que nous sommes séparés, nous voulons retourner à l’état d’adhésion.

L’adhésion précédente est enregistrée dans nos « Reshimot » (mémoires), et si nous les retournons à l’envers, et au lieu de recevoir pour nous-mêmes en rejetant les autres nous nous rejetons nous-même et acceptons les autres, nous atteindrons l’adhésion.

Nous pouvons le faire grâce à notre existence dans ce monde où nous pouvons agir, même contre notre volonté. Dans ce monde, je peux étreindre quelqu’un sans ressentir de l’amour envers lui et même en le haïssant. C’est un mensonge, bien sûr, mais si je sais d’avance que je ne lui mens pas, mais plutôt à moi-même, cela ne sera pas un mensonge. Je sais que j’effectue des actions que mon désir déteste, mais je le fais dans le but d’atteindre un état dans lequel je le voudrais réellement. Alors à qui est-ce que je mens, à par à moi-même ?

Nous devons agir de cette manière afin de se connecter, même si au départ on ne veut pas se connecter et n’avons pas besoin l’un de l’autre. Plus nous essayons avec dureté, plus il sera clair pour nous dans quelle mesure c’est contraire à notre désir. Les élèves de Rabbi Shimon, les grands kabbalistes se sont réunis pour étudier le Zohar et ont découvert une haine brûlante, une vraie brisure dans la racine elle-même.

Mais si dans le même temps nous accomplissons des actions qui visent à la connexion, en comprenant et en essayant de s’élever au-dessus de notre nature, au-dessus de la brisure, et en faisant tout notre possible physiquement, alors c’est suffisant pour se rapprocher progressivement de l’unité.

Ces actions sont appelées « Lo Lishma » (pas en Son Nom). Notre intention est d’atteindre « Lishma » (en Son nom), le don sans réserve et la connexion. Nous comptons ne pas rester encore dans cet état  bien que nous essayons d’avancer de toutes les manières possibles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/09/12, Écrits du Rabash

Intelligence collective et spirituelle

Dr. Michael LaitmanAvis ( Stephen Pratt , professeur agrégé, Université de l’Etat d’Arizona ): « Les scientifiques de l’université de l’Etat  d’Arizona ont découvert que les fourmis utilisent une stratégie pour gérer la ‘surcharge d’information’» . Les fourmis Temnothorax rugatulus,  vivant communément dans des crevasses rocheuses du sud-ouest, placent le fardeau de la prise des décisions complexes sur le dos de la colonie entière, plutôt que sur une fourmi individuelle. …

«Des recherches antérieures ont montré que les colonies de fourmis ont la possibilité de comparer la qualité de deux sites de nidification potentiels – même si aucune fourmi n’a visité les deux sites. Pratt et Sasaki ont émis l’hypothèse que la colonie pourrait choisir un nid de haute qualité à partir de nombreuses autres options plus efficacement que les fourmis individuelles, car chaque membre de la colonie évalue qu’une petite partie, ou qu’une partie des sites disponibles, puis partage l’information avec la colonie entière. …

« Les deux scientifiques ont conçu des expériences avec des sites de nidification artificiels pour évaluer les capacités décisionnelles des fourmis. On a donné aux colonies comme aux fourmis individuelles deux niveaux de tâches. Les fourmis avaient à choisir entre deux nids, ou elles devaient choisir parmi huit nids. Dans les deux expériences, la moitié des nids n’étaient pas adaptés. Les nids sont souvent choisis en fonction de l’entrée et de la taille de la cavité, ainsi que d’autres caractéristiques comme l’obscurité.

« Les chercheurs ont découvert que les fourmis ont pris des décisions individuelles bien pires lorsqu’elles sont confrontées à huit options plutôt que deux, ce qui signifie qu’elles ont connu une surcharge cognitive. Les colonies, d’autre part, fait aussi bien avec deux ou huit options, montrant qu’elles pouvaient manipuler le problème le plus difficile en tant que collectivité.

