C’est maintenant ou jamais

Dr. Michael LaitmanImaginez que vous veniez à la leçon et que vous ayez mal au bras, vous penserez à la douleur tout le temps, bien sûr. Elle troublerait vos études et vous causerait un grand inconfort, vous ne sauriez pas comment vous débarrasser de cette douleur et vous ne pourriez pas l’oublier.

La question est de savoir comment devrions-nous ressentir la même douleur pour ne pas avoir encore atteint la réparation finale, pour ne pas avoir atteint notre but ultime ? Je ne veux pas attendre un seul jour de plus ! S’il était si important pour moi, je brûlerais d’impatience, comme un bébé, je le voudrais maintenant et tout de suite !

Le problème est que je ne veux pas ce qu’il me faudrait. D’où puis-je recevoir le désir correct ? C’est une raison de prier.

Je ne suis pas pressé de me connecter aux amis et d’atteindre l’amour des autres en vue de parvenir au but spirituel. Ce sont des problèmes au-dessus d’autres problèmes qui mettent de nombreux obstacles l’un après l’autre devant moi. Si je voulais vraiment atteindre l’objectif, j’aimerais mes amis, après tout, c’est impossible sans eux. Mais le fait est que je n’ai pas besoin de cet objectif : Est-ce que quelqu’un désire donner ? Ainsi, je n’ai pas besoin des amis et je ne veux pas payer pour l’objectif avec l’amour des autres. Tout cela semble très lointain, brumeux et peu réaliste. Je suis assis face au livre, lors de la leçon, en pensant : «Qu’est-ce que je fais ici de toute façon ? »

Alors, nous avons reçu un outil appelé la Torah dans lequel se trouve la force qui nous amènera à l’objectif. Pour nous, c’est le niveau supérieur, à partir duquel une force appelée Lumière vient et nous tire en avant. C’est ce à quoi nous devons penser au cours de la leçon, tout comme vous pensez au bras qui vous fait mal et que vous souhaitez guérir.

Ce que vous lisez en ce moment n’a pas d’importance, vous devez penser à votre « maladie » et rêver à la guérison. Si vous n’avez pas un manque pour cela, demandez pour qu’il vous soit donné, connectez-vous aux amis, vérifiez quels désirs ils ont.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, L’étude des dix Sefirot

L’ampleur des désirs spirituels

Dr. Michael LaitmanQuestion: Où est la frontière entre la suppression des désirs matériels et l’obetnesion des désirs spirituels?

Réponse: Nous ne suppriment pas nos désirs! Nous les discutons et attribuons immédiatement plus de poids, de grandeur jusqu’au prochain niveau de désir supérieur, ceux qui nous conduisent à l’unité et à l’intégrité, car ils sont beaucoup plus importants, meilleurs et supérieurs et ont plus de valeur que nos penchants égoïstes. C’est le cas même si nos désirs égoïstes sont apparemment de nature positive, comme le désir d’écouter un certain type de musique, ou lire une sorte de littérature, ou aller regarder un ballet, ou regarder un match de football ou aller dans un club pour hommes, ou de manger un type particulier de nourriture quelle qu’elle soit.

En d’autres termes, à ce stade, avec l’aide du groupe, je dois recevoir une impression très sérieuse et forte que  ces normes collectevives, intégrales mondiales sont d’un niveau supérieur. Elles ne sont pas une étape, mais une avancée incomparable que nos désirs instinctifs animaux susmentionnés  que la nature suscite automatiquement en nous, comme des esclaves, essaye de les réaliser rapidement.

D’une discussion sur l’éducation intégrale du 1/3/12

« Interview: Le destin américain est entre les mains des États-Unis »

Dr. Michael LaitmanOpinion (Zbigniew Brzezinski, politologue [commentaires de l’auteur du blog en caractères gras]) : «Je pense que malheureusement nous nous sommes délégitimés, facilitant ainsi certaines parties du monde, conduites par des récits historiques, à nous être instinctivement hostiles. Nous avons ignoré cela, et avons agi comme si nous étions dotés d’une quelconque mission spéciale. George W. Bush a même dit : «Notre nation a été choisie par Dieu et commissionnée par l’histoire pour être le modèle du monde. »

– C’est une erreur faite par les États-Unis.

