Une compétition sans vainqueur

Dr. Michael LaitmanQuestion: En plus de tout le reste, nous devons établir un contact avec des économistes, mais ils sont guidés par des modèles informatiques spécifiques. Nous n’avons pas développé notre propre modèle économique. Sur quels axiomes devrait-il être fondé?

Réponse: Tout d’abord, nous devons accepter comme un fait que le modèle capitaliste des années 70-80 dernières années a fait faillite. Une course pour les biens et les services de consommation n’est plus possible pour plusieurs raisons: les ressources s’épuisent, l’environnement est pollué, et globalement, le système ne fonctionne plus. Nous voyons clairement maintenant que cela va contre le développement de la Nature. Il n’est pas réaliste de continuer à accroître la production et la consommation, au contraire, la tendance commute aux activités du marché baissier (se déplaçant vers la baisse).

Nous voulons toujours plus, mais cela ne fonctionne pas. La société humaine est naturellement en développement dans l’autre sens, vers l’unité, et absolument pas à l’endroit où un économiste égoïste voudrait nous conduire. Rien ne peut être fait: peu importe ce qu’ils pensent, tout se développe différemment.

En conséquence, nous nous trouvons dans une crise, même si en réalité, ce n’est pas une crise, mais une impasse. Notre propre chemin dans l’impasse de la pensée nous met dans une situation désespérée. Ainsi, nous devons ouvrir nos yeux et réaliser que la nature donne une orientation différente. Elle a son propre programme, et nos plans pour la contrer ne vont pas l’arrêter. Un enfant têtu est parfois autorisé à faire quelque chose de lui-même afin d’apprendre de ses erreurs et de se retrouver dans une impasse. Et l’humanité est dans la même situation aujourd’hui.

Ainsi, nous avons des preuves pour montrer que cela est soutenu par la Nature elle-même: nous sommes tenus d’être en équilibre avec elle, ce qui signifie que nous devons nous abaisser au niveau d’une économie équilibrée. Progressivement, nous avons à «descendre de l’arbre», et aller dans une direction complètement différente, pour construire un nouveau paradigme, et regarder la vie, nous-mêmes, l’institution familiale, l’emploi, et ainsi de suite, à travers ce prisme.

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire que chacun travaille 8 à 10 heures par jour. En quoi cela est-il nécessaire ? Regardez ce qui se passe avec nos enfants. Il vaut mieux pour eux qu’ils restent avec leurs mères. Voilà comment cela a été pendant des siècles, et seulement  pendant les cent dernières années nous avons déplacé les populations rurales, hommes et femmes, dans les villes et les usines. Libérez le peuple de ce joug.

Ensuite les enfants recevront une bonne éducation soutenue par une la télévision et Internet « ajusté ». Enfin, les mères passeront du temps avec eux au lieu de les envoyer à la garderie à temps plein. Est-ce une bonne chose à faire que de laisser un bébé d’un ou deux mois hors de la maison du matin au soir? Où est la nécessité pour cela ? A quoi bon le faire? Qui est gagnant de cela? Des milliards de profits pour les riches, en plus d’augmenter leurs comptes bancaires, font du tort à tout le monde, et aussi cessent de leur faire plaisir à eux aussi.

Ainsi, nous avons à construire une nouvelle perception du monde, un nouveau regard sur la vie: Tout le monde travaille autant qu’il est nécessaire pour l’équilibre social, et non pour une « prospérité » imposée. La prospérité réelle reflète un épanouissement de nos relations, avec un sentiment de vie pleine, et non une compétition épuisante. Nous avons eu assez de concurrence les uns avec les autres pour des prix imaginaires qui fondent dans nos mains.

Il est nécessaire de manière consciente et réfléchie, avec l’aide de l’éducation, de faire descendre  « tout le monde pied à terre » et qu’ils posent  leurs pieds fermement  sur le sol après ce séjour prolongé avec la tête dans les nuages ​​des illusions. Sinon il y aura un crash, et nous ferons un apprentissage via les troubles et les souffrances. Ainsi il est préférable d’initier des changements grâce à l’éducation et de soulager les coups à travers desquels la société aura à passer.

Nous n’avons tout simplement pas d’autre choix. La nouvelle économie doit peu à peu nous  abaisser à un niveau de consommation équilibrée. 

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/10/2011, «Un commandement »

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