L’étude montre ce que Pratt croit être la réponse à deux questions: Qu’est-ce qu’il  ressort d’une  intelligence collective? Et deuxièmement, pourquoi et comment un groupe est-il plus intelligent qu’un individu?

«Vivre dans un groupe est coûteux à bien des égards, de sorte que les fourmis doivent obtenir un certain avantage à le faire », a déclaré Pratt. «En partageant le fardeau de la prise de décision, les colonies évitent  les erreurs que fait un animal solitaire en prenant trop d’informations. Ce qui est formidable à propos de ces fourmis est que nous pouvons voir exactement comment elles le font, en faisant en sorte qu’aucune fourmi n’ait à traiter plus d’informations qu’elle n’en est capable. »

« Pratt a ajouté que c’est un des problèmes que les fourmis peuvent résoudre, mais qu’il y a d’autres problèmes auxquels  sont confrontées les fourmis  dont nous pourrions être en mesure de tirer des leçons. »

Mon commentaire: Dans la nature, la préférence est donnée uniquement à un groupe, et non pas à l’individu, parce  que là il n’y a pas de libre arbitre . Mais c’est le contraire sur le chemin spirituel: le choix appartient à l’individu. C’est donc dans la société humaine que toutes les décisions doivent être prises ensemble, grâce au  résultat de la moyenne, mais la direction du mouvement spirituel doit être donnée par celui qui voit ce chemin, celui qui est  déjà passé ; c’est-à-dire que le chemin  spirituel est dicté par le chef (Moïse).

L’impulsion de la vie

Dr. Michael LaitmanLes montées et descentes sont un signe de vie. Le changement des saisons, la périodicité des changements dans la nature humaine, les réincarnations,les crises mondiales, les poussées économiques et les déclins sont une partie inséparable de la vie.

Il est impossible d’avancer dans un courant constant, puisque nous devons évoluer en permanence. La vie est un développement et ce développement n’est possible que grâce aux contractions et aux expansions. C’est ce qu’on appelle le secret de la vie.

C’est effectivement ce qui nous arrive maintenant. Le Créateur prend notre ego et ne nous laisse rien. En conséquence, il y a une contraction, une expiration. Ainsi, Il nous donne maintenant une chance de développer par nous-mêmes. Puis Il nous contracte à nouveau et nous devons expirer une fois de plus.

Par ces actions de contractions et d’expansions le processus de «respiration» a lieu, tel est le pouls de la vie.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, L’étude des dix Sefirot

Adoucir la domination de la nature

Dr. Michael LaitmanIl faut absolument établir la force de la connexion parmi nous dans la société, à un tel niveau que les gens sentiront la connexion entre eux et seront obligés de se rapprocher. C’est alors seulement qu’ils pourront ressembler à la force supérieure de la nature et être dirigés par elle différemment. Nous devons adoucir la domination de la nature.

Si nous ne reconnaissons pas que la nature agit et nous influence à bon escient, nous n’irons nulle part. Nous devons être d’accord avec les études existantes, nous n’avons pas le choix. Nous pouvons nous placer au-dessus de la nature et tout simplement souffrir parce qu’elle nous frappe de toutes ses forces, ou nous pouvons comprendre qu’il y a un plan ici et une force supérieure naturelle qui nous conduit à l’intégration. Nous devons consciemment nous rapprocher de cette force. Si nous refusons d’accepter le plan et l’esprit de la nature, la force de développement, alors nous nous humilions au point d’exclure totalement la possibilité d’atteindre ce que nous sommes, d’où nous venons et où nous allons, etc… Il ne s’agit pas du tout d’une bonne approche.

D’une émission de KabTV du 01/07/12, « Le Monde Intégral : La formule de la société intégrale »

«Une démocratie est toujours de nature temporaire »

Avis (Alexander Tyler, professeur d’histoire écossais à l’Université d’Edimbourg, 1887): «Une démocratie est toujours de nature temporaire, elle ne peut tout simplement pas exister comme une forme de gouvernement permanente.
«Une démocratie continuera d’exister jusqu’au moment où  les électeurs découvriront qu’ils peuvent voter pour des largesses des finances publiques.

