Souvenez-vous que vous étiez esclaves en Égypte

Dr. Michael LaitmanLe Rabash, « Quelle est la Bénédiction ‘qu’un miracle me soit arrivé en ce lieu’ dans le Travail » : Et en même temps, il dit : « Souvenez-vous que vous étiez esclave en Égypte. » Cela signifie que l’esclave est une mauvaise chose, et une personne veut parfois encore rester  esclave car l’esclave a dit : « J’aime mon maître. »

Cependant, la question de l’exil est selon la mesure de la souffrance et de la douleur que l’on ressent en exil. Dans cette mesure, on peut ressentir de la joie à sa rédemption. Les souffrances que l’on ressent est un récipient qui peut recevoir la Lumière s’il est libéré des souffrances.

Les souffrances que l’on ressent devraient être des souffrances d’être en exil, d’être incapable d’effectuer de véritables actes de don sans réserve. C’est ce que l’on appelle l’exil et l’esclavage.

Toutefois, si une personne ne souffre pas, il est possible qu’elle soit un Égyptien ou même un ministre de Pharaon. L’esclavage doit être contre la volonté de quelqu’un. Elle voudra sans doute être un esclave jusqu’à ce qu’elle atteigne un état où elle voudra s’échapper de l’esclavage de toutes ses forces et par tous les moyens dont elle dispose.

Nous devons imaginer ce que signifie l’exil et l’esclavage ; comment, à travers eux, j’accepte ma nature comme une domination étrangère qui est en moi. Pharaon me pénètre comme une bactérie ou un serpent. Il me remplit, et ne me laisse pas bouger ou même respirer librement. Si je fais quelque chose, il avale tous les fruits de mon travail, transformant ainsi tout à son avantage.

Si je ne fais pas la distinction entre lui et moi, je fais tout pour lui sans acompte ou reconnaissance. Je pense que je veux me remplir moi-même et non pas Pharaon parce que je m’identifie à lui. C’est ce qu’on appelle le niveau animal.

Si je commence à travailler consciemment pour Pharaon, c’est déjà un véritable péché. C’est une Klipa (écorce). Si je commence à le haïr et à m’opposer à sa domination, c’est le travail en exil. C’est ainsi que les sept années de famine arrivent dans lesquelles je vois que je ne peux rien faire, et tout se passe comme si c’était pour le bien de Pharaon. Cependant, je ne le veux pas et je ne l’accepte pas ! Ainsi, notre lutte se déclenche jusqu’à ce qu’elle atteigne sa fin.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/04/14, Écrits du Rabash

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