L’individualiste

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le Rabash écrit : « Il n’a alors pas d’autre choix que de prier le Créateur de lui donner un peu de vie, ainsi il sentira qu’il est gravement malade et qu’il a besoin de guérir l’âme. » Quelle est cette demande et cette sensation ?

Réponse : Je vois combien de mes amis sont connectés. Ils sortent ensemble pour une activité particulière, ils s’entraident, se sentant proches, se comprenant les uns les autres. Tandis que, lorsque je passe à côté d’eux, je ne ressens aucune connexion avec eux, pas de participation mutuelle. Je suis toujours attiré vers la solitude. Je n’ai aucune envie d’être avec quiconque. Que faut-il faire ?

Je demande donc au Créateur de me montrer à quel point ce n’est pas bon d’être un tel individualiste, détaché des autres, ne ressentant personne. J’entends comment ils se parlent les uns aux autres, comment ils peuvent être proches.

Ils se stimulent les uns les autres et vont dehors pour des tâches, pour la diffusion, et pas moi. Je ne suis pas enthousiaste quand je les regarde. A ce qui paraît, je suis plus grossier qu’il ne le sont, plus égoïste. Et je tiens à être intégré dans leur connexion. Sinon, je pourrais m’asseoir à côté d’eux, mais ne pas être à l’intérieur du groupe.

Supposons que notre groupe principal ait 400 hommes. Combien d’entre eux veulent vraiment se connecter ? Peut-être que c’est un total de 30 ou 40. Après tout, il ne s’agit pas seulement que des participants, mais de ceux qui veulent se connecter et sentir que par cela, ils découvrent la puissance supérieure comme un seul homme avec un seul cœur ; c’est la condition pour découvrir le Créateur.

Et je ne ressens pas cela ! Je n’entends qu’à propos de la nécessité de se connecter, mais je ne la ressens pas. J’entends dire que les amis se réunissent, planifiant une sorte d’activité de diffusion, et je me dis à moi-même : « Eh bien, la prochaine fois je vais les rejoindre ! Ce n’est pas encore le moment. J’ai des choses plus importantes à faire ! »

Je m’engage même délibérément dans des choses pour trouver une justification à mon absence. En fin de compte, je vois que je n’ai pas de correction du tout. Je demande donc au Créateur de me donner une mauvaise sensation, la reconnaissance du mal dans ma séparation d’avec les amis afin que je sois en mesure de décider que je dois me connecter. C’est ce qu’on appelle la « reconnaissance du mal », la clarification.

Il se pourrait que je craigne personnellement que ce soit mauvais pour moi de ne pas être connecté avec les amis et que je n’aille pas vers eux. Il se pourrait que je remarque qu’ils sont plus avancés et que je suis jaloux d’eux, et que la grandeur du groupe doive me tirer vers l’avant. Je ne demande pas à souffrir, mais plutôt pour la reconnaissance de ma nature mauvaise.

Certes, ce n’est pas agréable, mais ce désagrément appelle une grande joie en moi, car cela me libère et me sauve de la situation dans laquelle je me trouve. Sinon, je vais devoir mourir en Égypte.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 23/04/14, Écrits du Rabash

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