« A partir de ce moment-là, la majorité vote toujours pour des candidats qui promettent le plus d’avantages des fiances publiques, de sorte que toute démocratie finira par s’effondrer sur la politique budgétaire laxiste, (qui est) toujours suivie par une dictature.

«La moyenne d’âge des plus grandes civilisations du monde depuis le début de l’histoire, a été d’environ 200 ans.

« Au cours de ces 200 ans, ces nations progressent toujours grâce à la séquence suivante:

De l’esclavage à la foi spirituelle;
De la foi spirituelle à un grand courage;
Du courage à la liberté;
De la liberté à l’abondance;
De l’abondance à la complaisance;
De la complaisance à l’apathie;
De l’apathie à la dépendance;
De retour à la dépendance à l’esclavage. « 

Pourquoi commençons-nous à coopérer les uns avec les autres ?

Dr. Michael LaitmanAux nouvelles (Tiré de ‘Technology Review): «Le monde de la théorie des jeux est actuellement en feu. En mai, Freeman Dyson de l’Université Princeton et William Press de l’Université du Texas ont annoncé qu’ils avaient découvert une stratégie jusque-là inconnue pour le jeu de dilemme du prisonnier qui garantit à un joueur de meilleurs résultats qu’à l’autre.

« C’est une surprise monumentale. Les théoriciens ont étudié le dilemme du prisonnier pendant des décennies, en l’utilisant comme modèle pour l’émergence de la coopération dans la nature. Ce travail a eu un impact profond sur des disciplines telles que l’économie, la biologie évolutive et, bien sûr, la théorie des jeux elle-même. Le nouveau résultat aura un impact dans tous ces domaines et bien plus encore. …

«Jusqu’à présent, tout le monde pensait que la meilleure stratégie dans le dilemme itératif du prisonnier était de copier le comportement de vos adversaires lors du tour précédent. Cette approche d’un prêté pour un rendu garantit que vous deux passerez le même temps en prison.

«Alors, les nouvelles qu’il y a d’autres stratégies qui permettent à un joueur non seulement de battre l’autre, mais de déterminer leur temps en prison n’a rien de révolutionnaire. …

La nouvelle approche est appelée la stratégie de déterminant nul (car elle implique le processus de création d’un objet mathématique appelé déterminant vers zéro).

Il s’avère que l’approche du prêté pour un rendu est un cas particulier de la stratégie de déterminant nul: le joueur utilisant cette stratégie détermine que le temps de l’autre joueur en prison est égal au sien. Mais il y a tout un ensemble d’autres stratégies qui font passer à l’autre joueur beaucoup plus de temps en prison (ou beaucoup moins si vous vous sentez généreux).

Le seul inconvénient, c’est que l’autre joueur doit ignorer qu’il est manipulé. S’ils découvrent la ruse, ils peuvent jouer une stratégie qui aboutit à la peine d’emprisonnement maximale des deux joueurs: c’est-à-dire que les deux souffrent ».

Mon commentaire: Récemment, il y a eu de plus en plus de découvertes qui se passent dans le domaine de l’interaction humaine. Cela devrait nous conduire à la réalisation de notre intégralité absolue comme un système unifié dans lequel il n’y a pas de liberté personnelle dans les pensées, les sentiments et les actions. Et c’est seulement le fait de se dissoudre dans tout le monde qui rend libre. Pour le moment, cela semble incroyable, mais nous allons dépasser cette inertie et les limites de notre compréhension de la grande unité de la nature. [89167

Prier pour la résurrection des morts

Dr. Michael LaitmanUn congrès très fort vient de se terminer ; nous nous sentons fatigués, indifférents, endormis, comme si un nuage lourd nous embrassait et nous transformait en personnes âgées pessimistes.
Le Créateur a enlevé notre désir égoïste, le carburant qui nous pousse en avant. Précédemment nous brûlions de désir ; nous nous étions efforcés d’obtenir des récompenses spirituelles et étions prêts à nous battre pour atteindre la spiritualité. Chacun de nous se considérait comme un héros, bien que nous nous sentions comme « des surhommes » seulement parce que notre égoïsme était assez «brûlant » et nous poussait vers de nouvelles réalisations.