« Nous devons commencer à comprendre en tant que nation que nous devons agir différemment. Nous devons reconstruire des coalitions. … Si nous agissons intelligemment nous serons toujours en mesure d’être la force la plus influente dans le monde, mais nous devons être intelligents. Et pour être intelligent, il nous faut des leaders qui comprennent cela, qui ressentent le changement qui rend ce siècle différente du précédent.  »

– C’est impossible, car pour cela, ils ont besoin de connaître le plan du Créateur, la Nature, au lieu d’inventer un avenir eux-mêmes, qui soit opposé à l’objectif de la Nature.

« Mais le plus important, peut-être, ou tout au moins aussi important, nous devons avoir un public ayant une certaine connaissance rudimentaire des affaires étrangères. Ce qui me fait vraiment peur, c’est que notre public ne comprend pas le monde. Il n’en a même aucune idée. … Nous avons un public qui est ignorant et sensible à la démagogie. Et cela handicape les dirigeants, même si ceux-ci sont intelligents. Bien sûr, c’est encore pire si la direction n’est pas très intelligente et qu’elle agit avec des slogans simplistes.  »

– L’ignorance du monde et de sa forme future est dans notre cas, l’état général de tous ceux qui contrôlent le monde.

«Nous sommes moins conscients pour une raison très simple : parce que le monde est beaucoup plus complexe. Les Américains n’étaient auparavant pas mieux informés sur l’histoire mondiale, et ils sont toujours lamentablement informés sur l’histoire mondiale. Les Américains n’étaient pas très informés sur la géographie mondiale. Ils en sont encore fondamentalement ignorants, même si c’est scandaleux. …

« Mais je pense que ce qu’il faudrait, c’est un certain consensus national partagé sur la façon dont nous définissons une vie décente et responsable dans ce monde moderne complexe. Je ne pense pas que nous l’avons. Nous avons des slogans sur la réussite. Nous avons des slogans sur des «créateurs d’emplois. » Nous avons des slogans sur tout le monde ayant le droit d’atteindre un paradis en recherchant une satisfaction matérielle. Notre définition d’une belle vie implique l’accumulation de biens matériels et de divertissements.

« Il y a des tas de questions qui sont intimement liés, et il nous faudrait un choc pour commencer à réfléchir sérieusement à la façon dont nous pouvons recréer une société saine ici, qui est encore l’image irrésistible d’un monde passé. Le rêve américain était alors largement partagé. Aujourd’hui, il ne l’est pas.  »

– Pour cela, vous devez au moins disposer d’un plan de l’histoire future de l’humanité et des moyens possibles de développement, étant donné qu’ils dépendent de notre comportement ; la science de la Kabbale nous donne tout si nous souhaitons le révéler pour nous-mêmes. Le destin du monde est entre nos mains, si nous comprenons comment le gérer.

Ne nous obligez pas à vous porter sur une civière !

Dr. Michael LaitmanSi vous ne faites pas l’action correcte au cours d’une descente, vous créez alors un double Makhsom (barrière) devant vous. Vous auriez dû surmonter une Makhsom lors de la révélation d’un nouveau vide, mais vous l’avez reporté en disant que cela n’était pas en votre pouvoir. Maintenant, vous devrez attendre que le Créateur se tourne vers vous à nouveau, ce qui signifie que les nouvelles conditions pour corriger ce phénomène vous seront à nouveau révélées, mais différemment. Le Créateur remplace un seul ange, une seule force, par un autre ange, une autre force et donne à la personne une autre chance de progresser.

Une personne coopère au sein de tout un système dans lequel il doit remplir sa part, qui ne dépend que de lui, afin d’assurer l’existence de l’ensemble du système et de le faire progresser vers le but. Ce mouvement a lieu dans l’ensemble du système, où chaque partie est stimulée et dépend des autres selon l’ordre de la correction de bas en haut dans la chaîne des Reshimot (gènes d’information).

