Les milliardaires ont peur de la famine

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-il vraiment nécessaire de recevoir un énorme coup pour changer la perception des gens et leur vision de l’économie, ainsi que leur vision de la «répartition équitable» ?

Réponse : Le coup n’a pas nécessairement besoin d’être aussi dévastateur que la guerre, il peut être un effondrement de la bourse ou quelque chose comme ça. Quand un problème économique grave survient, il fait plus que de supprimer la «couche supplémentaire de graisse » des gens très riches. Pour eux, ce coup représentera la disparition de plusieurs zéros de leur compte bancaire, mais une petite personne verra, elle par contre, disparaître le nombre de morceaux de pain dans son assiette. C’est pourquoi les problèmes économiques frappent tout le monde et rendent chacun plus sensible.

Toutefois, il n’est pas facile du tout pour un capitaliste de perdre ses milliards. Après tout, l’économie ne se résume pas seulement à des chiffres – elle est une sphère de sentiments. Disons que j’ai eu quarante milliards de dollars, et que maintenant il m’en reste vingt, j’ai déjà peur pour mon pain ! Je crains de ne rien avoir à manger demain.

Vous penseriez, comment puis-je avoir peur alors que j’ai vingt milliards de dollars en banque, quand d’autres n’ont même pas vingt dollars ? Mais cela ne compte pas ; une personne se met à paniquer. Elle ne se sent pas qu’elle a perdu vingt milliards de dollars et qu’il lui en reste encore 20. La peur de se retrouver complètement ruiné l’envahit.

C’est pourquoi tout le monde panique face à des problèmes économiques. Ensuite, on peut expliquer à tout le monde, sans exception, ce qu’il se passe.

Évidemment, il ne suffit pas de procurer simplement, à chacun, un niveau de vie normal en lui donnant de l’argent pour les calmer. Tout cela doit aller de pair avec l’éducation. Mais les gens n’accepteront d’être éduqués, que lorsqu’ils seront un tant soit peu frappés. Tant que les choses vont bien pour eux, tant qu’il y a du football le week-end, un mariage auquel assister demain, et des vacances la semaine suivante, les gens diront qu’ils n’ont pas besoin d’être éduqués.

Certaines personnes n’ont besoin de rien de plus qu’un peu de pain et de fruits, ainsi que de passer le week-end avec leur famille sur la plage. Certains sont heureux de mener une vie simple. C’est pourquoi les coups seront nécessaires pour les rendre un peu attentifs. Alors seulement, il sera possible de commencer à les éduquer.

Mais la clef est de créer un système d’explications permettant de clarifier la façon dont tous les systèmes fonctionnent. Nous devons expliquer que la nature a un programme et que nous n’avons pas le choix, nous devons fournir les connaissances nécessaires sur l’évolution, l’économie, et la nature humaine. C’est la toute première chose qu’il faille réaliser.

La deuxième chose est la création d’un système éducatif, qui enseigne comment nous pouvons corriger nos relations, cultiver de nouvelles relations dans la société et nous connecter les uns aux autres. En d’autres termes, le processus est divisé en deux parties : la révélation (l’acquisition de connaissances sur le nouveau monde) et l’éducation (enseigner comment vivre dans ce nouveau monde). Et ensuite, on pourra passer à la réalisation pratique, à des actions spécifiques.

De la leçon quotidienne de Kabbale 02/10/2011, n ° 219 Shamati

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