Le Créateur veut nous aider, ainsi, il nous retire notre égoïsme pour que nous le remplacions par un autre pouvoir. Maintenant, au lieu d’être poussés par derrière, nous sommes inspirés par la grandeur du but et sommes transportés en avant par cela.

Maintenant, nous avons vraiment l’occasion d’avancer, mais nous nous plaignons que nous n’avons plus d’énergie ni de désir. Vous souvenez-vous combien votre désir était « brûlant » et énorme? Cependant, ce n’était pas le vôtre ; il vous a été donné d’En Haut. Vous avez été tout simplement poussés d’En Haut, et par conséquent amenés vers le groupe de kabbalistes.

A ce moment là, votre désir a disparu et vous pensez que c’est mieux de quitter le groupe et de laisser tomber la Kabbale, car cela ne vous attire plus. Pensez-vous vraiment que si cela ne vous attire plus, cela signifie qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec la Kabbale? Chacun juge à la mesure de sa propre corruption. Il est évident que sans motivation on ne peut pas avancer. Même les machines ne peuvent pas fonctionner sans carburant.

Il faut se tourner vers le groupe, les livres et l’étude ; on doit leur demander de l’aide ! Prier pour le Créateur!

Si vous n’avez aucun pouvoir pour ce genre d’appel, cela signifie que vous expérimentez un déficit de la force générale, de la garantie mutuelle. Si il y a des amis à vous qui ont perdu leur « force vitale », vous devriez au moins pleurer pour eux ; c’est comme si vous étiez à leur enterrement; pleurer sur les merveilleux amis que vous avez perdus! Regardez les pierres tombales lourdes qui se trouvent sur leur poitrine, c’est à dire, les cœurs de pierre dont ils ne peuvent pas se débarrasser.

À un certain moment, ils brillaient d’un désir, mais maintenant, nous ne pouvons que pleurer pour eux. Bientôt, vous même descendrez dans la même fosse. Cependant, si nous sommes prêts à nous aider les uns les autres avant que cela n’arrive, nous serons en mesure de nous relever de n’importe quel type de chute. Non seulement nous serons en mesure de surmonter notre indifférence, nous allons faire face à la haine réelle devrait-elle se produire parmi nous.

Seule la puissance du groupe peut déclencher un désir d’« air léger». En ce moment, nous n’avons pas ce genre de désir, et il ne peut non plus sortir de nulle part. Cependant, il faut l’ «allumer» artificiellement, comme si nous commencions une nouvelle entreprise et faisions de la publicité pour nos nouveaux produits. Cela devrait devenir notre activité spirituelle commune; par conséquent, cela va déclencher un tel besoin fort en nous que nous allons tout simplement être « brûlant »de désir. En dessous de ce désir, il ne peut rien y avoir du tout!

Les gens attendent toute la nuit aux portes des magasins pour acheter un iPhone 5ème génération. Apprenez comment faire de la publicité pour vos «marchandises» en escaladant des besoins artificiels. Après tout, le but que nous poursuivons semble également «artificiel» à notre égoïsme.

De la 3èmepartie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, Etude des dix Sefirot

Quand il y a beaucoup de monde dans la tombe

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »: En effet, sachez que pour cette raison, la Torah n’a pas été donnée à nos saints pères Abraham, Isaac et Jacob,- mais a été gardée jusqu’à la sortie d’Egypte, quand ils sont sortis et sont devenus tous ensemble une nation de six cent mille hommes de vingt ans ou plus. Car alors, chaque membre de la nation a été questionné pour savoir s’il était d’accord pour ce travail exalté. Et une fois que tous et chacun dans la nation a acquiescé dans le cœur et l’âme, et a dit: «Nous ferons et nous écouterons», il devient alors possible de garder l’ensemble de la Torah, et ​​ce qui était auparavant impossible est devenu possible.