Qu’arrivera-t-il à la personne, qui ne réalise pas ses Reshimot ? D’autres devront faire son travail. Ainsi, une personne crée des dommages sérieux à tout le monde, lorsqu’elle n’effectue pas les tâches qui lui sont révélées. Ce faisant, elle nuit à l’ensemble du système, l’ensemble du groupe. Elle ne permet pas de faire avancer le groupe et le fait travailler sur des corrections supplémentaires, complétant ce qu’elle n’a pas pu faire. Les amis du groupe doivent la porter sur leur dos, comme dans une bataille, quand vous devez transporter un soldat grièvement blessé sur une civière. C’est une situation très triste pour le groupe.

Puisque le système entier est entier, et que l’émergence des Reshimot déterminent qui doit agir en premier et qui doit agir plus tard, et comment nous sommes reliés les uns aux autres, alors toutes nos actions dépendent l’une de l’autre et se complètent. En n’effectuant pas vôtre tâche dans les temps, vous vous condamnez immédiatement et le monde entier, au lieu de vous juger et le monde selon l’échelle du mérite. Etant responsable du monde entier, lorsque vous êtes sur l’échelle, vous faites pencher les autres d’un côté ou de l’autre.

De la 1ère partie du quotidien de Kabbale 24/09/12, Écrits du Baal HaSoulam

La garantie mutuelle est la condition préalable à notre naissance spirituelle

congrès, groupeGrâce à la garantie mutuelle, une personne atteint un état dans lequel elle sent que tout le monde la soutient dans le but de lui fournir tout ce dont elle a besoin. Alors, elle peut penser aux autres. C’est seulement à cette condition qu’elle s’élève au-dessus de son ego.

Il n’y a pas d’autres forces. L’ego est la seule force qui nous domine et nous pouvons la neutraliser que dans un groupe.

Si le groupe ne neutralisait et n’annulait pas mon ego, je ne serais jamais capable de le faire moi-même. Je serais enterré à jamais et ne serait pas capable de naître, d’en sortir. La garantie mutuelle est pour moi la loi de la vie, c’est la condition sine qua non pour ma naissance spirituelle.

Si je ne reçois pas du groupe un sentiment sécurisant de protection et le sentiment qu’il me fournit tout ce dont j’ai besoin, je ne serais pas capable de m’élever au-dessus de moi-même. En fait, c’est la garantie mutuelle qui fait naître ce sentiment en moi, et cela ne dépend plus de moi. Si les amis m’influencent par leur garantie mutuelle, je n’arrêterais jamais de penser à eux. C’est ainsi que cela fonctionne.

C’est similaire à un bébé sentant qu’il n’a pas de problèmes, quand il est dans les bras de sa mère. Il se sent instinctivement en sécurité, et qu’on lui fournira tout ce dont il a besoin. Voilà comment je devrais me sentir, comme un bébé, pensant que tous ses ennuis, toutes ses pensées, ses angoisses et ses questions ont disparu, lorsqu’il se trouve dans les bras du groupe.

Je ne suis connecté à rien, c’est comme si je flottais dans l’air. A partir de ce moment-là, je peux commencer à penser aux autres.

Nous parlons de lois immuables, de forces qui agissent sur nous. Ce n’est ni mon imagination ni une hypothèse. Si la force de la garantie mutuelle opère sur moi, alors je me détache, et que je le veuille ou non ne fait aucune différence. Si les amis agissent sur moi avec cette force, je suis libéré de la domination de mon ego. A partir de ce moment-là, je peux penser aux autres.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, Écrits du Baal HaSoulam

Un besoin de s’unir

Dr. Michael LaitmanQuestion: Disons qu’une femme, dont le mari est encore absent en « virée », a réussi à s’élever au niveau intégré avec l’aide du groupe. Est-ce que son problème va se résoudre de soi-même ou bien va-t-elle  tout simplement le considérer sous un angle différent?

Réponse: Vous devez comprendre que le monde est la façon dont nous le dessinons dans nos esprits. Nous ne pouvons pas déterminer objectivement ce qui, en fait, est réel et ce qui se passe réellement. Tout est subjectif. Tout dépend de la façon dont nous le percevons et l’imaginons.

