L’homme ne renonce pas

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale répond à la question sur le sens de la vie. En réalité, cette question est très importante. C’est parce que dans ma recherche d’une réponse à cette question, je m’examine surtout moi-même. Ai-je  la bonne attitude envers la vie dans tout ce que je  fais ?

J’ai le désir d’avoir du  plaisir, ce qui m’oblige à créer une famille, à avoir des enfants et à prendre soin d’eux, mon travail, mon avenir, mes parents, mon environnement proche, ma ville, mon pays, et peut-être même le monde entier. Tout cela n’est là que pour que je souffre moins.

De cette façon, à la fin, je ne suis seulement guidé que par différents degrés de souffrance. Dans le meilleur des cas, je suis poussé par la façon dont je peux en bénéficier. Cependant, que se passerait-il  si je m’élevais au-dessus tout cela? Que faire si j’arrêtais de dépendre  de la souffrance ou du plaisir et que je devenais objectif, comme un Homme avec un grand H ?  Peut-être que je serais alors libéré de tous ces liens. Après tout, rien sauf les instincts des animaux, ne me pousse à fonder une famille, et rien sauf les instincts sociaux  à me faire suivre les lois sociales. Que ferais-je si je n’étais pas conduit par la souffrance et le plaisir?

Aujourd’hui, je ressemble à un animal qui est dirigé à chaque étape du chemin, poussé et forcé à ralentir avec les deux rênes de la douleur et  de la douceur. Je suis comme une poupée, une marionnette, un mécanisme fragile qui ne manque aucune occasion de faire quelque chose par lui  même, même un minuscule fragment de son chemin.

Donc,  puis-je  prendre en charge ces rênes? Sinon, je peux au moins analyser la situation, comprendre pourquoi ça se passe et dans quel but? D’autre part, devrais-je même m’efforcer de m’élever ? Peut-être qu’il serait préférable de fermer les yeux et me plonger dans les pratiques religieuses et autres. Peut-être que cela me donnerait la paix pour le reste de ma vie si je me débranchais de l’essence.

C’est là où une personne qui n’abandonne pas et ne rejette pas ce qui importe le plus, se manifeste. Peu importe le plaisir, la souffrance, la honte, la  fierté et d’autres méthodes qui le guident et le contrôlent  dans sa vie, il cherche encore pour l’indépendance. « Ce qui doit arriver arrive, mais je dois trouver l’essence. C’est là où  je me sens comme une personne. Il n’y a aucune autre voie ». Abraham recherchait  des gens de cette sorte dans l’ancienne Babylone, et il en  a trouvé plusieurs milliers.

C’est le critère pour l’humanité qui permet de déterminer le niveau que son élément animal atteint, et le niveau auquel il est prêt à devenir Homme.

Sommes-nous capables d’accélérer le développement humain à travers la diffusion et l’éducation afin qu’il vienne plus rapidement à ces questions fondamentales? Essentiellement, de nos jours, c’est ce  que représente  le travail « social ». 

 De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 24/11/2011, « L’essence de la religion et de son but»

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