Au début, tout le monde participe individuellement dans le groupe et pas de son plein gré, mais parce qu’il est obligé de le faire. Nous voyons que nous manquons de respect envers nos obligations pour nos amis ; nous ne respectons pas l’option d’être attentif à tout le monde et de suivre le chemin spirituel. Dans quelle mesure une personne comprend-elle que son avancement dépend totalement de sa coopération et de sa relation avec les autres, en s’élevant au-dessus de son ego, au-dessus de sa faiblesse et de sa paresse? Est-ce qu’elle a au moins regardé les pouvoirs de la coopération générale et des actions collectives ?

Si nous gardons ces conditions, c’est alors que d’une collection de gens ordinaires, nous devenons un groupe. Puis, comme dans l’exil en Egypte, nous expérimentons différentes périodes, bonnes et mauvaises, nous travaillons dur et nous devons transformer ce travail en œuvre sainte pour le Créateur . Ici, tout dépend de combien de gens peuvent identifier le lieu où ils peuvent accomplir le but .

Il ne peut pas y avoir un exode de l’Egypte à moins de trouver la carence en eux qui leur permettra de s’unir plus étroitement. C’est parce que la sortie de l’esclavage égoïste sont comme les douleurs de l’enfantement, quand je dois tout simplement atteindre le but, quand je suis mieux mort que vivant. Alors je comprends que je suis enterré dans mon désir, mon ego, comme dans une tombe. De là, je nais dans la Lumière, mais seulement si je me connecte avec les autres. C’est de cette seule façon que la naissance peut avoir lieu. Puis j’atteins le don de la Torah, ce qui signifie que j’atteins l’instruction, le guide, la connexion avec les autres.

Il ne peut y avoir d’autres types de travail et il ne peut pas y avoir un exode hors d’Egypte si je ne crie pas en pleurant que je veux servir le Créateur. C’est avec cette volonté que Moïse se tourne vers Pharaon: « Je veux travailler pour le Créateur, me connecter à la garantie mutuelle ». Par conséquent, je dois quitter l’ego, m’élever au-dessus, pour échapper à Pharaon. C’est une obligation, car le niveau suivant est si désirable, si nécessaire, que je suis comme un embryon en développement qui ne peut plus rester dans le ventre de sa mère et doit naître.

Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans l’article « Et c’est pour Juda »,estimant que la rédemption future est déjà révélée au niveau précédent, en exil. La différence entre l’exil ( Galout – גלות) et rachat ( Guéoula -גאולה) est la lettre « Aleph « (א), qui symbolise le Créateur, le champion du monde. Le Créateur ne peut être révélé en exil –Galout -car là il n’y a pas de récipient corrigé. C’est parce que vous êtes encore dans votre ego, mais quand vous vous élevez au-dessus de votre ego, c’est appelé l’exode d’Egypte, puis vous obtenez le premier récipient spirituel et alors vous pouvez révéler le Créateur.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale, 24/09/2012, « Matan Torah (Le don de la Torah) »

La nature est indivisible

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelles parties connectables devraient être mises en évidence chez l’homme et dans la nature? Est-il possible de /traiter de la division du tout, en différentes parties afin de concentrer nos efforts sur celles-ci ?

Réponse : Nous devons d’abord voir la nature comme un système totalement intégral, dans lequel tout est relié. Il n’y a pas de particule, d’atome, de force, ou champ qui ne soit pas connecté dans un système unique, peu importe que ce soit au niveau du minéral, végétal, animal ou parlant, ou que nous en soyons conscients ou pas. Il ne doit pas être divisé en plusieurs parties.

Nous le divisons en deux parties parce que nous ne pouvons pas comprendre et saisir tout le système entier, de même que nous divisons l’ensemble de la nature en différentes sciences. Il n’y a pas de physique, chimie, biologie, zoologie ou toutes autres sciences. Il nous est plus commode d’étudier la nature de cette façon – par quelques découvertes concrètes. Cela ne montre que la faiblesse de notre connaissance et de notre conscience.