Dès que la femme commence à comprendre que son mari a besoin de plus d’interaction sociale et qu’elle est désireuse et capable de lui donner une activité de remplacement d’un niveau plus élevé et meilleur, ses problèmes de  la vie familiale, sociaux, et économiques cesseront  d’exister. Il cessera de gaspiller de l’argent avec ses amis dans un pub ou à un stade de football car il aura une nouvelle attitude de contentement envers le monde qu’il habite et envers sa famille.

Mais nous devons le combler en quelque sorte. Nous devons lui montrer ce que nous offrons, qu’il s’agit d’un remplacement.

Pendant des dizaines d’années, les gouvernements du monde ont investi massivement dans les équipes de sport car un très grand nombre de fans s’unissent autour d’elles. Cela les détourne et leur donne une chance de s’unir, en fonction de leur appartenance à des équipes sportives diverses. Cette unité porte en elle une nature égoïste, car ils ont besoin d’un adversaire afin de s’unir. Les gouvernements se rendent compte qu’ils doivent distraire les gens en leur fournissant des points de vente et en les laissant découvrir la chaleur d’appartenir à divers groupes, clubs, etc.

Cependant, nous devons progressivement montrer aux gens que la connexion autour de quelque chose qui est contre quelque chose ou quelqu’un est défectueux ; cela détruit la société. Nous voyons qu’il n’y a pas de place pour la convivialité dans le sport. La concurrence conduit seulement à la drogue, les ventes et les achats de joueurs. Il n’y a rien de neuf à cela, que de la ruse financière, «Donnez-moi deux autres billions de  dollars, et je vais faire une équipe pour vous qui  va vaincre tout le monde là-bas. » Ce scénario ne peut pas vraiment servir de base pour ceux qui aspirent à l’unité. Qui suis-je exactement  en train de soutenir?  Est-ce qu’un couple d’Africains ou de Sud Américains achetés pour de l’argent et apportés à mon équipe favorite sont censés défendre ma ville ou mon pays?

Les mêmes égoïstes ne veulent pas regarder tout cela, car ce n’est vraiment pas cela qu’ils veulent voir dans leurs passions.

Nous pouvons élever le niveau de sensibilisation de la population à l’endroit où ils ne souffriront pas d’une telle attitude à l’égard du sport. Quand nous devenons membre d’un club afin de  nous unir aux autres, nous générons un type sordide de connexion. Nous avons battu nos voisins en vue d’une certaine manière de satisfaire notre mentalité de troupeau qui sommeille, venu  des temps anciens, au lieu de celle qui nous fait avancer.

Par conséquent, il doit y avoir une explication sérieuse. Nous sommes tout à fait capables de fournir cette explication en utilisant l’humour et la satire et de montrer comment cela est construit, du football à la bière, à des équipes ou  à des clubs sportifs, peu importe qu’il s’agisse d’une équipe locale ou nationale, la nature primitive, sous-développée de l’homme, de son besoin de s’unir. Et puis, peu à peu, on peut l’amener à un autre niveau.

D’un entretien sur l’éducation intégrale 01/03/12

La crise nous apprend à consommer le nécessaire

Dr. Michael LaitmanAux Nouvelles (d‘Euronews): « Acheter neuf, non, d’occasion, oui : la crise en Espagne dessine un nouveau mode de consommation. Les magasins de deuxième main se développent dans un pays qui jusque là n‘était pas du tout habitué à acheter des produits déjà portés, ou avec des kilomètres au compteur, comme nous le constatons chez ce concessionnaire automobile.

“Tout a changé, il y a six ou sept ans, nous vendions quatre ou cinq voitures neuves pour une voiture d’occasion, désormais c’est l’inverse, dit Angel Rodriguez, le patron. On vend trois ou autre seconde main pour une voiture neuve.”