La nature elle-même est totalement intégrale et aucune part en elle ne peut être relevée. Elle est mutuellement connectée.

Mais nous pouvons l’atteindre, en tant que parties égoïstes détachées par intermittence les unes des autres. Nous pouvons ainsi les reconnecter progressivement, en construisant la mosaïque originale. Mais ce n’est que par rapport à nous, puisque la nature elle-même est intégrale. En créant cette mosaïque, nous découvrons peu à peu non seulement les particules qui la composent, mais les éléments qui la relient, formant ainsi le tableau d’ensemble. Ainsi, en même temps, cette image reçoit son existence future supérieure. C’est comme si ensemble nous construisions notre corps en rassemblant ses différents organes et systèmes, qu’il commençait alors à fonctionner et qu’il prenait vie.

Nous devons comprendre qu’en nous rapprochant de l’intégration dans notre connaissance de la nature, nous finirons par atteindre la vie en elle, que l’on peut nommer la seule force supérieure dans la nature. Elle a un plan pour notre développement, son commencement et sa fin. Mais nous ne pouvons l’approcher que si nous aspirons sans cesse à l’intégralité.

Nous commencerons, peu à peu, à sentir graduellement ce système intégral, à le deviner, puis de plus en plus clairement nous commencerons à le révéler. Et je pense que nous allons commencer à le découvrir, non après avoir assemblé toutes les pièces de la nature en une seule image, mais dès que nous nous rapprocherons, nous commencerons déjà à avoir un avant-goût de l’image complète.

Nous voyons que, lorsque nous nous rapprochons, nous commençons à percevoir l’intégralité et que nous atteignons progressivement sa pensée supérieure, non par la révélation de son état absolu, mais en plusieurs étapes.

De KabTV « Le monde intégral: La formule de la société intégrale » 01/07/12

Trouver la force qui évoque l’amour

Dr. Michael LaitmanQuestion : Dans la société intégrale il y a une sorte d’objectif « abstrait” beau et parfait et aimé de tout le monde. N’allons nous pas faire les mêmes erreurs que les utopistes ont fait autrefois ?

Réponse : A quoi se résume l’ensemble du problème ? Seulement à un changement dans la nature humaine.

Si cela est possible, la société intégrale passera de l’utopie à la réalité. Si c’est impossible, alors elle restera une utopie et il serait alors préférable de rester à l’écart d’une telle société.

Nous devons d’abord savoir si nous pouvons évoquer une certaine force sur nous, un certain attribut qui permettra de créer certaines conditions afin que la nature de chaque personne passe d’une nature égoïste à une nature altruiste. Ceci peut être réalisé grâce au changement progressif et constant de petits groupes de personnes, puis de groupes de plus en plus grands. Mais dans l’ensemble, ce processus devrait inclure toute l’humanité.

Est-ce qu’une personne, créée comme un être totalement égoïste, ne pensant qu’à elle-même et rien d’autre (c’est de cette façon que nous sommes programmés) peut modifier son programme ? Et qui plus est, peut-elle changer de sorte que l’objet qui reçoit le plaisir provoqué par elle, ne soit pas elle, grâce à tout ce qui l’entoure, mais plutôt que son plaisir soit le bien-être de tous ceux qui l’entourent ?

Le plaisir reste. Il doit en être ainsi, car il fait partie de notre nature, seule la nature de la satisfaction change. Sur le compte de quoi/Grâce à quoi ? Une mère, par exemple, est comblée par le fait qu’elle donne tout à son enfant – tel est l’amour naturel. Peut-on atteindre cet état où nous nous ressentons un amour naturel pour des gens qui sont de parfaits inconnus, qui nous sont opposés et lointain, si nous sentons qu’ils sont une partie inséparable de nous-mêmes, tout comme un enfant pour sa mère ? Pouvons-nous trouver une telle force ?

Si nous la trouvons, nous serons en mesure de mener une telle expérience et de voir qu’il en est ainsi.

De KabTV « Le Monde intégral : La formule pour une société intégrale», 01/07/12