Pour survivre, certains s’adaptent au marché, comme Armando. Avant il fabriquait des cadres, maintenant il s’est lancé dans la réparation des meubles, parce que désormais, les Espagnols jettent moins. Et si la crise avait du bon, en nous faisant réfléchir sur la société de consommation ? »
Mon commentaire: Alors forcément, nous « descendrons » tous à un niveau  de production et de  consommation de biens essentiels et pas plus. Dans ce cas, l’économie va « dégonfler » à sa taille normale nécessaire. L’humanité va se contenter de ce qui est nécessaire pour l’existence matérielle et va changer tous ses désirs et ses possibilités pour réaliser sa spiritualité par la souffrance, l’expansion de la crise, ou par la réalisation d’un tel développement comme étant le meilleur

L’amour n’est-pas ce que nous croyons

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «Matan Torah (Le Don de la Torah)” : C’est parce que, en effet, à l’égard d’une personne qui est encore dans la nature de la Création, il n’y a pas de différence entre l’amour de Dieu et l’amour de son prochain. C’est ainsi, parce que tout ce qui n’est pas elle est irréel pour elle.

Je ne peux pas ressentir les autres. Je les ressens dans la mesure où je dépends d’eux. En d’autres termes, je ne ressens en fait pas les autres, mais je ressens ma dépendance à leur égard, combien je perdrais s’il leur arrivait quelque chose.

C’est la seule façon pour nous de tout calculer. Même une mère ressent combien elle perdrait si son bébé avait des problèmes. C’est l’échelle que nous appelons «amour».

«Je t’aime» signifie que je dépends de vous. Ainsi, il ne s’agit absolument pas d’amour spirituel, mais d’amour corporel. J’aime quelqu’un (=quelqu’un me donne du plaisir) et je crains que quelque chose puisse lui arriver, car je souffrirais. J’aime la personne avec laquelle je me sens bien. Cela peut être mon fils, qui me fait plaisir.

Cependant, nous parlons de quelque chose qui est totalement différent : comment parvenir à l’amour du Créateur, en partant de l’amour des êtres créés. Bien que nous utilisions l’exemple de l’amour d’une mère dans notre monde, nous ne savons pas réellement ce que signifie l’amour à un niveau «humain».

Nous devons développer un genre d’amour totalement nouveau. Le mot lui-même est trompeur, et nous devons être prudents de ne pas faire d’erreurs. Il s’agit d’une relation et d’un discernement totalement différent, parlant d’un don, partant de moi vers l’extérieur, envers quelqu’un se trouvant en dehors de mes sentiments.

Aujourd’hui, je ressens tout le monde. Je ressens ce qui se passe dans le monde, et c’est uniquement en fonction du gain ou de ma peur de perdre. Le désir de recevoir est à la recherche de sources de plaisir et reste loin de ce qui peut lui nuire.

Ce sont les seules choses qui me pénètrent, mais je ne ressens que mon plaisir ou ma souffrance. C’est parce que mon «organe sensoriel» est un désir de recevoir du plaisir. C’est le Massakh (écran) sur lequel les images de ma réalité se reflètent. Sur un tel écran, je ne peux voir que les choses qui sont dans mon intérêt, je ne peux voir que ce qui peut m’apporter un bénéfice ou une douleur et une souffrance.

Il y a des choses que je ne ressens pas, parce qu’elles ne provoquent en moi ni plaisir ni douleur, comme différents champs, des ondes, des rayons X, etc. Alors que nous nous développons, nous voyons plus de choses auxquelles nous devrions prêter attention car elles peuvent être bénéfiques ou nuisibles.

C’est la même chose quand il s’agit de l’amour des amis. Nous ne savons pas ce que cela signifie et nous ne le ressentons pas à travers nos sens. A quoi peut-on le comparer ? Est-ce mauvais d’être aimés ? Il ne s’agit pas de l’amour des amis à mon égard, mais de mon amour pour eux, lorsque je me suis totalement donné à eux, lorsque je prends soin d’eux, me soucie d’eux, lorsque je les aide, et leur donne sans réserve.

Qui a besoin d’un tel amour dans notre monde ? S’ils m’aimaient et me servaient, ce serait une autre question : «Je suis prêt à recevoir votre amour. Allez-y, qui veut commencer “ ?

Cependant, nous parlons d’une transition au niveau de l’amour du Créateur, de la garantie mutuelle. Le but de la création est d’aimer votre ami. Grâce à cela, nous aimons donner, mais seulement donner sans en recevoir un bénéfice. Nous donnons contre notre désir, en le surmontant.

Donc, nous devons prêter un peu plus attention à la véritable signification de notre travail dans le groupe. Il est impossible de l’interpréter en fonction des images de notre monde. La proximité, l’amour, et la connexion sont tous des concepts qui existent au-dessus du dépassement, au-dessus de la Machsom (barrière). Jusque-là, je ne surmonte rien, mais traverse tout simplement la période de préparation.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, «Matan Torah (Le don de la Torah) »

Une bonne place à l’étage supérieur

Dr. Michael LaitmanLe groupe est mon Créateur. Si nous sommes dans une connexion correcte, et que soudainement je tombe de cette connexion et que je me retrouve en dehors d’elle et seul, une différence est créée, un espace (Δ) entre moi-même et l’unité générale. Ainsi, pour moi, cette connexion est le niveau supérieur, le Créateur, mon sauveur. Ainsi, je me tourne vers Lui, prie et demande qu’il me reprenne. Je veux qu’Il m’intègre en Lui, adhérer à Lui.

Les kabbalistes nous disent qu’il y eut une descente des mondes du monde de Ein Sof (infini) jusqu’au niveau de ce monde, et que maintenant je dois y revenir progressivement en gravissant tous les échelons/. Mais je ne connais rien à ce sujet. Je ne sais qu’une chose, qu’il y a moi et mon supérieur. Quel est le supérieur ? Je ne le sais pas non plus. Pour moi, Il est sans limite. Je ne Le comprends pas ou ne Le ressens pas. Je sais seulement qu’il y a quelque chose de supérieur au-dessus de moi.

J’ai un seul moyen unique de pouvoir imaginer le supérieur, et c’est la forme du groupe. C’est ainsi, car le groupe est un système complet dans lequel tout le monde est relié l’un à l’ensemble (Σ). Il s’avère donc qu’il s’agit de mon niveau supérieur quant à ses propriétés et sa définition.

Ainsi vous demandez : «Et où est le Créateur, la force supérieure, la Lumière ? » En effet, dans ce système, le Créateur, la force supérieure se révèle. Je Le ressens là. Cette Lumière se découvre dans nos Kelim (désirs) comme une empreinte dans les attributs qu’ils ont acquis.

Quand nos désirs commencent à se connecter à toute sorte de connexions, les impressions que nous appelons Lumière apparaîtront en eux, bien que ce ne soit pas la Lumière elle-même, mais une sorte de vibrations dans l’âme qu’elle provoque Vous mesurez ces vibrations et les juger, comme étant la Lumière de Rouakh. Et d’autres vibrations seront déjà ressenties comme la Lumière de Neshama ou la Lumière de Haya.

Je n’atteints que moi-même, mais grâce aux actions du Créateur sur moi, je Le connaîtrai. Ce que je ressens à l’intérieur de la connexion, je lui donne un nom, la « Lumière » et le  » monde supérieur. » Ce que je ressens en dehors de la connexion est appelé « le monde d’en bas » et mon « moi ».

Le groupe n’est pas les visages que je vois en face de moi, mais son modèle interne, notre connexion qui est invisible à mes yeux existe pourtant. Il y a un groupe qui est dans l’unité et dans l’état de Gmar Tikoun (la correction finale) et il y a l’image que je vois, les êtres humains en tant que tels.

Ce que je vois dépend de moi. Mais en fait, le groupe existe sous une forme corrigée, il me faut le croire avec la foi au-dessus de la raison. Le Créateur dit : » Je vous ai fait une bonne place. Vous devez vous ajuster à elle, vous y connecter, incliner la tête devant eux. Je vous ai amené à l’ endroit exact où Je serai révélé, lorsque vous l’achèterez.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 16/09/12, L’étude des dix Sefirot

Vous, moi et aussi le monde entier

Dr. Michael LaitmanQuestion : Dans les ateliers nous sommes assis ensemble et travaillons sur la coopération entre nous, mais que dois-je ressentir pendant la journée, lorsque je ne suis pas dans une telle interaction avec les amis ?

Réponse : Imaginez que vous êtes assis avec eux, en un cercle composé de dix hommes. Comment pourriez-vous les ressentir, comment coopéreriez-vous mutuellement avec eux ? Pourquoi le feriez-vous de cette façon ? Clarifiez les relations entre vous et n’arrêtez pas les discussions, puisque c’est le modèle de l’âme, qui ensuite se développera tout au long du chemin conduisant à Ein Sof (infini). Voilà tout. C’est là, dans les relations que vous comprenez que vous découvrez chacune des dix Sefirot, le réseau complet des mondes ; Tout est là parmi vous.

Prenons la connexion mutuelle entre vous, moi et le système général en exemple. Si nous nous unissons, j’atteindrai Ein Sof, ce qui signifie qu’il n’y a pas de frontières entre nous, que nous sommes ensemble.

Maintenant, cinq mondes nous séparent : Assiya, Yetsira, Beria, Atsilout et Adam Kadmon. En me rapprochant de vous, je monte les niveaux de ces mondes jusqu’à ce que je réduise la distance à zéro et entre dans le monde de Ein Sof.

Tout commence et se termine ici, dans la connexion entre les âmes. Voilà tout. Le plus étonnant est que si vous comblez vraiment l’écart avec quelqu’un d’autre, sans vous mentir à vous-même, alors vous vous rapprochez aussi du reste des milliards d’autres. C’est exactement la même chose.

C’est parce que nous sommes dans un système intégral analogique et donc toutes les autres connexions se concentreront sur la connexion entre vous et moi. L’ensemble du système se révélera entre vous et l’ami, dont vous voulez vous rapprocher.

Un système analogue est comme une image holographique-chaque point en elle est formé de tous les autres. En raison de cette complétude, vous devrez corriger tout le monde et déterminer votre attitude à l’égard de toutes les âmes afin de vous connecter à votre ami le plus proche.

Alors, ne quittez pas l’image de l’ensemble de l’unité, restez-y; poursuivez l’atelier et vous réussirez. C’est l’atelier qui vous permet un travail mutuel. Les amis peuvent vous éveiller et vous faire voir à quel point l’objectif est important, ainsi que vous fournir en carburant. Ils vous aident et vous les aidez. Vous voulez et devez justifier l’ami, peu importe comment il vous apparaît, et vous devriez poursuivre ce travail autant que vous le pouvez, même intérieurement, avec d’autres personnes.

Question : Alors, pour quelle raison existent-ils ? Pourquoi ne devrais-je pas passer toute ma vie dans un cercle d’amis ? Serait-ce que les autres ne sont que des interruptions que je devrais ignorer ?

Réponse : Non, il faut aussi travailler avec eux, mais différemment. Vous devez accepter toutes les conditions externes comme étant les corrections de l’âme, les corrections des connexions avec d’autres personnes. Même si vous travaillez en tant que forestier dans un désert où il n’y a personne, vous devrez toujours clarifier vos relations mutuelles avec l’humanité : «Pourquoi fais-je cela ? » En faisant cela, vous «sentez» et clarifiez votre propre âme.

Nous devons voir un réseau par lequel nous entrons dans la spiritualité dans toutes les situations du monde. Vous ne pouvez pas vous détourner du monde et n’être qu’avec le groupe. D’une façon ou d’une autre, nous devons être connectés  au monde entier, et surtout à notre époque où nous devons corriger le monde entier.

Donc, vous devez travailler, vous devez vous marier, vous devez être connectés au monde et être inclus dans sa souffrance. Alors, comme on dit, votre récompense sera le réconfort du public.

Par ailleurs, si vous vous tournez vers les gens afin de leur apporter la méthode de correction, sous quelque forme que ce soit, vous êtes par ce fait suffisamment intégré en eux, pour que vous puissiez poursuivre votre travail interne. C’est tout simplement une merveilleuse occasion de sortir de vous-mêmes et d’entrer dans la masse, afin de l’inclure ultérieurement dans le processus de correction de la connexion entre nous.